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mardi, 04 septembre 2007

Souvenirs from Souvenir

podcast

 

3d10b069eaf7b566e2fe5337aba835a3.jpgIl est 7h00 ce dimanche matin, lorsque je pénètre dans l’immense hangar de cette zone industrielle, à mi chemin entre Sitges et Barcelone, qui accueille Souvenir.

 

Je me sens super excité et intimidé. Je me sens comme un petit garçon. Des centaines de dizaines de mecs torses nus dansent les bras levés. C’est impressionnant.

 

Je suis précédé par Daniel, le gentil cuisinier de Perpignan rencontré à la Salvation quelques heures plus tôt ; par Luis, un des barmans de la Salvation ; par Paquita, leur amie transsexuelle dont la vulgarité n’a d’égale que la grande gentillesse et les coutures encore fraiches et apparentes, et enfin par quelques cagolles toulonnaises des deux sexes, plutôt marrantes.

 

 

Lorsque je passe devant le Sound système je sens instantanément les vibrations de la musique qui m’atteignent le cœur. Je la sens à l’intérieur de moi la musique, dans mon corps, elle bat à l’unisson de mon cœur, elle coule dans mon sang   Waouuuh, c’est une sensation vertigineuse, violente et étrange que de ressentir la musique, le rythme, le son, à l’intérieur de son corps comme faisant partie intégrante de soi et non comme quelque chose d’extérieur.

 

Tout va tellement vite dans mon esprit, à ce moment là. A peine le temps de noter une chose que déjà, je passe à autre chose. Une sensation en chasse une autre. L’excitation précède la peur qui est elle-même suivie de la joie et de l’envie.

 

La foule est dense et nous peinons à avancer. Les gens souriants et tactiles « happy - happy - happy » s’embrassent à « bouche que veux tu » tous les deux mètres. Tout le monde se touche, se regarde, danse … Je commence à me sentir un peu plus dans l’ambiance, la peur s’éloigne, mes yeux s’habituent, je commence à me senti grisé.

 

C’est ma 1ere after, ca m’amuse beaucoup de me savoir seul ici, sans mes potes qui sont rentrés se coucher. J’ai beau savoir que c’est couillon et totalement immature, je me sens un peu fier d’être ici, 14727a41db1abb660166f6c06bf03809.jpgseul avec des inconnus rencontrés à peine deux heures auparavant et surtout assez à l’aise. Fier de dépasser des limites personnelles que je croyais insurmontables. Fier d’oser enfin faire ce dont j’ai envie sans culpabilité, sans crainte, sans remord. C’est totalement idiot mais c’est ainsi à ce moment là.  

 

 

Daniel, décide de jouer les guides et me prend par la main pour me faire visiter les lieux. Il me dit « Suis moi, je te fais comme on m’a fait la 1ere fois ! Tu vas voir c’est dingue ! ».

 

Nous déambulons un peu au sous sol parmi les sofas de skaï blanc, avant de remonter au rez–de-chaussée ou définitivement l’ambiance est plus …. Comment dire ? Sensuelle. J’offre une bière à Daniel pour le remercier et l’embrasse sur le front. Je sens bien qu’il attend autre chose de moi. Mais comment lui dire, que le terrain de jeu est si grand et les jouets tellement nombreux et attrayants, que je sens quelques regards, que je n’ai pas envie de me fixer tout de suite sur un seul. Pas encore, pas tout de suite. Je veux savourer, faire durer, profiter.

 

1f892f473bf3334e6341ec12963f74b7.jpgTrès vite, je m’arrange pour « perdre » Daniel et ses amis, pour me perdre dans la foule. J’enlève mon débardeur puisque cela semble être la tenue la plus appropriée. Un garçon m’arrête, me parle. Il me dit qu’il m’a déjà vu à Sitges, me présente ses amis. Sourire et cette « satanée fierté » qui revient. Des mains me frôlent, des bouches me sourient. Une jeune femme me parle en portugais. Je comprendrais plus tard qu’elle me prend pour un brésilien. Ce qui me fait sourire.

 

Je me sens vivre vite et fort. Je me sens juste bien et je ne suis encore sous l’effet d’aucune béquille chimique à ce moment là.

 

Le lecteur habitué sait suffisamment combien je ne me tiens pas en haute considération et combien je peux manquer de confiance en ma séduction, combien j‘ai pu jusqu’à présent manquer d’audace. Et là depuis quelques mois je découvre la vie sous un jour nouveau, différent. J’ose enfin et ça marche. A ce moment là précisément je repense à une phrase prononcée par dfp quelques semaines auparavant à Paris « Si ce n’est pas un problème pour toi, ca n’en est pas un pour les autres ». Je me dis qu’il a rudement raison…

 

Je continue ma ballade, je suis seul entouré de cette foule de corps de mecs qui se fondent en une masse compacte de muscles et de torses et dont je suis moi-même un maillon, un atome, une molécule.

 

Tout à coup au beau milieu de la foule, je suis saisi par une sensation absolument incroyable : un jet de gaz glacé me tombe dessus, m’immobilise et me fait frissonner. C’est alors que je l’aperçois. Il s’appelle « Jorge » mais je ne le sais pas encore. Nous nous sourions. Il s’approche me met la main sur la hanche et nous dansons. Nous ne nous quitterons plus jusqu’à midi. Il partage avec moi ses béquilles chimiques. Et je m’envole.

 

Ses mains, d’une douceur extrême me caressent, il m’embrasse le cou, je suis juste bien, lui aussi. Nous nous embrassons à n’en plus finir, nous dansons, je ne pense à rien. Le temps passe. Ce que nous nous sommes dits n’a que peu d’intérêt puisque nous ne nous reverrons pas et que malgré l’échange de numéros de téléphones il y a peu de chances que cela donne quoi que ce soit. Et seuls comptent ce moment, cette sensation, ce plaisir, cette harmonie. C’est tout. Un très joli souvenir de souvenir.

 

Voila qui clôture bien mes dix jours de vacances espagnoles. Je rentre un peu après midi à Barcelone en train, complètement ailleurs, le sourire aux lèvres. Nous passons Sylvain, Malcolm et moi la journée du dimanche à Bogatell sur une plage branchouille à récupérer de ma folle nuit …

 

Le lendemain soir nous serons à Paris et je ne pourrais m’endormir tout excité que je suis des centaines de dizaines de sensations nouvelles engrangées durant ces dix petits jours. Un jour, je le sais, j’essayerai de comprendre ce qui s’est passé, ce qui a changé en moi, mais pas tout de suite, plus tard.

 

J’ai encore envie d’en profiter de me fabriquer encore pleins de jolis souvenir….

Commentaires

Waouuuu ! c'est sexe ici ... J'aime bien la déco. C'est quoi cette rangée de béquilles contre le mur là ? Nous ne sommes pas à Lourdes pourtant !
Ah les petits miracles de la vie, il n'y a que ça de vrai. Enjoy :o)

Ecrit par : MarcelD | mardi, 04 septembre 2007

Hein c'est bien labas ma fée chérie?

Ecrit par : Fodsy | mardi, 04 septembre 2007

yé soui très très contente pour toi...:)

Ecrit par : zahra | mardi, 04 septembre 2007

@ MarcelD : hé hé hé hé oui
@ Fodsy : trop bien en effet ;-)
@ Zahra : mille mercis

Ecrit par : La fée | mardi, 04 septembre 2007

Garde-les bien ces souvenirs, les premiers sont toujours un peu spéciaux. Après, c'est bien aussi, mais c'est différent... enfin je me comprends... on verra ça plus tard. J'adore le podcast, évidemment. ;-)

Ecrit par : dfromparis aka dfp | mardi, 04 septembre 2007

@ dfp : smouirk smouirl ;-)

Ecrit par : La Fée daubette | mardi, 04 septembre 2007

C'est tres beau. Particulierement le paragraphe ou tu parles de fierté, je comprends tout a fait, un peu comme lorsqu'on a l'impression d'avoir un peu plus repousse ses propres limites pour tenter l'aventure...
(Et bon, ok, ce genre d'after m'aurait beaucoup branché aussi!)

Ecrit par : Fab | mardi, 04 septembre 2007

Très zoli récit ma fée. J'adore Souvenir aussi... Et comme le dit Dfp, les premières montées sont les meilleures, alors profite bien.
J'ai une mauvaise nouvelle en revanche, la Guilde des Fées a décidé de se réunir et de statuer sur ton cas...

Ecrit par : on a night | mardi, 04 septembre 2007

mmmmmmmmmmmmmmmm

;-)))

besos

Ecrit par : demonz | mardi, 04 septembre 2007

Ca fait du bien de te sentir à nouveau bien dans tes pompes,ça donne l'espoir et le moral!
fais passer!

Ecrit par : fredoel reviendue | mardi, 04 septembre 2007

@ l'envoyé de la Guilde des Fées : je peux tout expliquer ... ;-p
@ fedoel : welcome back
@ demonz besos mi ombre caliente ;-p
@ fab : oooh comme c'est gentil ça ! merci bcp

Ecrit par : La fée | mercredi, 05 septembre 2007

Lol les Cagolles toulonnaises ... je vis avec les 364 autres jours de l'année ... :'(
La prochaine fois ... noie les stp !!! :p

Ecrit par : linkiseb | mercredi, 05 septembre 2007

On est mercredi matin, à Paris, et pourtant je jurerais qu'en te lisant j'étais avec toi en after....
:)

Ecrit par : Manu Prince S | mercredi, 05 septembre 2007

J'essaie vainement d'écrire ma soirée "Pig" à Berlin et je trouve pas les termes assez justes pour la décrire ... je lis ton blog et je me sens honteux car je n'arriverais jamais à (d)écrire aussi bien une soirée ... Félicitations ... je comprends exactement ce que tu as ressenti !!

Ecrit par : fredot | mercredi, 05 septembre 2007

@ linkiseb : ooooh mon pauvre ;-(
@ Manu prince S et fredot : mercis les garçons vous ne pouviez pas me faire plus plaisir. C'est tellement difficile de dire l'impalpable, le ressenti ... ;-)))))

Ecrit par : La Fée daubette | mercredi, 05 septembre 2007

On sent bien que tu as pris ton pied, ca donne vraiment envie !!

Ecrit par : buel | mercredi, 05 septembre 2007

@ buel : c'est exactement ça ... le pied ;-)

Ecrit par : La Fée daubette | mercredi, 05 septembre 2007

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