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samedi, 26 janvier 2008
La belle vie
Il est des semaines où le temps s’étire mollement sans que rien ne vienne le heurter, l’arrêter dans sa course inexorable et lente. Il est des semaines où rien ne se passe, où l’on s’enferme soi même dans une sorte de replis et de solitude étrange, où l’on ne voit personne, où l’on ne fait rien, comme en survie, comme endormi dans un vide assourdissant. Ces semaines là je me sens comme seul au monde, isolé et perdu, incapable d’aller contre le temps qui passe et me rend vieux. Bien souvent je suis triste ces semaines là.
Et puis inversement, il est des semaines où le hasard fait se bousculer, se suivre et s’entrechoquer les rendez-vous, les dîners, les soirées, les moments partagés. Il est des semaines où l’on n’a le temps de rien, où l’on sort beaucoup, où l’on partage tant de jolis moments…
Ces semaines là, je me sens vivre intensément, comme invincible ... C'est idiot cette peur du vide...
Le lecteur l’aura bien entendu compris, ces deux dernières semaines furent plutôt de nature heureuse et pleine.
Je ne m’en plains pas. Pas du tout même. Au contraire.
Ceci explique le silence de cette semaine. Pourtant j’aurais eu beaucoup de choses à confesser ici.
Alors, previously on Fée Daubette : Des rires en cascades, des bulles en grappes, des dîners italiens, corses, des petites émotions impalpables qui étreignent le cœur et l’âme, du vin à flot, des matins difficiles, des « Athénaïs de Plessis-Belliére », du sirop de mimoza dans du champagne, des patientes shootées aux Hespérides, des lapins anglais, des chateignes et des teignes, des féves géantes et génantes, des cale-portes pour le moins bizarres, des salons bâchés, des mauvaises filles insolentes avec leurs aînées, des « on ne naît pas femme on le devient », des dîners entre voisins, des fromages corses et des alcools ritales, des blogueurs (et euses), des sms échangés devant Ugly Betty, des « dans la vie si on me payait pour ne faire que bloguer, ben ça m’irait bien », des « ça a changé ma vie », et …
La belle vie …mais vraiment.
Au milieu de tout ça, j’ai quand même trouvé le temps de lire deux romans absolument ébouriffants d’émotion, de talent et d’élégance. Je voudrais prendre le temps d’en dire plus, mais aujourd’hui je ne le sens pas venir. J’en parlerais sans doute mieux à un autre moment. Néanmoins, je vous conseille absolument de lire : « Un homme accidentel » de Philippe Besson, et « Un amour de Sagan » d’Annick Geille. L’un comme l’autre traitent avec un indicible talent et une écriture subtile, élégante, raffinée et délicate, de l’amour avec un grand A (incorrigible romantique que je suis) ….
11:25 Publié dans La fée l'a fait | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, la belle vie, blondie
dimanche, 20 janvier 2008
Samedi soir
Ca a commencé comme ça :

Puis ça s'est poursuivi comme ceci :

Et enfin ça a donné ça :

20:00 Publié dans La fée et la fête | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, champagne
jeudi, 17 janvier 2008
Un souvenir d'enfance réhabilité
Bah ça m'a fait quelque chose d'apprendre la mort de Carlos. Un petit lambeau d'enfance qui s'envole. Un de plus.
Je n'avais plus écouté une de ses chansons, depuis facile 20 ou 25 ans, ni même pensé à lui depuis à peu près aussi longtemps, mais bon j'avoue que je l'aimais bien ce bon gros, pas si con, quand j'etais petit.
Je me souviens aussi qu'avec papa quand j'etais gosse, on chantait a tue tête le "papayoulélé" ...
Ca me faisait mourir de rire de voir mon père faire le con sur cette chanson. Il n'y a pas plus beauf je dois bien avouer, mais ... pour moi c'est un joli souvenir, que je ne savais même pas que je l'avais ...
Alors juste pour ce morceau d'enfance poussiereux et réhabilité je lui dois bien ça ...
Ah oui encore une chose : "Carlos au fait, si tu nous regardes, tu embrasseras Françoise pour moi ! hein ?"
Big Bisous Carlos.
21:15 Publié dans La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : gay, amour, journal intime, garçons, blog, homosexualité, Carlos
India Song
J'adore ...
Absolument,
Définitivement,
Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve cette scéne d'une infinie sensualité,
On imagine qu'il fait chaud, que les peaux sont moites, que l'air est lourd de cette lourdeur qui porte le désir ...
Et puis il ya Delphine Seyrig, sa voix ....
Bref j'adore ....
08:30 Publié dans La fée l'a lu (vu) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gay, amour, journal intime, garçons, blog, Duras, Delphine Seyrig
mardi, 15 janvier 2008
Young divas & Non smoking area
Un peu de musique de connasse "Over Quitsch" pour un matin difficile, que ne renieront pas quelques uns de mes amis, habitués des dimanches soirs du Queen ...
J'ai découvert ces YOUNG DIVAS, samedi soir chez mon ami Sylvain toujours à la pointe de la connassitude musicale, et j'ai adoré ces "jeunes" anglaises qui reprennent de grands standards à la sauce "bouges ton corps comme une TEPU".
Tout ce que j'aime ! Des paroles simples, du rythme trop dansatoire qui déchire sa race, des déhanchés ravageurs et la possibilité de faire des shows avec play back désynchronisé rapport à ce que je me souviens jamais des paroles. Mémo pour moi même : "penser à changer de jour de RTT, pour aller plus souvent "Queener" le dimanche soir sans craindre le réveil du lundi matin".
Exception faite de ces quelques notes de musiques joyeuses et ingénues, câline et coquine toujours jolie c'est la vie de DAUBIE, je voulais vous parler de l'interdiction récente de fumer dans les lieux publics.
De nature peu contrariante, même si je me plains beaucoup (qu'on nous laisse au moins la liberté de nous plaindre de grâce), je suis par tempérament et par choix définitivement légaliste. Par conséquent, je respecte, en maugréant certes, mais je respecte les différentes lois et règles régissant la vie en communauté, au 1er rang desquelles l'interdiction de fumer. Je ne fume jamais dans le métro, ni dans les lieux ou l'interdiction fatale sévit, par principe.
A cet égard, je voudrais ici faire part de deux observations essentielles.
La 1ere est que je voudrais pousser un cri d'alarme face à la montée du "terrorisme anti fumeur" : HOUUUUUUUUUUUUUUU ! Les anti fumeurs en toute impunité, forts de cette victoire éclatante sur la population fumeuse, se permettent toutes les grossièretés, toutes les agressions vis à vis des fumeurs et YEN A MARRE.
Ainsi donc, l'autre soir alors que je dinais avec quelques amis dans un restaurant branchouille du centre de la capitale, en bon citoyen respectueux, je suis sorti du lieu mangeatoire, bravant les intempéries, pour satisfaire mon besoin nicotinique.
Tandis que je grillais à toute allure (parce que merde se geler le cul tout seul sur un trottoir c'est pas over cool) ma cigarette, une dame passe, me jette un tel œil torve que si ça avait été plus sombre et plus tard et plus solitaire comme lieu, bah j'aurais eu grave la trouille et me balance direct un : "Ah non ca ne va pas commencer !"
Auquel quelque peu interloqué, je réponds par un : "Commercer quoi donc Madame ?".
Elle : "Votre fumée de cigarette m'agresse et la fumée montant cela va aller jusqu'à mes fenêtres, j'habite au 1er étage !"
Moi : "Eh bien écoutez chère Madame, votre laideur et votre inélégance m'agressant également considérez donc que nous sommes quittes pour cette fois !"
Si ma réaction un peu idiote je le confesse bien volontiers, a coupé court à toute discussion, il n'en demeure pas moins que cette dame s'est livré ce soir là à une sorte d'acte de discrimination intolérable, alors même que je me conformais le plus civilement du monde à mes obligations légales. Et ce n'est juste pas acceptable. Faire des efforts ne me dérange aucunement pour la collectivité si en retour la tolérance et le partage des efforts est harmonieux et bien réparti. Qu'on se le dise ...
La 2ème des observations que ce week end non fumeur, m'a inspirées est la suivante : en club ou en boite de nuit, l'absence d'odeur de tabac et de fumée de cigarette libère d'autres types d'odeurs dont on se passerait bien aisément : transpiration et autres odeurs corporelles désagréables.
Si la fait de fumer en dehors des clubs a un aspect positif en ce qu'elle favorise une plus grande communication (limite proximité) entre les gens qui sortent pour fumer en créant une sorte de communauté, il n'en demeure pas moins que les dommages collatéraux à l'intérieur des clubs sont un peu durs à vivre du point de vue olfactif.
11:50 Publié dans La fée et les autres | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, Young Divas, blog, journal intime, homosexualité
jeudi, 10 janvier 2008
2008 ? Nothing to worry about ! - Part 3 et fin
Me voici donc parti en voisin (l’homme en question habite à trois rues et quart de chez moi, détail anodin, mais qui peut avoir son importance pour comprendre entre autre chose, la construction pharaonique à laquelle mon esprit se livrait à ce moment précis de l’histoire) pour un rendez vous qui, s’il tenait ses promesses risquait d’être chaud bouillant, mui mui caliente, mais également … pleins de trucs sympathiquement alléchants !
La tension sexuelle était à son comble, le phantasme fonctionnait à bloc (dans toutes ses composantes tant sexuelles, qu’affectives ! Je n’ai pas besoin de faire un dessin tout le monde a bien compris je pense).
La catastrophe annoncée s’approchait à pas lents mais néanmoins réguliers, le mur cheminait prestement en direction de nos petits visages contrits de pédés parisiens instables et immatures.
A cet instant précis, je me dois de préciser, pour être totalement honnête et un peu aussi avouons le pour me dédouaner, que si je me suis pris le mur, je n’étais certainement pas seul à l’avoir construit de mes blanches et innocentes mains (Je sais c’est un peu mesquin de balancer et d’entrainer dans sa chute ainsi mais bon. Juste ça fait du bien !).
Nous avions tout envisagé, l’échec comme la réussite. Et décemment cela ne pouvait être un échec. Le scénario était déjà écrit et la partition jouée d’avance, nous savions exactement comment cela allait se passer.
Il ouvrirait la porte, nous nous embrasserions et laisserions nos corps exulter virilement de concert, dans une explosion furieuse et partagée de nos sens. Ouai ouai je sais, je suis doué en littérature « Arlequin » et même que comme la vielle peau blond platine en boa rose à laissé la place vide, je vais peut être me reconvertir (NDLR : Barbara Cartland).
Et si je suis honnête, c’est pratiquement ce qui s’est passé dans la réalité. La porte s’est ouverte, nous nous sommes embrassés, nous avons commencé à baiser trouvant naturellement cette complicité physique que deux être humains excités comme des gorets et possédés par leurs sens, trouvent spontanément dans ce genre de situation.
Exactement comme prévu, à un détail près : l’explosion éjaculatoire précoce et anticipée du dit Monsieur.
En effet, alors même que nous n’avions commencé à jouer de façon plutôt plaisante que depuis quelques minutes ….paf le chien ah ben il a tout pris dans la tronche.
Un peu, comment dire, déçu, frustré et surtout intérieurement mort de rire, sur le coup je n’ai absolument pas trouvé que la situation revêtait un réel caractère de gravité.
Comme « cela » c’était plutôt bien passé jusque là, exception faite du malheureux « contre temps » évoqué ci-avant, qui finalement était plus drôle que grave et sérieux, et ce d'autant plus que nous avions le garçon et moi, pas mal phantasmés ensemble sur le fameux meilleur moment se situant juste après le sexe, bah La fée elle avait pas exactement prévu de partir dans la foulée et puis surtout La Fée, elle se disait sans raisons réelles, que c’était un de ceux (névrose je hurle ton nom) qu’on avait bien envie de revoir lui ….
La fée qu’avait rien vu venir, elle commençait à s’épancher un peu, câlins, bisous … pauvre conne !
Et puis aussi, elle n’avait pas eu son biscuit La Fée, alors bon elle attendait sagement que la forme revienne en patientant agréablement …
Mon dieu lorsque je revisualise la scène, je suis partagé entre une adomifreuse envie d’aller me cacher pour le reste des temps et une irrépressible envie de rire à gorge déployée …
Toujours est il que petit à petit, le garçon s’est glacé, éloigné, raidit, (non pas dans ce sens là), n’a plus rien dit, et ce en l’espace de moins de minutes qu’il n’en faut pour lire ou écrire cette phrase (parce que pour information, arrivé à 21h00 chez lui, je me suis retrouvé chez moi devant ma TV à 21h45 trajet aller/retour, étreinte et douche comprise) …
Puis tout d’un coup, il me balance un : « Je ne sais pas ce que j’ai, je me sens bizarre. Enfin pas dans l’humeur de recommencer ! J'ai évacué toute la tension sexuelle et du coup ... ». Malheureusement, voir tragiquement coutumier de ce genre de situation, je comprends le message induit et ne prends pas deux secondes pour réagir en ramassant mes affaires éparses et en répondant d’un « Ok je vais partir ! »
Visiblement mal à l’aise, gêné, voir attristé, le garçon ne disait rien, me suivait partout dans l’appartement la mine basse et le regard sombre, alors que moi aussi plus que mal à l’aise, je récupérais en hâte, mes effets personnels histoire d’en finir avec ce moment pénible.
Dans ce genre de situation, je n’ai qu’une hâte fuir loin, vite et surtout rendre le moment moins pesant, moins lourd en déconnant et en minimisant. Ce que je fis ce soir là...
Je ne sais pas pourquoi mais ce genre de moment m’oppresse, me culpabilise, me donne la sensation d’être la dernière des crottes, alors spontanément je cherche à les rendre moins…, enfin plus…, bref vous voyez quoi.
Bien que je sois passé maître « es qualité » dans l’art de me rhabiller rapidement, c’est toujours bien entendu, lorsque l’on souhaiterait aller vite que les choses prennent un temps infini, que les lacets des baskets ne se dénouent pas, qu'on ne retrouve pas l'une de ses chaussettes, que le pied se coince dans la jambe du jean en l’enfilant, que les zips se bloquent …
Lui : « Ecoutes je suis désolé, je me sens pas bien là … »
Moi : « Non, t’inquiètes pas, c’est pas grave ! »
Lui : « Je me sens mal si tu savais. Je ne comprends pas ! Je peux pas expliquer ce que je ne comprends pas »
Moi « Hey mais y a pas mort d’homme ! Ca va aller. Mais juste dis toi que si le moment est pénible pour toi ca l’est aussi pour moi alors abrégeons le, et tentons de ne pas en faire un drame. Et puis ca va, tas rien à m'expliquer tu me dois rien, on ne se connait pas. »
Lui : « Ok ok je comprends ce que tu dis je me tais. Enfin c’est surtout pour toi que je suis déçu… »
Moi : « Heu ça là, t’aurais vraiment pu t’abstenir de le dire »
Lui : « Je sais, je suis désolé, je suis maladroit, ca ne sort pas comme je voudrais je vais me taire ! »
Moi : « … »
Après avoir empoigné ma veste, je me suis précipité sur la porte d’entrée pour fuir, me sauver, m’échapper, j’ai dévalé quatre à quatre les escaliers, puis j’ai couru comme un fou dans la rue …
Rien en me pressait de rentrer chez moi, mais j’ai couru, couru, couru, jusqu’à en perdre haleine … me répétant sans arrêt « mais que tu es conne ma pauvre fille … quelle conne !"
Game over.
J'ai joué !
J'ai perdu !
Rien de bien grave, ni de neuf sous le soleil in fine.
Et si l’histoire avec ce garçon est en elle-même, anecdotique tendance bonne blague bien drôle dans le fond et ne mérite même pas un sanglot, ce qui en revanche, me fait un peu froid dans le dos, c’est ce qui est remonté à la surface instantanément à la 1eère sollicitation, de mes petites angoisses maritales, de mes petites incapacités et de mes grandes contradictions …
C’est pas si facile d’être un gay pas libéré
Alors je ne vais pas me laisser tomber …
17:05 Publié dans La Fée et les histoires de connasses, La fée et les hommes | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : blog, gay, garçons, journal intime, homosexualité, facebook
mercredi, 09 janvier 2008
2008 ? Nothing to worry about ! - Part 2
Le début de l'histoire c'est ICI - Episode 1
J’avoue en le racontant ici (et donc par la force des choses en tentant de prendre un peu de distance avec le truc encore tout chaud), que je n’arrive pas à comprendre moi-même comment la machine s’est emballée à ce point et surtout si vite, pour se finir fort élégamment explosée dans le mur, comme cela était plus que prévisible ?
Comment j’ai insidieusement laissé se glisser dans la conversation avec ce garçon charmant mais au moins aussi névrosé que La Fée, tant d’enjeux personnels et intimes, de rêves inavoués, d’espoirs fous qui ne disaient par leurs noms et qui n’avaient juste rien à foutre là ?
A comprends pas !
Ou plutôt si je ne comprends que trop et ca m'effraie un peu.
Je pensais que j’étais un peu guéri, muri, grandi, vieilli, blanchi …
Je pensais après la mort de mon père, en montant d’un cran sur le faire part, avoir pris du plomb dans la tête comme on dit.
Ah ben non !
Dur, dur d’être un bébé pas doué !
Toujours est il, que plus les messages échangés à une cadence sans cesse croissante, prenaient un tour personnel, intime, mais également furieusement sexuel, plus je me sentais, en dépit de mes efforts de rationalisation (réels et sincères), aspiré par ma névrose de la recherche du mari idéal qui saurait enfin voir, qui saurait enfin me voir, avec qui j’aurais vécu heureux jusqu’à la nuit des temps, non sans avoir préalablement adopté des tas de Jack Russel, acheté un 4x4, décoré avec amour, élégance et subtilité un appartement divin dans un quartier à la mode dont l’arrondissement n’aurait comporté qu’un seul chiffre, et acheté puis retapé conjointement une maison de campagne sublime où nous aurions reçu « à la bonne franquette » le week-end, tout ce que Paris compte de gens brillants et chics …
Et paf le chien !
On te l’avait pourtant dit que le mur il était dur. Qu’il ne fallait pas y aller ! Hein !
"Wake up Cinderella … ! Il est 7h30, tu dois te lever maintenant et affronter tes incapacités, tes carences, tes frustrations, gérer ta vie vachement moins drôle de célibataire chronique, pré-quarantenaire, dans ton appartement encombré, payer tes factures et organiser tes plans culs … (NDLR : Au secours je suis une version un peu plus trash et pédé d'Uggly Betty en fait)."
Just ridiculous.
C'est pas si facile d'être un gay pas libéré !
Et ce d’autant plus que ce garçon (« cet homme » conviendrait mieux à sa petite « trente-cinquaine » mais je m’égare là) aussi charmant ait il pu être (ce que by the way, il est, je le confirme) ne représentait rien pour moi (en parfait inconnu qu’il était, est, et demeurera) et réciproquement bien entendu, la suite de l’histoire le confirmera, si jamais un doute subsistait encore dans la tête du lecteur…
Si ce n’est peut être un phantasme, une pure construction de l’esprit (beaucoup), du corps (un peu beaucoup avouons-le) et du cœur (un peu aussi quand même). C'est-à-dire à peu près, l’essentiel dans ma petite tête de névrosé féérique.
Anyway, après cinq jours d’amourette virtuelle, de poking intempestifs ou de cybersexe intensifs (au point que Facebook après m'avoir plusieurs fois prévenu que j'allais atteindre ou approchais le niveau maximum de messages échangés, m'a bloqué unilatéralement mais temporairement j’espère, la possibilité d'envoyer des messages), nous décidons de nous rencontrer enfin …
(To be continued …)
10:20 Publié dans La Fée et les histoires de connasses, La fée et les hommes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité facebook
mardi, 08 janvier 2008
2008 ? Nothing to worry about !
Parmi toutes les bonnes résolutions que l’on prend traditionnellement en cette période de l’année, mais que l’on ne rend prudemment jamais publiques de peur qu’elles ne résonnent un jour à nos propres oreilles comme des promesses non tenues, s’il en était UNE que je m’étais bien juré de tenir cette année, c’était de faire taire cette inextinguible soif de reconnaissance, ce viscéral besoin de réassurance, cette peur quasi panique du désamour ou du non-amour, cette carence absolue en confiance, cette fébrile recherche de soi dans l’œil d’autrui qui me caractérise …
Et bien que le lecteur se rassure si tant est que ce dernier ait quelques angoisses à ce sujet : c’est raté, foiré, baisé, perdu, vautré, gaufré, viandé, merdé …
Ma névrose : « Tuuut tuuut tuuut…. Game Over ! Même joueur joue encore ! »
La Fée : « Heu non merci Névrose, sans façon, je passe mon tour. Je rejouerais plutôt vers 2022 je pense. Je te laisse j’ai un double appel. Allez à plus Névrose chérie. »
La Fée : « Allo docteur je peux vous parler cinq minutes ? J’ai un peu des trucs à vous dire là … »
Si d’ordinaire, je me qualifie, à juste titre et non sans une certaine forme de recul sur moi et d’autodérision (vous connaissez l’histoire de la soupe que l’on se sert toujours mieux soi même bla bla bla …), de traînée tendance maxi connasse, il me faut à présent ajouter à la batterie de qualificatifs figurant brillamment au revers de ma veste de Fée, celui délicieux mais inquiétant de névrosée intergalactique et pathétique (c’est pour la rime).
J’entends déjà quelques commentaires goguenards, satyriques ou acerbes mais néanmoins justifiés, indiquer avec force sourires en coins, que le point préalablement suscité ne constitue pas exactement une « nouvelle neuve ». Et je n’en disconviendrais pas : « Névrosé I was, and névrosé still I am ».
En effet, il ne m’aura pas fallu attendre que 2008 soit vieille de plus de huit jours, pour que celle ci soit inaugurée, baptisée, mise au parfum, briefée voir griffée, et ce de la plus belle façon qui soit, qui plus est.
Ou comment en moins de six jours, j’ai foncé tête baissée, presque malgré moi, dans un mur dont on ne pouvait qu’anticiper l’existence et dont la rudesse du choc frontal était on ne peut plus prévisible elle aussi.
Mais revenons au début si vous le voulez bien. Il y a quelques semaines grâce à quelques amis toujours à la pointe, je découvrais « facebook » avec joie, bonne humeur et entrain allongeant ainsi la liste déjà fort longue par ailleurs, de mes « cyberaddictions » d’une ligne supplémentaire …
Certains de mes amis, ne manqueront pas, à ce stade de l’histoire, de se souvenir que j’avais pourtant juré à qui voulait l’entendre, que je ne céderais pas aux sirènes de la « facebook attitude » au regard de mes trop nombreuses autres addictions …
Mais c’était sans compter la multiplication vertigineuse des applications sur Facebook autrement appelé « Fesse bouc », visant uniquement, purement et simplement à choper.
A base d’applications intitulées « Would you do me », « Do you think I’m Sexy ? », « Hot or Not ? », ou encore de « Are you interested ? », le site offre la possibilité à ceux qui le souhaitent et j’en suis (le lecteur l’aura compris par lui-même) de draguer indéfiniment la planète entière, de “cruiser” comme disent les québéquois.
Ainsi donc, un jour de faible activité professionnelle au lendemain du 1er de l’an, je suis entré en contact via une des applications suscitées, avec un type plutôt séduisant de prime abord, rigolo, sympathique et convivial. Les messages fusent à toute allure, sont drôles, intelligents, sensibles, sexuels juste ce qu’il faut (c'est-à-dire intensément). Un rêve ...
(To be continued ...)
14:35 Publié dans La Fée et les histoires de connasses, La fée et les hommes | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : garçons, blog, gay, homosexualité, journal intime, facebook
vendredi, 04 janvier 2008
Message personnel
Parceque je sais ce que c'est,
Parceque je pense à ELLE et à LUI aussi,
Parceque je ne peux rien faire de mieux,
Parceque la chanson est belle aussi,
Parceque les mots sont inutiles,
Parcequon est désemparé face à ça,
Parceque je ne le sais que trop,
Parceque pour des raisons différentes,
Parceque je les aime sincérement tous les deux.
13:10 Publié dans La fée et les autres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons blog, journal intime, homosexualité, rose






