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vendredi, 29 février 2008
Something about love ?
Préambule : Ami lecteur, par avance excuses cette note très longue (désolé je n'ai pas le talent de la concision) et tellement personnelle.
S’il est une chose dans l’existence dont je suis résolument sûr (et elles sont suffisamment rares pour êtres notées, que le lecteur en soit bien assuré) c’est que de l’adolescent a crête dressée sur la tête, en jean « over-slim » dansant la tectonique, à la mère de famille respectable avec bracelet à gros maillons Hermès au poignet, en passant par les jeunes amazones trentenaires so « rive gauche », guerrières caparaçonnées d’argile, ou les gays noctambules tendance rois de la hype, tout le monde court après l’amour.
Certains s’en défendent, d’autres en jouent, quelques uns encore s’y brûlent les ailes, d’autres enfin le fantasment, ou encore tout simplement le trouvent, mais tous assurément courent autour, à côté, après l’amour avec un grand A. On le rejette, on en a peur, on le bannit, on l’adule, on l’attend sagement en patientant agréablement, on l’a mais on tremble de le perdre, on l’a mais on le néglige, on l’a eu et on ne s’en remet pas, … la gamme des variations est infinie sur ce sujet et la littérature et le cinéma regorgent d’histoires à ce propos …
L’autre soir, alors que je rentrais un peu précocement d’un rendez vous avec un garçon (que le lecteur se rassure il n’est point question cette fois ci d’éjaculateur précoce), je me suis senti soudain dans un mood très Ally Mc Beal en me demandant ce qui pouvait bien clocher chez moi (en VO non sous-titrée ça donne ceci : « What’s wrong with me ? »), alors que mon facétieux et toujours fort à propos Monsieur Nano me déversait ceci dans les oreilles :
C’est vrai quoi à la fin, comment je fais pour m’y prendre si mal, ou disons à tout le moins avec si peu de résultats significatifs ?
Je ne suis pas trop idiot, doté du minimum syndical de culture générale me permettant de me mouvoir sans trop de difficulté en société, d’un niveau de CSP* plutôt correct, d’une pointe d’humour également, d’un aspect physique qui s’il n’est pas universellement convoité compte néanmoins quelques petits fans, d’un nuage de charme (indéfinissable truc que je sais même pas ce qu’il y a dedans).
NDLR : * CSP = catégorie socio-professionnelle
Et pourtant je merde lamentablement du point de vue sentimental.
Je n’y arrive pas.
Je me fourvoie.
Je me trompe.
Je me plante.
Je me vautre.
Je mise toujours sur le mauvais cheval au « quintet plus » de l’amour.
A ce propos, Pierrette Bres, si jamais tu passes par là, j’aurais bien besoin de quelques conseils !
Je sais que cela peut paraître incompréhensible aux yeux de nombreuses personnes, parce que c’est vrai que cette quête n’est pas une fin en soit et que limite c’est un peu la honte, mais je voudrais bien moi aussi vivre une jolie histoire, avec des vrais morceaux d’amour, de sérénité, de couple et de quotidien partagé, dedans.
Je fantasme sans doute beaucoup trop sur ce truc que je ne connais pas, que la vie me refuse et dont cette coquine de vie ne m’a jamais donné que quelques bribes, histoire de m’appâter. J’en conviens aisément ça rend le truc plus inaccessible et surdimensionné.
Limite, une fois de plus, j’ai presque un peu honte de fantasmer sur un bonheur si bourgeoisement chiant.
A ce propos d’ailleurs, alors même que j’en suis convaincu, nous courrons tous après, y compris les plus ardents défenseurs du célibat, il y a de façon générale dans les différents milieux que je fréquente, comme une sorte d'opprobre jetée par principe sur l’attente un peu niaiseuse du prince charmant et sur ceux qui la vivent.
Une forme de pause intellectuelle consistant à brandir sa sacro-sainte liberté, son dégoût du couple ou encore son rejet quasi fanatique du modèle établi.
En bon parisien, célibataire urbain, j’ai plus souvent qu’à mon tour, usé et abusé de ces fallacieux arguments et plaide bien entendu coupable de cet abomifreux crime impardonnable.
Pourtant il me semble bien humblement que l’être humain n’est pas programmé pour « être seul » et que :
J’ai beau avoir une vie de célibataire très agréable, très heureuse, festive et entourée, il me manque tout de même « un petit quelque chose ». Le tout étant bien entendu de ne pas se laisser dévorer par ce fameux « petit quelque chose » manquant.
Donc en rentrant de ce rendez-vous un peu foireux, je me demandais vraiment pourquoi je n’y arrivais pas ? Quand soudain, je fus comme foudroyé par un éclair de lucidité
Et si, entre autres choses, je me mettais tout simplement trop la pression avec ça ?
Ne pouvais je me lâcher la bride moi-même ?
Ne m’était il pas possible d’envisager l’avenir sereinement ?
Ne m’était il pas possible de cesser de fantasmer mon avenir sentimental ?
Et si au fond ce sujet si présent dans ma vie , n’était pas un vrai sujet ?
Et si il n’y avait pas là de vrais motifs d’angoisses ?
Je me suis senti comme allégé, serein, et libéré jusqu’à la prochaine attaque.
18:49 Publié dans La fée et les hommes | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexuealité
jeudi, 28 février 2008
Tahiti Homme, Kite Surf and videotapes
Tahiti Homme lance un défi à tous les fans de Kite Surf sur le site http://kitesquad.com
En partenariat avec le nouveau site communautaire dédié aux amateurs de Kite Surf, Tahiti Homme organise un concours de vidéos jusqu'au 3 mars 2008.
Pour participer au concours, les internautes amateurs de kite surf sont invités à poster les vidéos de leurs plus beaux sauts et figures en Kite Surf. Les 3 vidéos sélectionnées par le jury permettront aux kiters qui y figurent de rejoindre le Team Tahiti Homme F One pendant une semaine aux Caraïbes pour participer au tournage des mini programmes diffusés lors de la campagne cinéma à partir de Mai 2008.
Quoi ? Comment ca surprend que je parle de kitesurf ? Mais je ne vous permets pas. Nan mais ohhhh !
Bon Ok ! Je vous accorde que cela peut en effet prêter à sourire une Fée kite surfeuse ...
Sérieux ? Chui tellement pas crédible que tout le monde rigole ? Pffff
En attendant comme j'ai un attachement personnel et affectif tout particulier à cette marque (Tahiti) et au groupe en général (Colgate) je voulais vous en toucher deux mots, et aussi parceque bon tout de même je ne suis pas QUE cette vieille morue agonisante et totalement avinée à chaque fin de week ends et enfin parcequ’il m'arrive aussi (rarement et peu longtemps je le confesse) d'aimer les grands espaces, la vie saine, l'air pur, l'effort sportif ...
Non je déconne ....
Anyway, pour ceux que ça intéresse ou qui connaissent des gens que … faites passer le message
21:17 Publié dans La fée l'a lu (vu) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : tahiti, gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, kitesurf
mardi, 26 février 2008
Hollywood - Paris
Je dois avouer que même si ni le film, ni la performance de Marion Cotillard (un peu trop appuyée, démonstrative, travaillée et définitivement trop "look at the work" à mon goût, mais ce n'est qu'un avis personnel) ne m'ont bouleversé, je dois avouer que je suis chauvinement quand même super fier et content qu'elle ait reçu cet oscar.
Au delà de l'émotion trés communicative de la jolie Marion, de sa fraicheur, de sa spontanéité et de sa magnifique robe Gaultier, je retiendrais à l'instar d'un journaliste d'Europe 1, que le palmarès from Hollywood est atypique cette année, en ce qu'il est d'une part, très européen (Javier Bardem l'espagnol, Marion Cotillard la française, Daniel Day Lewis le britannique, Tilda Swinton la britannique, sans parler du court métrage français et des prix techniques également français), mais également en ce qu'il est décalé avec le sacre des frères Coen.
Enfin, une chose qui connement m'a ému, c'est la réaction de la formidable Cate Blanchett à l'annonce de la victoire de Marion Cotillard. Regardez bien, elle semble presque plus heureuse que si son propre nom avait été prononcé.
Je trouve ça super fair et l'image est vraiment très jolie. Bravo Mme Blanchett.
11:40 Publié dans La fée l'a lu (vu) | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, marion cotillard, oscar
lundi, 25 février 2008
Réflexions embrumées de lundi matin

In the name of love - Pierre de la Touche
(spécial merci à dfp)
Il y a toujours une sorte de différence assez nette entre la façon dont on se voit et celle dont les autres vous voient ou vous perçoivent.
Cela ne lassera jamais de m’étonner, de me surprendre et de me laisser pantois.
Je me suis vu qualifier de « dragueur professionnel », il y a peu, dans une fête, par un garçon à qui je parlais avec une forme maladroite d’insistance.
J’avoue que ça me laisse rêveur.
Je ne me serais jamais vu ainsi et ne pense sincèrement pas que cela soit vrai …
En attendant, force est de constater que cela m’a amusé, voir flatté d’être ainsi perçu, alors même qu’il n’y a rien là de bien glorieux.
Je me suis juste revu l’espace de quelques secondes, il y a quelques années, mal dans ma peau, complexé, introverti, certain de l’échec. Et me suis dit que tout de même, il y avait deux ou trois choses qui avaient évolué.
Sommes-nous nécessairement ce que les autres perçoivent de nous ?
Notre essence intime n’est elle au contraire, dictée que par ce que nous croyons être ?
Avons-nous le pouvoir d’abuser les autres par nos mises en scènes intimes ?
Autant de questions dont bien entendu je ne connais pas les réponses.
Une chose cependant émerge de tout ceci : si le chemin est nécessairement long et si l’on n’en perçoit pas toujours le sens, il est appréciable et encourageant de parfois sentir que les choses ne sont pas figées et que le travail accompli tout au long des années n’est pas totalement vain …
Le weekend end est à peine achevé que déjà le prochain se profile, commence à prendre forme, à s’organiser.
Ne vivons-nous que pour eux ?
Ne faisons-nous que survivre entre deux weekends ?
Les semaines ne seraient elles que de longs purgatoires menant au paradis des weekends ?
Et si la réponse était tout simplement OUI …
11:25 Publié dans La fée pense | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, lundi matin
jeudi, 21 février 2008
Nouvelle Star

Une chose est certaine, contrairement aux années précédentes, cette année on regrettera peut être de ne pas se poser la question de savoir si Marianne James a grossi ou non ...
Tout fout le camps, moi je dis ...
19:57 Publié dans La fée l'a lu (vu) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle star, blog, journal intime, gay, garçons, homosexaulité
mercredi, 20 février 2008
Mon blog à trois ans ...

Aujourd’hui précisément, mon blog à trois ans jour pour jour ! Voila trois ans, La Fée entrait en scène et le 20 février 2005, publiait sa 1ere note.
Elle traitait de Big-A ...
Je m'en souviens comme de ma première baguette magique. C'est dire combien c'est une date importante parce que bon une baguette magique dans une carrière de Fée c'est fondateur.
Trois ans de mots, de maux, de mâles, de mal, d’amis, de mais, de moi, de vous, de joie, de champagne, de rires, de fêtes, de dîners, de rencontres, … 579 notes, 7 672 commentaires, plus de 140 000 visiteurs, un nombre "incalculable" de pages vues... Et surtout de très belles rencontres.
Je ne ferais pas de liste, car elle serait trop longue. Et comme il se doit, quand on dit qu'on n'en faira pas, on en fait une quand même (idem pour les remerciements lorsqu'ils s'annoncent brefs, on peut en régle générale s'angoisser) ...
Force est de constater que les 1ers commentaires de ce blog furent signés de Demonz, dfp, Esher, le Lillois ...
Trois ans après mes petits chouchous d’alors, sont encore et toujours les mêmes. Qu'un hommage leur soit rendu pour cela. Une chose est sûre, il n'est pas une rencontre que je regrette. Pas une. NDLR : En revanche je n'en dirais pas autant pour facebook, le lecteur habitué saura à quelle mésaventure je fais allusion.
Certaines d’entres elles durent encore, d'autres se sont évaporées plus rapidement que prévu, tels Ana, Nobodyknowsimgay, Son Eminence, Pomme, La fausse parisienne, etc … j’y repense souvent avec un peu de nostalgie.
Certains blogueurs ont franchi la barriére virtuelle et ont rejoint la vraie vie pour mon plus grand bonheur (et le leur j’espère) contessa, beurboy, garance, Monsieur B, yepboy, cé, dragou, arnaud sanchez, jen la bobo, dfp, esther, demonz, mlleE, toon et zep, le lillois, dan, on a night (message perso : c’est quand que tu l’ouvres ton fucking new blog ?), creamy, missb, mortsouvifs, sblab, olivier, lapin blanc, celuiqu’il, npg, fodsy, ikkare, enguerrand et son fabien, spicynico, cédric de blablablog, matoo, ditom, CKBB, marcelD, adam, et quelques autres ...
Certains lecteurs et/ou blogueurs sont devenus des amis intimes, proches et aimés, ils se reconnaitront car pour eux point n'est besoin de listes publiques, même si les deux se recoupent assez largement … Je les embrasse. D'autres sont en tête du top ten de " La Fée veut les rencontrer en vrai" tels FCUK, Fab de Gin and Tonic, ... Alors les gars il est temps de se sortir les doigts là ! hop hop hop ...
Trois ans de vie en somme …
Trois ans et comme le disait la jolie Cé, il y a quelques temps, je ne saurais dire l’immensité, la profondeur, la richesse du bilan, si je devais en faire un …
Mon blog a changé ma vie.
Pourtant rien d’extraordinaire, rien de plus que du plaisir d’écrire, du plaisir d’aimer, du plaisir d'être aimé, du plaisir encore et toujours …
Juste du plaisir disséminé, saupoudré un peu partout, comme de la poudre de vie tout au long de ces trois années.
J'ai aimé et j'aime encore partager avec vous, mes humeurs, mes plans culs foireux, mes histoires de connasses, mes battements de coeur, mes détresses, mes joies, mes coups de blues, mes réflexions intérieures, mes hystéries fantasques, vos commentaires, vos remarques, vos témoignages de soutien ou d'affection dans les moments heureux comme dans les moments plus pénibles.
Merci à vous. Pourvu que ça dure ...
19:00 Publié dans La fée et la blogosphére | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, trois ans
mardi, 19 février 2008
I'm a new soul
Dans la série, "rêvons un peu ce soir voulez vous ?", je trouve cette chanson non seulement très charmante ainsi que son interprète, mais le clip également délicieux.
Cela m'invite à la rêverie douce et sucrée, à des friandises toutes jolies, à des tendresses incontrôlées, à des baisers gourmands, à des câlineries d'affection, à des bras moelleux, à des harmonies régénératrices, à des océans de joliesse, à des peaux partagées, à des vallées enchantées, à des âmes ensoleillées, à des amours chaleureuses, à des matins de joie, à des endormissements masculins, à des serments qui mènent à demain, à des réveils féminins, à des lenteurs qui adorent, à des soleils radieux, à des mains qui cajolent, à des yeux qui disent "viens", à des heures de tendresse, à des larmes d’émotion, à des monts de "n’ais pas peur", à des baisers qui ruissellent, à des pluies qui lavent, à des rapidités qui rassurent, à des éblouissements de confiance, à des doigts enlacés, à des « ne crains rien » qui émeuvent, à des cieux enjoleurs et fantasques, à des creux d'épaules qui disent "vas y, je reste là", à des cheveux qui caressent, à des chaleurs d’amitié, à des caresses qui rugissent, à des pommettes éblouies de sourires, à des plaisirs qui guérissent, à des têtes posées, à des nuits fidèles, à des épaules abaissées, à des élans moteurs, à des fidélités d'honneur, à des lèvres ourlées de je t'aime, à des bruissement partagés, à des sourires endiablés, à des aurores étoilées, à des espérances osées, à des plaies apaisées, ...
May be it’s a mistake but i wana dream again, comme si j'étais une âme neuve…
20:05 Publié dans La fée pense | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, homosexualité, Yael Naim, I'm a new soul
lundi, 18 février 2008
Six feets under my debility
Comme je suis très docile et que Cédric de blablablog m’a tagué, je m’exécute et m’en vais vous livrer sans (trop de) honte, 6 trucs débiles sur moi. L’exercice n’est pas simple à l’évidence, parce que, pour être franc, des trucs débiles sur moi, il y en a une foultitude …
- J’adore les cornichons (le condiment). Je pourrais en croquer des pots entiers simplement comme ça, comme on grignote des bonbons.
- J’ai un vilain défaut, je matte systématiquement et tout le temps, le cul des mecs en me demandant « slip ou boxer ? »
- J’adorais la saga du dimanche sur M6 et de préférence s’il s’agissait d’adaptations de romans de Jackie Collins ou de Daniele Steele (j’ai presque pas honte). Je suis super dégoutté, car depuis qu’elle a été déprogrammée mes dimanches n’ont plus la même saveur …
- Je ne pleure jamais pour les vraies choses tristes et sérieuses de la vie, mais en revanche, j’ai la larme ultra facile pour toutes sortes de conneries …
- Je suis comme les vieux, je déteste les départs en vacances ainsi que les retours de vacances. Les deux me stressent « à mort ».
- Avec l’alcool, je ne sais vraiment pas m’arrêter à temps. Même si avec le temps, j’ai appris à reconnaître le verre de trop, eh bien le truc c'est que je le bois quand même.
Je passe le relais à qui le veut ….
10:25 Publié dans La fée et la blogosphére | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, blogosphére
samedi, 16 février 2008
Indomptable ou Rebelle ?
Illustration parfaite du post précédent : aujourd'hui, je me sens gai comme un pinson, joyeux et léger ...
Il fait beau, j'ai à nouveau plaisir à lire des blogs et j'ai même envie à nouveau d'écrire sur le mien.
Y a-t-il un rapport avec le fait que ce soit le week-end, qu’un soleil radieux brille sur Paris, que les festivités annoncées pour ce soir soient festives justement, amicales, chaleureuses et enivrées, que la Saint Valentin soit enfin passée, que je déjeune aujourd’hui avec ma comtesse, que j’ai reçu de très émouvants signes d’amitié et de confiance cette semaine, que cet apéro d’hier a été très humainement et intellectuellement touchant, que j’ai dîné il y a quelques jours avec une bande de joyeux fous, affectueux et drôles (éminents blogueurs de renoms par ailleurs), …. ?
Je ne sais pas, mais m’est avis que tous ces éléments mixés dans un shaker (moi) dont la stabilité émotionnelle est mondialement reconnue donne un résultat plutôt heureux …
On ne sait jamais vraiment combien de temps ça dure avec moi, donc je vais m’empresser d’en profiter pleinement, jusqu’à la prochaine chute de moral … qui devrait approximativement se présenter aux environs de dimanche soir au pire ou lundi au mieux.
Au cours de ce dîner d’il y a quelques jours réunissant quelques beaux, célèbres et désespérés blogueurs (Cé, Jen La Bobo, Comtessa, dfp, Garance, Blablablog) et néanmoins amis, nous avons bu, ri, mangé, parlé, parlé boulot …
A ce propos juste un petit message perso : merci Cé, et mes amitiés à Ste Rita la célébrissime, ainsi qu'à Billy le Lapin ;-)
Je me suis entendu conseiller à ce sujet de faire valoir dans ma recherche d’emploi ma double casquette de professionnel de la communication (mon métier) et de blogueur de petit (tout petit ! si si je vous assure) renom (ma vie privée) …
Je n’avais jamais songé à mêler les deux, vraiment. Mais bon sang mais c’est bien sûr c’est super juste. Je vais réfléchir à la meilleure façon de procéder. En tout cas merci du conseil …
Au même moment je recevais de la part de Vianova Spheeris un mail me présentant le nouveau visuel de la campagne Timotei.
Il est vrai que la campagne d’avant m’avait bien fait marrer et que du coup j’en avais parlé ici spontanément et ce sans avoir été sollicité. Mais si souvenez vous, la jolie Lionne super brushée ….

Je ne relaye pas trop ce genre de choses d’ordinaire, parce que ça ne correspond pas trop à la ligne éditoriale de la Fée, et puis aussi avouons le, parce que je suis de moins en moin sollicité, mon blog ayant pris un tour sans doute trop pédé, sérieux et grave (comprendre chiant lol) ces derniers mois …
Mais comme je ne suis pas un ingrat, et que la jeune femme qui m'a envoyé ce mail a été plutôt sympa, je vais quand même m’en faire l’écho, même si je suis un poil moins emballé par le nouveau visuel de Timotei cette année.
Attention tadaaaaaa :

12:45 Publié dans La fée et la blogosphére | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexuealité, Timotei
vendredi, 15 février 2008
En ce temps là, j'avais 20 ans ...

Lorsque je relis mes derniers posts, outre le fait qu’ils sont de plus en plus espacés depuis quelques temps, une chose me saute aux yeux : l’instabilité de mes humeurs.
Je n’ai jamais été très stable de ce point de vue là c’est un fait. Ni même stable tout court d’ailleurs.
J’adorerais être toujours d’humeur égale, constant, régulier, calme, serein, …
Seulement voila, je ne suis pas comme ça. Et loin s’en faut pourraient murmurer de bien vilaines langues. Elles auraient raison, car rien n’est en effet plus éloigné de moi que ces quelques qualificatifs.
J’alterne avec pour le coup, une régularité quasi métronomique les hauts et les bas, les pleins et les creux, l’ombre et la lumière, les montées et les descentes. Bien souvent, pour ne pas dire toujours, l’hystérie fantasque et béate des moments de joie partagée, fait place à un sombre et cruel abattement.
Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours été ainsi.
Peut être est ce le résultat d’une vie incomplète, insatisfaisante ou bien est ce le fruit plus structurel d’une personnalité désaxée … Je ne sais.
Ce que je sais en revanche, c’est que le circuit de montagnes russes sur lequel est engagée mon existence, si il procure d’immenses moments de joie et d’insouciance, génère inversement aussi d’abomiffreux instants de doutes, de solitude, de peur et d ‘effroi.
Il y a quelques jours, j’ai passé la soirée avec J., un très vieil ami de collège, puis de lycée et de faculté. Du fait de nos vies assez différentes, aux emplois du temps complexes et difficilement compatibles, nous ne nous étions pas vus depuis très longtemps.
Comme toujours dans ces moments là, on fait des bilans, on se « previously on », on revient sur le passé, on se « tu te souviens », on se raconte le temps qui court, on se « qu’est ce qu’on a ri », on s’avoue du bout des lèvres, on se « qui aurait dit à l’époque », on se silences qui veulent dire beaucoup, …
C’est marrant de revoir les vieux potes de toujours. C’est ambigu aussi de revoir les vieux potes de toujours. La plupart du temps ils vous renvoient à la fois à celui, ou devrais je dire à ceux que vous avez été durant les années passées, au fil de vos mutations, mais également ils vous renvoient à l’éternelle question du temps qui passe et emporte dans son sillage vos réves vos envies, vos souhaits.
A cette occasion, puisque j’étais confronté à la petite cohorte de mes moi passés, j’ai essayé de me souvenir en quels termes, je rêvais ma vie future à l’époque, de quoi j’avais envie, comment je me voyais …Et impossible de me souvenir de quoi que ce soit, impossible de le mettre en mots.
A quoi rêvais-je quand j’étais (plus) jeune ?
De quoi imaginais-je ma vie future faite ?
Quel avenir me faisait frémir, vibrer … ?
Soit je ne rêvais à rien, trop occupé à vivre ce qui me connaissant est parfaitement impensable, soit j’ai oublié, zappé, effacé ce qui est probable …
Plus j’écris et plus je me rends compte que je suis en tain de mentir comme un arracheur de dents, car je n’ai pas oublié ce que j’avais en tête, enfin pas totalement, pas vraiment.
Je voulais être brillant, reconnu, admiré, fêté, célèbre, avoir une vie légère et pleine de fêtes infinies,
Je ne rêvais que de superficiel, d’une certaine idée de moi-même, de vernis, de revanche.
Je n’ai eu de cesse que de me changer, de me fabriquer moi-même, plutôt que de m’épanouir.
Je ne rêvais sans le savoir encore que de soigner mes blessures narcissiques.
Je ne rêvais pas de bonheur, de plaisir, de sérénité, d’amour, de simplicité.
Je l’ai déjà dit souvent, l’enfance est un pays dont on ne revient jamais tout à fait.
Je me suis trompé de rêves, aujourd’hui je m’en aperçois. Et je ne sais plus rêver autrement.
A chercher la reconnaissance, plutôt que l’affection je n’ai rien vu de ce que j’aurais pu ou du voir. Ce constat m’effraie …
Alors bien sûr, il n’est jamais trop tard et je ne suis pas si vieux.
Alors bien sûr mieux vaut tard que jamais.
Alors bien sûr tout ceci n’est qu’à demi vrai.
Alors bien sûr, je ne suis pas totalement mécontent de celui que je suis (devenu ?).
Seulement voila c’est un peu triste et j'ai quelques remords ...
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