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lundi, 21 juillet 2008

Back to my roots

Revenir en Algérie est pour moi une expérience pour le moins particuliére.

Où le bon se méle au mauvais, l'attraction à la répulsion, le plaisir au dégout et la douleur à la joie.

Particuliére !

Oui je ne trouve pas d'autres mots que celui ci pour qualifier cette expérience.

Je ne connais rien de ce pays, l'ayant quitté à moins de six ans, il y a plus de trente ans maintenant, ni sa langue, ni ses habitants, ni sa culture, ni son histoire ou presque, ni ses coutûmes .... et pourtant je m'y sens étrangement à l'aise, étonament serein.

Et pourtant, je suis fait pour beaucoup de lui, je suis façonné par lui, je dois le reconnaitre. En positif ou en négatif, je me suis toujours positionné et construit par rapport à cette origine inconnue et trop bien connue. On ne m'a pas laissé le choix. Je nai pas choisi.

Je suis ici, fêté, choyé, désiré, invité, voulu, telle une attraction de cirque, ou pire encore comme un objet. Ce n'est pas désagréable pour l'égo, force m'est de le reconnaitre.

Et pourtant, j'ai hâte que tout le cirque auquel je suis censé me livrer, moi le cousin de France, se termine. J'ai hâte de revenir à ma vie, la vraie, celle que j'ai choisie.

Revenir en Algérie, me donne le sentiment d'ouvrir une immense boite de Pandore et de laisser s'échaper son contenu sans pouvoir rien contrôler.

Emotions diverses et contradictoires, souvenirs enfouis et ressurgissants tels les diables grimaçant d'une boite, angoisses, peurs, plaisirs insoupconnés, rejet, dégoût même parfois, ....

Tout se mélange, s'entortille autour de moi, mon coeur en permanence bat la chamade, la peur me tétanise et la curiosité m'aiguillone, mon esprit se brouille et le sang ne cesse d'affluer à mes tempes.

Je suis dans une sorte de rapport d'attraction - répulsion avec ces racines, cette histoire, ce pays, ces gens, En un mot comme en cent avec mon histoire.

Il est évident que le 1er de mes retours ici, il y a un an pour enterrer mon pére, n'a pas favorisé une reprise de contact sereine après plus de trente ans de vie construite sous les cieux lambrissés et dorés de la république française.

Il est évident que revenir ici pour procéder à la vente des biens immobiliers de mon pére, dont l'appartement où nous avons vus le jour mon frére et moi, n'incite pas au calme le plus olympien.

Et pourtant, je me fous de ces biens immobiliers à un point dingue (ce qui, by the way, n'est pas le cas de ma mére qui proméne sa tristesse et sa mélancolie à longueur de journée) et ce d'autant plus que le fruit de ces ventes me permettront de construire mieux et plus vite une vie meilleure chez moi à Paris...

Est ce normal de ne rien ressentir à ce sujet, et d'être chaviré d'émotion devant le magnifique pied de jasmin bordant l'école maternelle où je suis passé enfant ?

Est ce logique de n'avoir aucune tolérence pour aucun des chocs culturels auquel je ne cesse d'être confronté et dans le même temps de sentir en moi comme une poussée violente vers ce pays, ces gens .... ?

Je ne contrôle pas grand chose de ce qui m'arrive, de ce que je ressens et je ne suis pas habitué. Je n'aime pas ça, cela m'insécurise et en même temps par la force des choses je suis obligé de lacher .... ce qui ne m'arrive pratiquement jamais ...

Je suis tellement habitué à tout contrôler ou peut etre à seulement avoir l'illusion de ce contrôle qui me rassure, qui tel un tuteur me permet de grandir, évoluer, me développer autour de lui .....

Ici rien de tout cela, je suis dans l'improvisation permanente, la découverte, je compose et je ne contrôle plus... 

Tiens c'est étonant ces deux mots "contrôler et composer" commencent par la même syllabe et sont à l'opposé l'un de l'autre. 

 Je présente mes excuses au lecteur pour cette suite de mots, illogiques insensés et désordonnés.

Mais il me semblait important de fixer tout cela, de laisser une trace comme une griffure, pour qu'un jour plus tard, lorsque l'envie de me rencontrer moi même me prendra, si cela arrive, je puisse le faire sereinement.

Un peu comme l'on mettrait au coffre de l'argent pour plus tard, car après tout, on ne sait jamais quels revirements la vie peut imposer.

Allez comme Scarlett, je me dis "taratata j'y penserais plus tard !"

samedi, 19 juillet 2008

Amoureux fous ...

Spéciale dédicace à une amie qui est définitivement so so so une "femme fatale" as french people used to say ...

Notons tout de même la robe magnifique de Mlle Piétri.

Bientôt ici même, mes 1eres impressions algéroises, puisque je suis en Algérie pour quelques jours ....

mardi, 15 juillet 2008

Souvenir from Supermartxe - MAdrid 08

Merci Mister Z4

jeudi, 10 juillet 2008

Gay Pride - Orgullo in Madrid juillet 08

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podcast

 

 
Le problème avec les week ends c’est qu’ils sont toujours trop courts.

Pourtant, à chaque fois on se dit avant, qu’on ne se faira pas avoir, que cette fois ci on a prévu large, que trois jours sur place ce sera bien assez et qu’on aura le temps de profiter de tout.

Pourtant force est de constater que non et qu’à chaque fois, on se fait avoir dans les grandes largeurs et qu’une fois les dernières minutes arrivées on se prend à regretter cette fameuse journée supplémentaire sur laquelle on a hésité et qu’on n’a finalement pas prise.

Madrid n’aura bien entendu pas fait exception à cette incontournable et immuable règle.

Les trois jours pleins sur place sont passés comme une étoile filante …

Entre notre arrivée vers 21h30 le vendredi et notre départ vers 19h00 le lundi, ce ne fut qu’un florilège de connasserie, de rires, de tenues différentes appropriées à chaque occasion, de fun, de mecs, de musiques, de shopping, de mini shorts, de tappas, d’Ombre (s) caliente (s) …. (private joke : un, dos, tres …)

Et pourtant c’est comme si je n’avais rien vu passer. Anyway quand j’y repense, objectivement nous avons tout de même fait beaucoup de choses, profités des plaisirs offerts par cette gay pride Madrilène, et enfin exploré la faune et la flore locale…

Sans entrer dans un détail narratif plutôt chiant, je me contenterais de dire que la vie lorsqu’elle consiste :

- à savoir quel slip (parmi les 25 élégamment pliés et trônant dans le fond de sa valise de 25 kilos) assortir au débardeur,

- à se changer en moyenne 5 fois par jour pour chaque changement de lieu parceque tout de même il faut bien justifier les 25 kilos de la valise,

- à boire beaucoup et à manger peu ("I wana be thin and gorgeous during all the week end"),

à rire avec ses copines,

- à faire du shopping la journée dans le but de repousser plus encore si cela est possible les limites de la connassitude le soir même,

- à mater tout ce qui bouge, non sans avoir pris le soin de pousser un râle puissant histoire de prévenir les copines, chaque fois que l’on croise un mec canon ce qui, le lecteur s’en sera douté, n’est pas franchement chose rare dans ce genre de situation (NDLR : plus proche du gémissement de chatte en rut) …

 et bien cette vie là, je dois avouer que moi elle me plait …

vendredi, 04 juillet 2008

Libertinage olfactif by Tom Of Finland

Tom Of Finland ? Tout le monde connait non ?

Mais si, ce dessinateur de mâles musclés, virils et masculins, aux pectoraux saillants et proéminents, pratiquement toujours topless, inscrits dans une esthétique résolument pédé ?

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Déjà auteur de dessins sulfureux et définitivement sexuels, Tom Of Finland appose à présent, sa griffe sur une eau de parfum.  

Invité hier soir, par Eric Maillard, et by the way par l'agence Ogilvy PR, au lancement du parfum Tom Of Finland, je me suis rendu en compagnie de mon meilleur camarade de champagne dfp, en plein cœur du marais dans la boutique du parfumeur l'Etat Libre d'orange, pour le cocktail de lancement.

Ce "jus" frais et purifiant signé par l'Etat Libre d'orange se veut une eau "qui lave des errances de la nuit et fait briller la peau comme un cuivre".

Voilà qui sur le principe avait de quoi me séduire.

Et en effet, avec ses notes de têtes composées d'aldéhyde et de citron, ses notes de cœur composées de bouleau, de pin de safraléine, de poivre, de cyprès, de galbanium et de géranium, et enfin ses notes de fonds aux effluves de vanille, de tonka, d'iris, de vétiver, de styrax, de pyrogène, de daim, de musc et d'ambre gris, cela donne une eau à la fois piquante, fraiche et capiteuse qui matche parfaitement avec mon tempérament....

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Comment ça je me la pette ? Bon ok oui un peu, mais bon j'ai le droit c'est chez moi ici.

Mais revenons à la soirée en elle même.

Vers 19h30, je rejoins mon ami dfp dans le marais (non sans avoir au préalable fait un petit tour chez Americam Apparel pour m'acheter un maillot de bain, histoire de ne pas ressortir mes vieux fonds de tiroirs de l'an dernier, à la piscine samedi après midi à Madrid), puis nous nous rendons sous une pluie battante au 69 de la rue des Archives, où commence déjà à se presser une foule bigarrée et pour une fois pas trop consanguine (expression terriblement juste empruntée à mon gentil camarade de clapier Laurent) : pas que pédé, pas que glam modasse, pas que pro du cocktail urbain, pas que blogueurs, pas que pro des rp, tout en étant tout cela à la fois  ... 

Le lecteur l'aura bien entendu compris, ce lancement brassait pas mal de gens et misait résolument sur la mixité des genres.  

A peine arrivé, ma scoopette de dfp se livre à son sport favori et prends en photo tout ce qu'il ya de prenable (à commencer par nos augustes personnes).

Nous nous dirigeons ensuite, sur les conseils d'Eric le maître de cérémonie, vers le petit bar d'à côté pour y prendre quelques coupes et grignoter quelques "Hot Dog" dont le pain en forme de bite m'a amusé.

Je ne ferais qu'un bref passage parce que je suis "malheureusement" attendu à l'autre bout de Paris pour un dîner, mais j'aurais quand même le temps de m'offir un flacon du dit parfum et le plaisir d'apercevoir de beaux garçons (certains très très, dont un en particulier qui était totalement mon genre crane quasi rasé en tee shirt marron et petit blouson satiné de la même couleur), des têtes connues, des blogueurs influents (j'ai la joie de présenter Laurent à mon ami dfp, ainsi que Benjamin, et Thien dont je ne saurais louer assez la nouvelle coupe, mais également de faire un bisous rapide à Charles Liebert, de croiser Mathilde, d'apercevoir de loin "The Influent Blogueur devant l'éternel : Mry", ainsi qu'Eric et Naël) avant de m'évanouir dans la nature, et de passer embrasser rapidement Olivier, Morts ou Vifs et Dragou au rouge et de me rendre à mon dîner.

jeudi, 03 juillet 2008

Orgullo Gay in Madrid

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Yihaaaaaaaa !!!

De vendredi soir à lundi soir, je serais à Madrid pour la Gay Pride Madrilène, en compagnie de Yepboy, de feu la "on a night", et de beaucoup d'autres ...

C'est fou tout Paris ou presque semble s'être donné rendez-vous à Madrid ce week end ...

Enfin disons le tout Paris qui compte !

Dfp et Esther n’ayant pas pu se joindre à nous, nous penserons bien à eux.

"Come on Spanish boys, fasten your seat belt ! It's gona be a little bit bumpy .... "

Seule ombre au tableau et pas des moindres, je ne pourrais pas assister samedi à la soirée d'anniversaire de mon ami Sylvain ...

Une première depuis qu'on se connait (environ une quinzaine d'années) mais bon le week end est prévu depuis minimum le mois de février ... je ne pouvais l'annuler ! Du coup ça tombe un peu mal quand même.

Anyway, malgré une évidente surconsommation de garçons pour le moins abusive et compulsive ces temps ci, il semble que je ne prenne pas encore ce week end le chemin d'une vie monacale ...

Je raconte tout en détails à mon retour !

Promis juré craché ...

mercredi, 02 juillet 2008

La leçon - part 2

Episode 1  

 

Quelques temps après, alors que je me remettais douloureusement de cet événement fâcheux, je reçois un appel dont le numéro apparent m’est totalement inconnu.

Pour information, dans ma grande contradiction intime, j’avais avant de quitter Khaled, au petit matin, laissé mon numéro bien en évidence sur la table de chevet, persuadé qu’il ne s’en servirait jamais et qu’une fois de plus j’allais être « victime » de ces salops d’hommes ….

En m’apercevant que c’était lui, j’ai totalement paniqué et ai prétexté n’être pas seul et par conséquent ne pas pouvoir parler librement, ce qui était absolument faux, le lecteur averti l’aura bien entendu compris. Ce faisant, je lui ai proposé de le rappeler ultérieurement.

L’histoire n’aurait aucun sens si je m’étais exécuté.

Je n’ai évidemment jamais rappelé ce beau garçon et me suis empressé d’oublier vite fait cette histoire peu reluisante dans de nombreux bras souvent inconnus …

Presque deux mois plus tard, samedi soir dernier donc, je me rends en compagnie de mon ami Yepboy, à la soirée d’anniversaire de La Perla où je retrouve une foultitude d’amis au premier rang desquels dfp, Esther, Mister Montmartre, Envoyé Spécial K, Creamy et son « Mort ou Vif » de mari, Olivier, Dragonfly, Celui qu’il, ...

La soirée est agréable, le casting délicieux, le temps au beau fixe, les projets festifs post gay pride, pour la suite de la nuit ne manquent pas …

Tout se passe bien.

Tutti va bene.

Nous buvons fort agréablement quelques dizaines de litres de champagne en riant à « gorges déployées » de tout et de rien (comme il se doit pour les beautifull peoples que nous sommes) tout en grignotant négligemment quelques mini-brochettes de tomates mozza (bon en réalité c’étaient des Cannelloni mais c’est moins glam, alors le lecteur ne m’en voudra pas de romancer quelque peu).

C’est alors, qu’Envoyé Spécial K attire de façon on ne peut plus explicite (j’épargne ici au lecteur ainsi qu’à la pudeur d’Envoyé Spécial K la formulation qu’il a employée) mon attention sur un mec over « sex » qui vient de faire son entrée dans notre petite assemblée festive et over gay…

Un mec « au crane rasé comme j’aime, à l’allure élégante, au torse de rêve et aux yeux magnifiques ».

Ca ne vous dit rien ?

Si ça ne vous dit rien, c’est que vous n’avez pas lu le début, dans ce cas retournez à la case départ et ne percevez pas 20 000 euros.

Et c’est exactement ce que j’ai fait ce soir là…. Direct à la case départ sans percevoir mes 20 000 euros.

Ça ne m’a rien dit. J’en suis encore rouge de confusion. Quelle honte !

Le lecteur subtil aura vu le coup venir et aura bien entendu, deviné qu’il s’agissait du même garçon, justement pacque le lecteur il est subtil et intelligent LUI … !

Sauf que La fée, rien du tout, elle n’avait rien vu venir, et comme une seule Fée, elle a foncé tête baissée sur le gars … et PAF le chien !

Elle s’est mangé un gros mur bien mérité dans la tronche …

Parce que le garçon, lui n’avait rien oublié en revanche !

Mais revoyons la scène au ralenti voulez vous chers amis lecteurs ?

Me voici donc, œil de velours, démarche assurée (version un poil fantasmée tout de même, mais pour donner du piquant et du corps à ce récit, ça vaut le coup) dans mon habit de lumière, aiguayé par quelques bonnes dizaines de coupes de champagne, m’avançant à sa rencontre.

Et là un peu comme dans un épisode d’Ally Mc Beal, je me prends les pieds dans le tapis et me vautre comme une merde, face contre terre, sur fond de tête de lecture glissant sur un vynil, dans un bruit strident  ….

Alors que je lui adressais la parole, bien décidé à séduire coute que coute ce garçon, un flash me saisit d’horreur, me glace sur place et me donne envie de fuir immédiatement ou mieux encore de me dématérialiser dans la minute …. « Merde merde merde mais c’est Khaled ! Putain qu’est ce que je fais là  » ….

Ayant entamé la démarche, et ne pouvant plus reculer, je me vois contraint d’aller jusqu’au bout …

Moi : « Hello ? comment tu vas ? »

Lui visage fermé : « Tiens ! La Fée ! »

Moi : « … »

Lui : « Tu sais que la négation existe dans cette belle langue française qui est la notre ! Si tu ne voulais pas me revoir, il suffisait juste de le dire une bonne fois pour toute … ! Non tu ne crois pas ? »

Moi en mode je ne suis plus qu’un tas de cendres ratatinées et fumantes : « Heu …. Je suis désolé … mais j’ai été super occupé ! »

Lui plutôt cool : « Pas grave passons. Mens are pigs ! Mais c'est la loi du genre ! Alors bientôt les vacances ? »

Moi : « Oui enfin pas avant fin juillet quand même ! Et toi ? »

Lui «:  Moi ? Je quitte Paris à la fin de la semaine, comme tous les ans pour le boulot pour une tournée en méditerranée ! Et toi ca va la communication ? »

Je me dois de préciser pour une meilleure compréhension, que j’exerce le beau métier de responsable de la communication corporate et des rp dans une entreprise et qu’il s’en souvenait fort bien.

Déstabilisé par la situation et obligé de réagir vite, mon petit esprit associant le souvenir du joli corps ferme et musclé de ce garçon au mot "tournée" en a déduit, allez savoir pourquoi, que celui-ci était danseur …

Moi : «  Tu es danseur non ? Quel répertoire ? Classique ou moderne ? »

Lui : « … »

Lui : « Tu sais quoi ? Déjà que tu n’avais pas été super classe jusque là, tu viens juste de défoncer les limites intergalactiques de la classe ! Non je ne suis pas danseur, je travaille dans le tourisme ! Nous en avions parlé ! Mais visiblement cela ne t’a pas marqué plus que ça ! »

« Je te souhaite une bonne soirée » à t’il conclu en tournant les talons et en rejoignant ses amis, me laissant seul, un peu couillon, cramoisi et transpirant à grosse gouttes ….

CQFD 

Victime un jour, bourreau un jour … 

EPILOGUE : Le pire de l'histoire c'est qu'encore plus tard dans la même soirée, aux Bains, je l'ai à nouveau recroisé et j'ai bien senti que j'aurais pu, si j'avais voulu ... mais disons que j'avais trop honte pour y retourner et qu'une erreur n'est savoureuse que la 1ere fois et qu'ensuite ça devient du vice …

mardi, 01 juillet 2008

La leçon - part 1

Dans une vie de célibataire urbain (n’ayant pas fondamentalement vocation à le rester, mais ne sachant plus trop comment s’en sortir), il arrive qu’on ne voit plus la vie et les autres qu’au travers d’un filtre "autocentré" si ce n’est "égocentré" et par voie de conséquence déformant.

Ainsi à force d’aller d’amant en amant, de coups en coups, de nuits torrides en après midi débridées, de bouches lippues en sourires charnus, de corps offerts en caresses conquises …

A force de lister sans relâche, avec véhémence avec ses copines d’infortune, la longue liste des défauts des « mecs » en général et en particulier …

A force de se plaindre en geignant avec force conviction et la plus parfaite sincérité, de ce que les hommes ne sont que des goujats égoïstes et lâches, de petites choses narcissiques et effrayées qui à force d’égoïsme et d’inconséquence font souffrir mille mors aux jeunes gens décidés et cohérents que nous sommes…

Et bien à force de tout cela, il arrive parfois dans une vie de célibataire urbain que l’on ne s’aperçoive pas qu’imperceptiblement l’on est devenu ce que l’on fustigeait rageusement hier encore, ce que l’on s’était juré de ne jamais être : « un homme quarantenaire célibataire, enchainant les plans culs sans s’arrêter, rêvant secrètement au prince charmant mais absolument incapable de résister à la volupté de la conquête, aux délices de l’instantané » Et ce en toute bonne conscience, assuré que l’on est d’être résolument, structurellement et définitivement plutôt du côté des victimes que de celui des bourreaux.

Ainsi, samedi soir, l’existence que je qualifiais il y a peu de coquine, s’est chargée de me donner une leçon, trouvant sans doute que la liste de mes amants s‘allongeait trop.

L’anecdote aurait pu ne rester qu’une anecdote de soirée plutôt amusante parmi tant d’autres et faire l’objet d’une histoire de connasse savoureuse ici même (ce qui « by the way » est le cas). Mais voila, bien que n’étant pas très doué pour repérer les signaux que l’existence parfois m’envoie, cette fois ci je me suis dit qu’il y avait peut être quelque chose à entendre de l’histoire qui m’est arrivée.

Quoi ? Je ne sais pas bien encore …

Afin de faciliter la compréhension de l’histoire, replaçons-nous fin avril. Un soir de semaine, veille de 1er mai, La perla, son amoureux, mes amis dfp, Esther et Mister Montmartre, et moi-même nous rendons aux Bains, à l’occasion de l’anniversaire de la soirée « Butch » qui fit les beaux jours de la rue St Denis, il y a quelques années.

A peine arrivés, l’amoureux de La Perla nous présente un garçon au crane rasé comme j’aime (comment ça je suis narcissique ?), à l’allure élégante, au torse de rêve (surtout) et aux yeux magnifiques.

D’emblée je suis conquis et d’emblée, j’ai envie de lui.

Mais mes vieux démons prennent alors le dessus et me submergent : « Ne rêves pas mon garçon » ; «  Bien au dessus de tes moyens » ; « Même pas en rêve » résonnent alors en canon dans ma tête se cognant contre les parois de mon petit cerveau complexé.

Il va bien entendu de soi que lorsque je suis dans cet « état », je mets tout en œuvre pour arriver à mes fins inconscientes : l’échec. 

En l’espèce, bien qu’attiré par ce type, j’ai fait en sorte de ne pas le calculer du tout, allant même jusqu’à le fuir toute la soirée malgré des signes plutôt évidents de "sympathie" sa part.

Au point, que le dit garçon en question me demandera à plusieurs reprises pourquoi je le fuis de façon si ostentatoire…

Je passe les détails de la parano violente et ridiculissime que je me suis tapé dans la foulée ce soir là et dont j’ai beaucoup trop honte pour la confesser ici (seules quelques personnes des plus intimes sont au courant)

A ma décharge, disons que je n’étais plus tout à fait dans mon état « normal » ce soir là, ceci expliquant sans doute beaucoup  cela …

Bref je finis malgré tout et grâce à son insistance par partir en la compagnie du garçon en question dont j’avais entre temps appris après qu’il m’ait embrassé, qu’il s’appelait Khaled.

La nuit, enfin le petit bout de nuit partagée, s’avèrera peu concluant probablement parce que j’étais assez intimidé (beaucoup) mais aussi assez aviné (très très beaucoup) et je rentre chez moi au petit matin un peu sonné, honteux de l’ensemble de mon comportement et pour tout dire pas mal ébranlé et déstabilisé par le re-jaillissement si soudain, si instantané de mes vieilles angoisses et de mes peurs irraisonnées au cours de la nuit passée …

(to be continued ...)

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