jeudi, 29 janvier 2009

Social game

Vous pour qui il est si facile, en principe, d'entrer en société, La Fée Daubette, vous voilà plus hésitant. Tout se passe comme si le " jeu social " habituel vous fatiguait un peu aujourd'hui, ou vous semblait un peu ridicule. La manière dont vous vous positionnez vis à vis des autres est en train de changer. Vous avez moins envie de porter un masque qu'à l'accoutumée...

 

samedi, 24 janvier 2009

Ah ben voila ...

J'aime bien quand les week-ends commencent comme ça :
Votre charme et votre décontraction feront merveille aujourd'hui, La Fée Daubette. Vous rayonnerez littéralement et il n'y a pas une occasion dans la journée où vous n'aurez pas à exercer votre esprit vif et pétillant sur une assistance subjuguée. Vous ne ferez que des conquêtes et des conquis, et les jaloux n'auront plus qu'à pleurer toutes les larmes de leur corps !

samedi, 10 janvier 2009

La cité des connasses ...

 

Pour lire l'épisode 1 c'est ICI

L’intimité et la pudeur sont des notions infiniment subtiles et délicates qui ne recouvrent pas toujours le même sens pour tout le monde.

Contingentes et relatives, elles sont excessivement variables d’un individu à un autre.

Pour ce qui me concerne, si je n’ai pas la forme de pudeur la plus communément répandue, consistant à ne pas se raconter, à ne pas s’épancher en public (NDLR : et pour cause cher lecteur, comme tu le sais, j’expose ici régulièrement mes petits ennuis et mes petites joies) je fais preuve d’une autre forme de pudeur, peut être plus ténue, plus subtile, plus discrète, moins évidente.

De même que l’intimité ne revêt pas la même forme en fonction des caractères, des histoires et des personnalités de chacun, voir des moments de la vie ….

A titre personnel, je considère que le fait de dormir aux côtés de quelqu’un est le comble de l’intimité.

Je peux m’envoyer en l’air dans toutes les positions avec un mec sans que cela soit pour moi d’une intimité forte, en revanche lorsque je dors avec un garçon, je le fais entrer dans mon intimité.

J’accepte qu’il me voit dans l’abandon le plus simple, dans la plus évidente situation de vulnérabilité, dans la posture la moins contrôlée et sécurisée qui soient …

Ce long préambule pour avouer que je ne dors pratiquement jamais avec personne.
Clairement parce que la plupart du temps, personne ne me donne réellement envie de partager cette douce intimité, personne ne me donne envie de dévoiler cette part quasi encore vierge de mon intime personnalité …

Or, un vendredi soir, alors qu’épuisés par plusieurs semaines de sorties intensives, mes amis et moi venions de décider, chose rare, de ne pas trainer pour rejoindre nos pénates après diner, je reçois des nouvelles par texto d’un garçon.

J’étais entré en rapport avec lui via la « cité des connasses » (NDLR 2 : chat de rencontres gays) en des termes que je ne saurais rapporter ici tant ils étaient « hot and spicy », directs et précis …

Du reste à bien y repenser, le rouge de la honte me monte au front. Anyway, il faut bien parfois, que le corps exulte …

Une chose en entrainant une autre, le garçon arrive chez moi, plutôt nettement mieux en vrai qu’en photo.

Et comme la réciproque semble également vraie, nous entamons une forme de marathon sexuel tout ce qu’il ya de plus agréable et complice.

Nous nous livrons donc joyeusement et sans complexe aucun, durant un long moment et jusqu’à épuisement total, à cette délicieuse activité qu’est le sexe, quand il s’inscrit dans une perspective de partage d’échange et de respect.

L’état suivant la satisfaction des corps est en règle générale un état se situant entre l’alanguissement et l’endormissement ….

Il en fut ainsi entre le garçon et moi-même après la satisfaction de nos sens …

Cet état peut parfois être propice à d’autres types d’échanges tout aussi agréables si ce n’est plus que les précédents…

Caresses, massages, câlins, papotages en tous genres, prennent alors quelques fois le relais …

La situation était réellement trés étrange à mes yeux, pleines de réminiscence de ma 1ere fois avec Big-A, des années auparavant …. Même mode de rencontre, même entente des corps, même alchimie, même état, même envie post coït de se rapprocher tendrement l’un de l’autre, tout me ramenait en arrière …Jusqu’à la position qui était la mienne dans le lit : en tailleur, un oreiller posé sur les jambes …Tout !

Comme il était encore tôt et que quelques indices discrets (NDLR 3 : je fais un dessin où tout le monde a saisi ?) me laissaient à penser que nous n’en avions pas tout à fait terminé de nos ébats, je proposais à mon invité (car quoi qu’il en soit la maison est toujours soucieuse de l’accueil réservé à ses hôtes de marque) de partager la bouteille de champagne qui se trouvait par bonheur au frais dans le réfrigérateur …(NDLR 4 : Comme chacun le sait à présent, le dit réfrigérateur ne contient que peu d’autres choses que du champagne)

Et ainsi fut fait.
Ajoutée à l’ivresse des sens, l’ivresse de l’esprit fut propice à un rapprochement supplémentaire qui cette fois fut de nature très différente du premier … plus sensuel, plus tendre, plus humain, moins bestialement sexuel…

Au point que dans un élan de fougue et d’emballement qui m’est assez propre dans l’ivresse naissante, je proposais au garçon de partager mon sommeil ….

(to be continued …)

mercredi, 07 janvier 2009

Le fruit défendu ...

L’avantage qu’ont les quarantenaires urbains, socialement bien intégrés, en psychanalyse depuis quelques années sur les vingtenaires éffrontés et sur les trentenaires timorés, c’est qu’en principe :

 

  • ils ont enfin appris à bien se connaître,
  • ils ont bien identifié leurs propres limites,
  • ils ont également repéré leurs propres schémas de fonctionnement pervers,
  • ils savent reconnaître les personnalités toxiques,
  • ils savent surtout se retenir de foncer dans les murs.

Eh bien moi :

  • bien que quarantenaire pratiquement avéré,
  • bien qu’en psychanalyse plus ou moins récurrente depuis de nombreuses années,
  • bien que doté d’une foultitude d’amis et de relations tous plus pertinents, charmants et divins les uns que les autres,  
  • bien que Parisien convaincu et convaincant…..

Eh bien qu'étant tout cela, moi, je foire, je rature, je biffe, je trébuche, je gribouille, j’approximatise, je tombe, je me ramasse, je me cogne, je me griffe, je me blesse, je me vautre ...

 

Moi, je ne sais pas.

Non.

Vraiment et définitivement pas.

 

Dans bien des matières  nécessaires au concours permanent qu’est l’existence, je suis imparfait.

 

Et s’il en est une en particulier, parmi celles-ci que j’ai sans cesse ratée et pour laquelle je montre bien peu de dispositions naturelles c’est bien la matière amoureuse.

 

A tel point que depuis quelques mois, après de mémorables et retentissants échecs, et au prix de nombreux efforts, je m’étais résolu en bon quarantenaire prétendument lucide et accro à son rendez-vous bihebdomadaire chez le Docteur « Toc-Toc », à ne plus avoir envie d’aller sur le champ de l’affect, de la relation amoureuse, à me dire que la vie pouvait aussi être belle autrement, sans ça…

 

Et j’étais bien.

Calme.

Serein.

Posé.

 

En phase avec ce que j’étais en mesure d’obtenir, sans espoir disproportionné, sans attentes démesurées, sans peine violente, sans peur sclérosante…

 

Prenant de la vie ce qu’elle était en mesure de m’offrir, n’en attendant ni plus, ni mieux. Convaincu que je coulerais ainsi des jours plus ou moins heureux certes mais surtout calmes jusqu’à la fin…

 

Alors oui, c’est sûr, je le confesse, le manque s’est parfois fait cruel, l’absence s’est quelque fois faite douleur, et la solitude s’est parfois aussi muée en souffrance …

 

Mais j’étais bien, certain, que je ne retomberais plus dans mes errances passées, mes contradictions manifestes, mes incapacités notoires, que ca ne m’arriverait plus, que j’en avais décidé ainsi et que c’était bien, mieux, plus sérieux, plus adulte, plus mur…

 

J’ai toujours été convaincu, que le talent pour « l’amour entre êtres humains », que le « savoir faire » et le « savoir être » nécessaire à la réussite d’une histoire ne sont pas des choses équitablement partagées entre tous.

 

J’ai toujours été certain qu’en cette si particulière matière certains ont tout et d’autres rien.

 

De même que nous ne sommes pas tous doués pour telle ou telle chose, de même que parmi nous, certains sont grands et d’autres petits, certains bruns et d’autres blonds, certains doués pour la cuisine et d’autres pour la littérature, certains pour l’amitié d’autres pour le sexe, de même que la beauté et le charme ne sont pas non plus harmonieusement distribués …

 

J’ai toujours eu la conviction qu’il faut savoir passer la main, savoir s’arrêter à temps.

 

Et j’ai su, enfin j’ai cru savoir …

 

Jusqu’à ce qu’un vendredi soir comme tant d’autres, rentrant chez moi un peu plus tôt que prévu d’un dîner entre amis dans un restaurant branché du centre de Paris, je ne reçoive un sms d’un garçon avec lequel j’étais en contact à des fins purement sexuelles, me proposant de consommer sur le champ et goulument de préférence, ce fruit « dit défendu » que nous convoitions de concert depuis quelques jours  et dont nous avions abondamment évoqué ensemble et de toutes les façons possibles, la réalisation ….

 

(to be continued ...)  

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