mardi, 31 mars 2009

On ne sait jamais ni pourquoi ni comment ..

On ne sait jamais vraiment pourquoi les choses se font ou ne se font pas.

 

Pourquoi l’on aime, pourquoi l’on aime plus.

 

Pourquoi l’on commence et pourquoi l’on cesse.

 

J’ai commencé ce blog, il y a quatre ans, un mois et dix huit jours, sans trop savoir pourquoi.

 

Je l’ai porté, nourri, fait vivre sincèrement, avec passion et régularité tout au long de ces quatre années sans savoir pourquoi.

 

J’y ai mis toute mon émotion, ma sensibilité, l’essence même de mon être.

 

Puis un jour, il y a deux mois, le fil s’est distendu, la source s’est tarie, la plume s’est tue.

J’ai cessé d’écrire sans trop savoir non plus pourquoi.

 

Le besoin, l’urgence, la nécessité se faisant moins vitale, un matin, sans bruit, sans fracas, j’ai cessé de confier ici mes petits tracas, mes grandes joies, futiles ou profondes, mes interrogations et mes doutes.

 

Je ne ferais pas l’affront au lecteur fidèle de tenter de lui expliquer que pendant ce temps là, je vivais ailleurs, une autre vie.

 

La vraie.

 

Celle faite de chair et de sang.

 

Parce que cela accréditerait l’ignominieuse théorie au terme de laquelle les blogs ne feraient pas partie de la vie et qu’il y aurait une forme de hiérarchie entre la vie dite vraie et celle communément qualifiée de virtuelle.

 

Or ce blog, mon blog a fait, fait et fera longtemps encore je pense partie de ma vie.

 

Il en a d’ailleurs changé les contours, l’apparence et la structure.

 

Je ne saurais y renoncer.

 

Je ne peux pas.

 

Il ne s’agit pas pour moi de porter un jugement, ni de dire qu’avoir tenu ce blog a rendu ma vie plus belle ou meilleure. Non.

 

Elle a juste changé, ma vie. Grâce ou à cause de lui et en tout état de cause sous son impulsion. Donc ce blog fait partie de ma vie, la vraie, la réelle, celle de tous les jours.

 

Et je ne sais ni comment, ni pourquoi durant deux mois, je l’ai boudé, laissé seul, livré à lui-même.

 

Comme je l’ai dit, on ne sait jamais pourquoi l’on s’en va ni pourquoi l’on revient.

 

Et ce matin, mes amis, je suis revenu, un peu honteux et craintif, mais le cœur battant la chamade de vous retrouver, les mains tremblantes d’émotion et la passion en bandoulière.

 

C’est fou et assez bête à dire mais : "Dieu que vous m’avez manqué. Dieu que je me suis manqué."

 

Comme on ne sait jamais pourquoi l’on aime et pourquoi l’on aime plus, un beau matin de printemps ensoleillé, j’ai compris que j’aimais trop ce blog pour le laisser filer.

 

Alors je suis revenu.