lundi, 31 mars 2008

Heidi est de retour


podcast

Me voici de retour à Paris, après quelques dix jours d’absence et de villégiature montagnarde on ne peut plus calme et salvatrice. Non non non je vous vois venir ! Ce furent de vraies vacances et pas trop « Heidi au Pays des bites ».

(NDLR : Pas Heidi Klum hein ! L'autre, la connasse de la montagne avec sa robe tyrolienne, sa copine la bourge handicapée un peu coincée et son grand pére).

De vraies vacances reposantes avec dedans de vrais morceaux de sommeil (tu m’étonnes à la montagne mon deuxième prénom c’est MARNY la marmotte), de sport (le 1er qui ricane je le balafre d’un coup d’ongle OK !), d’air pur (exceptées les clopes systématiques sur les télésièges mais ça, ça ne compte pas c’est juste pour conjurer la peur du vide sous mes pieds, pourtant comme dit un ami « Je comprends pas t’as l’habitude porter des talons hauts tu devrais pas avoir le vertige ! »), de soleil (merci Clarins), de rires (mercis les vieilles copines de toujours à l’humour si acéré) et de plein d’autres trucs, de ces petites choses de rien qui touchent le cœur et réchauffent l’âme, que je ne raconterais pas parceque qu’elles se vivent plus qu’elles ne se disent ces choses là …

Et ça y a pas à dire, c’est toujours bon à prendre.

Alors c’est sûr, en m’absentant ainsi, j’ai raté plein de trucs que j’ai un peu les boules de pas en avoir profité mais bon c’est comme ça !

(NDLR : "C'est bien ce qu'on avait dit que je devais dire hein docteur ? Hein ?")

On ne peut pas tout avoir alors, au menu des choses pas vues pas prises ces derniers jours :

En revanche, dans ma besace « à moi que j’ai » il y a :

  • des kilotonnes d’énergie,
  • des mégatonnes d’envie de sortir et de faire la fête,
  • des gigatonnes de bonne humeur (bon ça je sais bien que ça ne durera que ce que durent les roses mais tout de même j’en profite à mort),
  • une over-mega-giga-tonne d’envie de revoir mes petits loulous que ça fait bientôt un mois plein que je les ai pas vus, pas serré dans mes bras,
  • un putain de bronzage cuivré trop glam avec marques de lunettes intégrées (un peu comme Paris Hilton qui se serait endormie dans son micro-ondes avec ses Wayfarer turquoises),
  • quelques kilos en plus (comment ça tue la silhouette la tartiflette en fait) …


Alors « A nous deux Paris » ….

dimanche, 16 mars 2008

Straight to the point

 podcast

The look of love

 

 

Ce qu’il y a de bien dans la vie c’est que lorsque tout autour de nous devient trop « it’s complicated », il reste toujours le champagne, le partage, le recul, les discussions endiablées, l’humour et les amis ...

 

Ce qu’il y a de bien dans la vie c’est que lorsque tout autour de nous devient trop « it’s complicated », il reste toujours le sentiment que le temps d’une soirée plus rien n’a d’importance que ce qui s’échange entre quelques personnes en un lieu donné et un temps donné …

 

Ce qu’il y a de bien dans la vie c'est que lorsque tout autour de nous devient trop « it’s complicated », il reste toujours la possibilité de rire de tout certes, mais avec sérieux …

 

Ce qu'il y a de bien dans la vie c'est que lorsque tout autour de nous devient trop « it’s complicated », il reste toujours la possibilité de se réchauffer les uns contre les autres et de se donner un peu de tendresse ...

 

Initiée comme une bravade, à l’occasion de la St Valentin , la « it’s complicated party »  pour sa 2eme édition a réuni vendredi soir quelques « it’s complicated friends » autour de quelques bulles et de quelques sushis …

Je ne saurais la raconter mieux que ce que Cé, Contessa, Jen et Cédric ont déjà plus que fort bien fait (chacun dans son style, ce qui mis bout à bout avec mon post donne un patchwork kaléidoscopique de visions, assez subtil qui ressemble finalement assez à la soirée en elle même) ICI, et/ou ICI, et/ou ICI, et/ou ICI

Juste je voudrais remercier :

Cédric le délicieux,

la flamboyante et sa jolie petite soeur,

Jen la si tendre bobo,

Contessa l'élégantissime,

le sensible andalou petit prince des collines

et en spécial guest star : Zoé la femme fontaine ...

PS : manquaient à l'appel de cette 2eme édition le petit prince de la nuit, le bel Hugo et la talentueuse et so glam Garance.

EDIT DE 19H03 : il semble que des images de la soirée circulent ...

dimanche, 20 janvier 2008

Samedi soir

Ca a commencé comme ça :

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Puis ça s'est poursuivi comme ceci :

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Et enfin ça a donné ça :

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vendredi, 12 octobre 2007

I love New York

 

J'en ajoute ou tout le monde a compris que dans quelques heures je serais à New York ? Je suis excité comme un gosse à l'idée que dans une poignée de secondes, je pourrais :

 

  • me ballader sur la 5ème,
  • avoir la tête qui tourne au Guggenheim,
  • boire des cosmos,
  • manger des hot dogs pleins d'oignons à Coney Island,
  • monter dans des taxis jaunes,
  • me prendre pour les quatre filles de Sex and the city, à tour de rôle ou en même temps,
  • bruncher dans des endroits tendance,
  • accompagner Esther chez Jimmy Choo ou Manolo Blahnik,
  • danser au Roxy,
  • arrêter des taxis du bout des doigts la jambe tendue vers l'arriére,
  • tater du ricain,
  • être emerveillé à Brodway,
  • hurler "Vote for Hillary" ou "Hillary président",
  • franchir le Brooklyn Bridge,
  • vivre mon rêve américain, ...

 

Alors à dans huit jours en image et / ou en live pour les plus chanceux ...

lundi, 08 octobre 2007

Un week end placé sous le signe des filles

Après avoir déjeuné avec ma mère (1ére fille de mon week end) samedi après midi et fait quelques menues emplettes (parfum, chaussures, fringues indispensables en vue de New York), je suis rentré à la maison afin de me reposer commencer les grands travaux de ravalement indispensables avant la « soirée prestige » du siècle, de la blogosphère.

Oui, oui vous avez bien entendu, du siècle, de la blogo …

The place to be, l’événement parmi les événements où se pressaient les plus grands noms.

Un casting de rêve (of course, I was a part of it), un décor enchanteur, du champagne par litres, des chaussures qui brillent à ne plus savoir qu'en faire, ….

On pourrait résumer ainsi les 30 ans de .

Outre le fait que la divine Cé nous a reçus, impériale dans une robe fluide de satin noir, élégantissime et très décolletée, perchée sur des escarpins tout pointus et tout dorés, maginifiques (que je lui aurais griffé le visage tellement j’ai eu envie de les essayer toute la soirée), et nonobstant le fait que toutes les amies de Cé étaient belles et élégantes avec une mention spéciale pour la colloc moulée dans un fourreau super sexy, je ne peux que dire :

  • que j’ai eu le grand honneur de rencontrer enfin Jen, completly bobo et définitivement star,
  • que j’ai eu une grande et vive émotion à revoir Contessa et ses longs cheveux ondulés flottant sur ses épaules, mais surtout à échanger avec elle,
  • que j’ai bien rigolé à parler métier « sidérurgie vs chaudronnerie » et dit beaucoup des bêtises avec la belle Garance,
  • que j’ai eu l’occasion de parler psychanalyse avec une délicieuse jeune femme « Marquise des Anges » de son état, à la sensibilité à fleur de peau,
  • que j’ai bu beaucoup trop de champagne, en prenant soin d’en renverser systématiquement la moitié (elle est maladroite La Fée en société),
  • qu’un hétéro très fin et joli comme un cœur m’a expliqué ce qu’étaient selon lui des comportements d’hétéros bourrins, mimes à l’appui, (j’en ris encore)
  • qu'une jeune femme ayant compris que j'étais du genre à aimer les garçons m'a indiqué de façon préventive, lequel des garçons présents à la soirée était son mec genre : "tu le touches même avec les yeux et tu es juste mort !"
  • que Ron devait passer mais n’est pas venu,
  • qu’un autre jeune hétéro franco-madrilène un peu maladroit et clairement trop aviné, sous couvert d’ouverture d’esprit (genre : "moi je suis trop un mec cool et je veux sortir avec mes amis pédés") a juste fait preuve de la plus incroyable étroitesse d’esprit en me disant alors que je refusais d’aller danser : « Putain tu fais chier merde, tu es pédé mais tu es pas drôle …. »,
  • que j’ai été très touché et peiné par la tristesse et l’émotion d’H.,
  • que j’ai regretté l’absence de ma jumelle stellaire (il lui sera beaucoup pardonné parce qu’il était à Barcelone et sans doute à Salvation),
  • que j’ai fait le chemin jusqu’à la maison à pieds, rapport à la liesse populaire dans la rue,
  • que J. a une fois de plus, fait carton plein avec les filles en les séduisant toutes,
  • que j'ai fait des bétises en rentrant, que je suis une trainée et que je n'ai aucune volonté,
  • que Cé a eu de magnifiques cadeaux et qu’elle transpirait le bonheur pour ça et aussi sans doute pour des tas de raisons qui lui appartiennent mais qu’on ne comprend que trop bien,

Je ne saurais en dire plus.

Le dimanche aura été également placé sous un signe résolument féminin puisque j’ai rejoint en fin de journée Malcolm, Gaufrette, Sylvain et Emily à la terrasse des Marronniers et que j’ai eu une très touchante et émouvante discussion avec cette dernière.

Comme quoi, en matière de confiance en soi, tout est affaire de façon de voir les choses.

« Just do it » m’a-t-elle dit en substance…

« Ya plus qu’à » comme on dit.

 

 

Et toujours le concours de "photos de WC" d'Esther don't Forget...

lundi, 10 septembre 2007

Spécial "VOICI en images"

Lorsque dimanche, j’ai repensé à la BTP made by dfp de la veille, même si mon cerveau était en mode « économie d’énergie », j’ai eu l’impression, entre autres, d'avoir beaucoup ri, d'avoir beaucoup transpiré (ne mentez pas on me l'a dit), d'avoir beaucoup dansé, de m'être conduit une fois de plus comme une fille de mauvaise vie, de m'être mis à poil encore une fois, mais surtout d’avoir feuilleté un exemplaire de VOICI spécial « pédéblogaysphére » narrant une soirée VIP.

Tous !

Ils étaient tous là ou presque.

 

Et ce fut un ravissement que de les croiser ou plus

 

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Il y avait bien entendu la petite bande habituelle du rouge et d’ailleurs :

 

Le Petit prince de la nuit, grand ordonateur de l’ambiance musicale, Dfp derrière ses platines,

 

L’élégantissime et coquine Esther,

Le sulfureux, drolissime et charmant, Demonz accompagné de sa panoplie dsquared,

Le gentil Creamy sous ses airs de mauvaise fille,

L’ours Mort ou Vif et sa jolie plume,

La non moins mauvaise fille, Olivier et ses imitations « à se faire pipi dessus »,

La célébrissime Tyra de la blogaysphére et son déhanché ravageur : Dragounette,

La virginale « On a night » dans sa chemise blanche,

La non moins virginale « Yepboy » et ses allures de vraie bourgeoise de province, (PS : t'as raison on est toujours belles et ce en toutes circonstances)

La bondissante Ditom déchainé sur la piste,

Le bel Adam accompagné de sa pomme à croquer et de sa Maj (franchement pour les cheveux ne change rien bella dona)

Le fameux MarcelD et son casque de grutier,

Le gentil B et son sourire amusé,

The 6L20 et sa bande de potes,

Le beau Nico, l’épicier le plus épicé de la rive droite,

Le sweet Celui qu’il et son joli regard étonné mais pas si naïf,

 

Mais il y avait aussi les moins fréquents mais toujours bienvenus :

La célébrissime Matoo (devant qui Creamy, Dragounette, Olivier et moi-même nous sommes prosternés en signe d’allégeance),

Le charmant Ikare et ses grands yeux étonnés aux toilettes,

Le Thanos et son déhanché tout aussi ravageur que celui de Tyra et dont la réputation enchanteresse est parvenue jusqu’à moi,

 

Puis il y avait les nouveaux en chair et en os et qu’on était ravi de rencontrer enfin :

Brieux 75 (merci au fait pour le compliment)

Vincen-T

Toli

Toon et Zep son mari et inversement Zep et Toon son mari,

 

J'ai raté totalement Arkane et Peio et je ne peux que le regretter.

J'espére juste que ce ne sera que partie remise.

 

Mais il y avait aussi les "non blogeurs" (cette race de gens étranges mais qui existent et sont aussi nos amis) mais non moins célèbres :

La perla arrivée tardivement,

Envoyé spécial K et son élégante silhouette,

Sylvain, Malcolm, Gaufrette, Laurent S, parti trop tôt aux Follivores,

et sans doute beaucoup d’autres …..

Un certain Stephane barbu et au physique tout a fait "banal" selon ses dires (moi je pensais tout le contraire) m’aurait facilement convaincu de l’épouser si seulement il avait essayé.

Bref une soirée des plus réussies dont tellement de gens se font l’écho à droite et à gauche que je ne saurais en choisir.

Néanmoins, si vous insistez et que vous voulez en savoir plus je recommande de voir les photos en musique ICI ou ICI, et de lire ICI.

Ah oui j’oubliais …. merci beaucoup dfp ….

mardi, 04 septembre 2007

Souvenirs from Souvenir

podcast

 

3d10b069eaf7b566e2fe5337aba835a3.jpgIl est 7h00 ce dimanche matin, lorsque je pénètre dans l’immense hangar de cette zone industrielle, à mi chemin entre Sitges et Barcelone, qui accueille Souvenir.

 

Je me sens super excité et intimidé. Je me sens comme un petit garçon. Des centaines de dizaines de mecs torses nus dansent les bras levés. C’est impressionnant.

 

Je suis précédé par Daniel, le gentil cuisinier de Perpignan rencontré à la Salvation quelques heures plus tôt ; par Luis, un des barmans de la Salvation ; par Paquita, leur amie transsexuelle dont la vulgarité n’a d’égale que la grande gentillesse et les coutures encore fraiches et apparentes, et enfin par quelques cagolles toulonnaises des deux sexes, plutôt marrantes.

 

 

Lorsque je passe devant le Sound système je sens instantanément les vibrations de la musique qui m’atteignent le cœur. Je la sens à l’intérieur de moi la musique, dans mon corps, elle bat à l’unisson de mon cœur, elle coule dans mon sang   Waouuuh, c’est une sensation vertigineuse, violente et étrange que de ressentir la musique, le rythme, le son, à l’intérieur de son corps comme faisant partie intégrante de soi et non comme quelque chose d’extérieur.

 

Tout va tellement vite dans mon esprit, à ce moment là. A peine le temps de noter une chose que déjà, je passe à autre chose. Une sensation en chasse une autre. L’excitation précède la peur qui est elle-même suivie de la joie et de l’envie.

 

La foule est dense et nous peinons à avancer. Les gens souriants et tactiles « happy - happy - happy » s’embrassent à « bouche que veux tu » tous les deux mètres. Tout le monde se touche, se regarde, danse … Je commence à me sentir un peu plus dans l’ambiance, la peur s’éloigne, mes yeux s’habituent, je commence à me senti grisé.

 

C’est ma 1ere after, ca m’amuse beaucoup de me savoir seul ici, sans mes potes qui sont rentrés se coucher. J’ai beau savoir que c’est couillon et totalement immature, je me sens un peu fier d’être ici, 14727a41db1abb660166f6c06bf03809.jpgseul avec des inconnus rencontrés à peine deux heures auparavant et surtout assez à l’aise. Fier de dépasser des limites personnelles que je croyais insurmontables. Fier d’oser enfin faire ce dont j’ai envie sans culpabilité, sans crainte, sans remord. C’est totalement idiot mais c’est ainsi à ce moment là.  

 

 

Daniel, décide de jouer les guides et me prend par la main pour me faire visiter les lieux. Il me dit « Suis moi, je te fais comme on m’a fait la 1ere fois ! Tu vas voir c’est dingue ! ».

 

Nous déambulons un peu au sous sol parmi les sofas de skaï blanc, avant de remonter au rez–de-chaussée ou définitivement l’ambiance est plus …. Comment dire ? Sensuelle. J’offre une bière à Daniel pour le remercier et l’embrasse sur le front. Je sens bien qu’il attend autre chose de moi. Mais comment lui dire, que le terrain de jeu est si grand et les jouets tellement nombreux et attrayants, que je sens quelques regards, que je n’ai pas envie de me fixer tout de suite sur un seul. Pas encore, pas tout de suite. Je veux savourer, faire durer, profiter.

 

1f892f473bf3334e6341ec12963f74b7.jpgTrès vite, je m’arrange pour « perdre » Daniel et ses amis, pour me perdre dans la foule. J’enlève mon débardeur puisque cela semble être la tenue la plus appropriée. Un garçon m’arrête, me parle. Il me dit qu’il m’a déjà vu à Sitges, me présente ses amis. Sourire et cette « satanée fierté » qui revient. Des mains me frôlent, des bouches me sourient. Une jeune femme me parle en portugais. Je comprendrais plus tard qu’elle me prend pour un brésilien. Ce qui me fait sourire.

 

Je me sens vivre vite et fort. Je me sens juste bien et je ne suis encore sous l’effet d’aucune béquille chimique à ce moment là.

 

Le lecteur habitué sait suffisamment combien je ne me tiens pas en haute considération et combien je peux manquer de confiance en ma séduction, combien j‘ai pu jusqu’à présent manquer d’audace. Et là depuis quelques mois je découvre la vie sous un jour nouveau, différent. J’ose enfin et ça marche. A ce moment là précisément je repense à une phrase prononcée par dfp quelques semaines auparavant à Paris « Si ce n’est pas un problème pour toi, ca n’en est pas un pour les autres ». Je me dis qu’il a rudement raison…

 

Je continue ma ballade, je suis seul entouré de cette foule de corps de mecs qui se fondent en une masse compacte de muscles et de torses et dont je suis moi-même un maillon, un atome, une molécule.

 

Tout à coup au beau milieu de la foule, je suis saisi par une sensation absolument incroyable : un jet de gaz glacé me tombe dessus, m’immobilise et me fait frissonner. C’est alors que je l’aperçois. Il s’appelle « Jorge » mais je ne le sais pas encore. Nous nous sourions. Il s’approche me met la main sur la hanche et nous dansons. Nous ne nous quitterons plus jusqu’à midi. Il partage avec moi ses béquilles chimiques. Et je m’envole.

 

Ses mains, d’une douceur extrême me caressent, il m’embrasse le cou, je suis juste bien, lui aussi. Nous nous embrassons à n’en plus finir, nous dansons, je ne pense à rien. Le temps passe. Ce que nous nous sommes dits n’a que peu d’intérêt puisque nous ne nous reverrons pas et que malgré l’échange de numéros de téléphones il y a peu de chances que cela donne quoi que ce soit. Et seuls comptent ce moment, cette sensation, ce plaisir, cette harmonie. C’est tout. Un très joli souvenir de souvenir.

 

Voila qui clôture bien mes dix jours de vacances espagnoles. Je rentre un peu après midi à Barcelone en train, complètement ailleurs, le sourire aux lèvres. Nous passons Sylvain, Malcolm et moi la journée du dimanche à Bogatell sur une plage branchouille à récupérer de ma folle nuit …

 

Le lendemain soir nous serons à Paris et je ne pourrais m’endormir tout excité que je suis des centaines de dizaines de sensations nouvelles engrangées durant ces dix petits jours. Un jour, je le sais, j’essayerai de comprendre ce qui s’est passé, ce qui a changé en moi, mais pas tout de suite, plus tard.

 

J’ai encore envie d’en profiter de me fabriquer encore pleins de jolis souvenir….

mardi, 28 août 2007

Sluty Hollidays

Après nous être mis une « enormous » taule le vendredi soir de notre arrivée, sur les conseils de notre ami F. le Toulousain, Sylvain, Malcolm et moi, nous rendons le samedi aprés midi sur une plage naturiste, un peu éloignée du centre de Sitges.

Comme nous ne sommes pas très frais et que les souvenirs des indications données par notre ami Toulousain au petit matin, avant de nous quitter, sont confus et parcellaires, nous adoptons la tactique de la "balise Argos" (que nous pratiquerons à de nombreuses reprises durant les jours suivants) et décidons de suivre deux garçons à l’allure résolument gay (en même temps, in situ que trouver d'autres à part des garçons à l'allure résolument gay), sûrs qu'ils nous mèneront obligatoirement à bon port.

Nous y arrivons et sommes quelques peu déçus par la plage naturiste qui n’a rien d’exceptionnel, mais également par la nature de la population qui s’y presse qui n’a, le lecteur l’aura compris, rien d’exceptionnel non plus.

Néanmoins nous y passons la journée à roupiller agonisant au soleil (en maillots de bains bien entendu) comme des grosses loques en chopant au passage, les 1ers d’une longue série de coups de soleil dévastateurs.

Le soir venu, une sorte d’excitation qui ne nous quittera résolument plus de toutes les vacances, s’empare de nous à nouveau et nous pousse à farfouiller dans nos « enormous » valises afin de trouver la tenue la plus adéquate et à partir à l’aventure.

Nous reproduisons le même parcours que la veille en démarrant au « Privilège » en pousuivant au « Méditeranéo » et en finissant à « l'Organic » ou au « Thrailer ». Nous décidons puisqu'il faut bien faire des choix, de ne pas nous rendre ce soir là, à Barcelone pour la Salvation et/ou pour Souvenir, malgré la gentille invitation de Fodsy puisque le week-end suivant nous serons encore à même d’en profiter en étant à Barcelone intra muros.

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Et à titre personnel, j'en profiterais bien bien bien le week end suivant, mais c'est presque déjà une autre histoire et il est encore trop tôt pour en parler.

Les jours se sont ainsi suivis et se sont ressemblés jusqu’au mercredi matin, où nous avons repris le train direction Barcelona où nous attendaient nos amis Sofiane et Esteban et d’autres encore parmi lesquels un garçon que nous n'avons pas tardé à surnommer "Bijou Brigitte" pour des raisons qu'il serait trop long d'expliquer ici, mais qui nous ont fait mourir de rire tout le séjour…

On notera néanmoins, le dernier soir à Sitges, l’apparition furtive mais néanmoins efficace et souriante, d’un petit (vraiment petit) « Roberto from Madrid » croquignolet à souhait et réellement sweet.

Pas du tout dans mon domaine d’activité stratégique (DAS*) habituel ce garçon, mais tellement charmant et surtout tellement motivé que n'étant qu'un « faible » homme, je me suis laissé faire avec bonheur et sans bouder mon plaisir.

Il me faut, pour que la vérité soit totale et absolue, néanmoins avouer que j'avais ce soir là préalablement jeté mon dévolu sur un  joli barbu Aixois aux yeux de chat tout dorés (totalement dans mon DAS* lui par contre) qui  avait fait mine de ne pas remarquer mes tentatives plutôt "enormous" (comprendre qui m'avait mis un gros vent poli mais un vent quand même).

« Enormous slut 1 - Zaza » (your sweet little Fairy) venait d’entrer en scène, tandis que « Enormous slut 2 - Eva» (Malcolm) s’activait de son côté, telle une abeille besogneuse avec un fort joli Natxo madrilène et qui « ô hasard » se trouvait également être le colocataire de chambre d’hôtel et néanmoins ami du jeune Roberto précité.

Ce soir là, nous avons failli frôler une situation des plus burlesque en risquant sans le savoir de nous retrouver dans la même chambre d’hôtel « moi et mon Roberto » et « Malcolm et son Natxo », dans une configuration que nous étions bien loin de soupçonner les uns les autres et qui aurait sérieusement mis à mal nos pudeurs d’amis de longue date, mais qui aurait pu être « over drôle » après coup malgré tout.

Le hasard nous ayant fait changer de destination à la dernière minute, Roberto et moi, la pudeur collective fut épargnée cette fois ci.

Pendant ce temps là, notre Duègne (Sylvain) de son côté, soignait fébrilement sa grippe en grelotant et transpirant, sous ses draps, à l’hôtel.

Au-delà de l’anecdote amusante, mon sentiment sur Sitges est assez mitigé.

Je ne veux pas cracher dans la soupe puisque j’ai joué le jeu « à mort » et plus encore et que j’y ai pris du plaisir, mais force est d’avouer que « Trop c’est Trop » et que le côté connasse hystérique qui cherche à choper en permanence, à la longue devient oppressant et un peu pathétique.

A la plage, dans les rues, au restau, dans les bars, à l’hôtel, au supermarché, à la pharmacie, dans les magasins, dans l'escalier, aux toilettes, croiser et recroiser sans cesse et partout, les mêmes personnes dans une posture de séduction qui n’est clairement ni neutre, ni innocente est un peu fatiguant …

En effet, se trouver en permanence en situation d’être regardé et de regarder soi même, dans un but précis et avoué ne révèle assurément pas le meilleur de soi, ni des autres. Ca fait un peu supermarché du sexe.

Mais bon puisque c'est le jeu ma pauvre Lucette,  je suis quand même vraiment content de l’avoir fait sans m’être interdit quoi que ce soit et d’avoir cédé à chacune de mes envies, inversement à la fois où il y a plus de dix ans, je n’avais profité de rien par manque d’audace (n’ayant pas encore découvert à l’époque la technique merveilleuse de l’autosuggestion) et était rentré frustré et malheureux.

Suite au prochain épisode.

* Domaine d'activité stratégique

Back in Business

Dix jours ça passe si vite lorsqu’on est entraîné dans un tourbillon infernal ….

Je rentre cramé au 2ème degré, épuisé, ruiné mais heureux de ces dix jours de fiestas non stop.

Si j’avais voulu définir ce que pouvaient être des vacances de connassses clichées, je n’aurais pas pu mieux faire, entre shopping quotidien hystérique, fiestas every night, plages peuplées de centaines de dizaines de milliers de mecs, clubs, alcools and co., huile à bronzer, recherche du plaisir permanent et préoccupations basiques du genre : « Qu’est ce que je mets ce soir ? », « On va où ce soir ? » et « Quoi il n’y a plus d’huile et il ne reste que de la protection 10, mais comment on va faire ? », ou encore « Putain il est tapé en plein jour lui, hier soir il avait l’air mieux en boite » …

A peine arrivés vendredi 17 août au soir a l’aéroport de Barcelone nous prenons Malcolm, Sylvain et moi le train direction Sitges. La gare est en plein centre ville et juste a côté de notre hôtel « Le Liberty » … les vacances commençaient bien …

Nous déposons nos bagages, enfilons nos habits de lumière et partons dans la foulée, arpenter les rues de la cité balnéaire non sans une certaine excitation au creux du vente ….

Par hasard, nous essayons un 1er bar « Le Privilège » où nous tombons immédiatement sur F. un ami de Toulouse lui même avec ses amis …. Les verres se suivent s’entrechoquent, se bousculent, les bars suivent le même chemin et très vite la soirée vire au n’importe quoi ….