vendredi, 03 avril 2009

Miss France contre 1ere Dauphine

Pour lire l'épisode 1 : "Le fruit défendu" c'est ICI

Pour lire l'épisode 2 : "La cité des connasses" c'est ICI

Puisque je suis revenu sur ce blog (pas que pour faire de la promo n'en déplaise à certains commentaires aigres) et que j'avais laissé en suspens le récit de mon aventure Bordelaise, je me dois de raconter l'issue heureusement non fatale de cette histoire mais pour autant pas très heureuse.

Le lecteur se souvient sans aucun doute, que j'avais rencontré en décembre un garçon qui avait eu le talent de savoir réveiller en moi certaines appétences affectives douloureusement et volontairement enfouies aux tréfonds de mon être (pour se rafraichir la mémoire c'est ICI) et que j'avais commencé à raconter ici, le cœur battant et plein de cette délicieuse ardeur propres aux cœurs enflammés, le début de cette histoire que j'espérais longue.

Ainsi donc après avoir passé une étonnante (pour ma part) nuit avec le dit garçon, nous nous (enfin je devrais dire plutôt Je) sommes engouffrés dans une sorte de « machin relationnel » que j'ai trop vite (la suite l'ayant démontré avec un éclat non discutable) qualifié de début d’histoire…

Quelle conne cette Fée alors. Peut être me suis-je aveuglé moi-même, peut être aurais je du être plus vigilent, moins crédule, plus à l’écoute et moins centré sur mon envie à moi ? Je ne sais pas très bien.

En revanche, ce que je sais c’est que lorsque j’y repense je me dis que tout concourrait à ce que la méprise soit possible : deux garçons adultes, du sexe, de la tendresse, de la sensualité, des rires, des câlins, du sommeil en commun, une envie partagée exprimée de se revoir, des sms, des mms, des bisous, des smileys sur des écrans de portables, des projets communs, ….

Comment vouliez vous que je ne m’y trompe pas ?

Après la 1ere nuit ensemble, il fut très vite clair que nous avions envie (enfin rétrospectivement je me dis que ce n’était sans doute pas nous mais tout simplement moi) de nous revoir.

Mais comme le jeune homme vivait à Bordeaux la chose n’était pas forcément aisée. De fil en aiguille quelques trois semaines plus tard, nous décidons que j’irais passer le weekend end chez lui. Et ainsi fut fait. Et le weekend se passe de façon absolument idyllique à base de ballades, de chahutages amoureux, de moments partagés …

Bref je me voyais déjà en haut de l’affiche … et ce d’autant plus qu’il était prévu qu’il vienne à Paris avec ses amis le weekend suivant. Et ainsi fut fait.

Sauf que le weekend suivant, Monsieur ne m’a juste pas calculé du weekend malgré quelques discrètes mais néanmoins pressantes relances de ma part.

Au bout du compte j’ai finalement fini par comprendre tout seul, non sans quelques bleus à l’âme, qu’il valait mieux lâcher l’affaire et ne pas insister.

Intuition confirmée par un sms quelques jours plus tard m’informant que définitivement lui et moi n’avions pas envie des mêmes choses.

L’histoire aurait pu s’arrêter là….mais cela aurait été sans compter le toupet et le culot le plus incroyable du monde de la galaxie de l’univers, en l’occurrence celui du jeune homme en question.

Quelques semaines de silence et quelques larmes versées par mes jolis yeux plus tard, un après midi de Saint Valentin, qu’elle ne fut pas ma surprise de recevoir le sms suivant : « Une petite pensée pour toi en espérant que tout va bien pour toi Bises. S »

Ce à quoi je réponds en m’étonnant de ce message, qu’il me semblait que tout avait été dit lors de nos derniers échanges. La réponse qui me fut apportée m’a furieusement mis en colère : « probablement parce que je t’apprécie et que je ne souhaite pas t’effacer de ma mémoire même si nous n’avons pas envie des mêmes choses. »

Après avoir lu ce dernier sms j’ai été subitement pris d’un accès de colère qui m’a poussé à prendre mon téléphone, à composer fébrilement son numéro et à lui expliquer :

1.  qu’il avait fait un choix qui certes ne me satisfaisait pas mais que c’était le sien et qu’à ce titre, je ne pouvais lui en faire le reproche

2.  mais qu’en revanche, faire des choix implique nécessairement de renoncer à certaines choses au regard de ces derniers et que partant de ce principe là, jouer la carte de la franche camaraderie au mieux, ou du fuck buddy dans le pire des cas n’était ni très élégant ni très intelligent de sa part

3.  et que définitivement les seconds rôles n’étaient pas faits pour moi et que dans la vie, je ne pouvais être que Miss France et en aucune façon sa 1ere dauphine …

« Et toc dans ta gueule » me suis-je dit en raccrochant.

Ainsi donc du match « Miss France » VS « 1ere Dauphine » aucune n’est sortie réellement gagnante. Mais Miss France s’est quand même soulagée d’avoir dit ce qu’elle avait sur le cœur.

samedi, 10 janvier 2009

La cité des connasses ...

 

Pour lire l'épisode 1 c'est ICI

L’intimité et la pudeur sont des notions infiniment subtiles et délicates qui ne recouvrent pas toujours le même sens pour tout le monde.

Contingentes et relatives, elles sont excessivement variables d’un individu à un autre.

Pour ce qui me concerne, si je n’ai pas la forme de pudeur la plus communément répandue, consistant à ne pas se raconter, à ne pas s’épancher en public (NDLR : et pour cause cher lecteur, comme tu le sais, j’expose ici régulièrement mes petits ennuis et mes petites joies) je fais preuve d’une autre forme de pudeur, peut être plus ténue, plus subtile, plus discrète, moins évidente.

De même que l’intimité ne revêt pas la même forme en fonction des caractères, des histoires et des personnalités de chacun, voir des moments de la vie ….

A titre personnel, je considère que le fait de dormir aux côtés de quelqu’un est le comble de l’intimité.

Je peux m’envoyer en l’air dans toutes les positions avec un mec sans que cela soit pour moi d’une intimité forte, en revanche lorsque je dors avec un garçon, je le fais entrer dans mon intimité.

J’accepte qu’il me voit dans l’abandon le plus simple, dans la plus évidente situation de vulnérabilité, dans la posture la moins contrôlée et sécurisée qui soient …

Ce long préambule pour avouer que je ne dors pratiquement jamais avec personne.
Clairement parce que la plupart du temps, personne ne me donne réellement envie de partager cette douce intimité, personne ne me donne envie de dévoiler cette part quasi encore vierge de mon intime personnalité …

Or, un vendredi soir, alors qu’épuisés par plusieurs semaines de sorties intensives, mes amis et moi venions de décider, chose rare, de ne pas trainer pour rejoindre nos pénates après diner, je reçois des nouvelles par texto d’un garçon.

J’étais entré en rapport avec lui via la « cité des connasses » (NDLR 2 : chat de rencontres gays) en des termes que je ne saurais rapporter ici tant ils étaient « hot and spicy », directs et précis …

Du reste à bien y repenser, le rouge de la honte me monte au front. Anyway, il faut bien parfois, que le corps exulte …

Une chose en entrainant une autre, le garçon arrive chez moi, plutôt nettement mieux en vrai qu’en photo.

Et comme la réciproque semble également vraie, nous entamons une forme de marathon sexuel tout ce qu’il ya de plus agréable et complice.

Nous nous livrons donc joyeusement et sans complexe aucun, durant un long moment et jusqu’à épuisement total, à cette délicieuse activité qu’est le sexe, quand il s’inscrit dans une perspective de partage d’échange et de respect.

L’état suivant la satisfaction des corps est en règle générale un état se situant entre l’alanguissement et l’endormissement ….

Il en fut ainsi entre le garçon et moi-même après la satisfaction de nos sens …

Cet état peut parfois être propice à d’autres types d’échanges tout aussi agréables si ce n’est plus que les précédents…

Caresses, massages, câlins, papotages en tous genres, prennent alors quelques fois le relais …

La situation était réellement trés étrange à mes yeux, pleines de réminiscence de ma 1ere fois avec Big-A, des années auparavant …. Même mode de rencontre, même entente des corps, même alchimie, même état, même envie post coït de se rapprocher tendrement l’un de l’autre, tout me ramenait en arrière …Jusqu’à la position qui était la mienne dans le lit : en tailleur, un oreiller posé sur les jambes …Tout !

Comme il était encore tôt et que quelques indices discrets (NDLR 3 : je fais un dessin où tout le monde a saisi ?) me laissaient à penser que nous n’en avions pas tout à fait terminé de nos ébats, je proposais à mon invité (car quoi qu’il en soit la maison est toujours soucieuse de l’accueil réservé à ses hôtes de marque) de partager la bouteille de champagne qui se trouvait par bonheur au frais dans le réfrigérateur …(NDLR 4 : Comme chacun le sait à présent, le dit réfrigérateur ne contient que peu d’autres choses que du champagne)

Et ainsi fut fait.
Ajoutée à l’ivresse des sens, l’ivresse de l’esprit fut propice à un rapprochement supplémentaire qui cette fois fut de nature très différente du premier … plus sensuel, plus tendre, plus humain, moins bestialement sexuel…

Au point que dans un élan de fougue et d’emballement qui m’est assez propre dans l’ivresse naissante, je proposais au garçon de partager mon sommeil ….

(to be continued …)

mercredi, 07 janvier 2009

Le fruit défendu ...

L’avantage qu’ont les quarantenaires urbains, socialement bien intégrés, en psychanalyse depuis quelques années sur les vingtenaires éffrontés et sur les trentenaires timorés, c’est qu’en principe :

 

  • ils ont enfin appris à bien se connaître,
  • ils ont bien identifié leurs propres limites,
  • ils ont également repéré leurs propres schémas de fonctionnement pervers,
  • ils savent reconnaître les personnalités toxiques,
  • ils savent surtout se retenir de foncer dans les murs.

Eh bien moi :

  • bien que quarantenaire pratiquement avéré,
  • bien qu’en psychanalyse plus ou moins récurrente depuis de nombreuses années,
  • bien que doté d’une foultitude d’amis et de relations tous plus pertinents, charmants et divins les uns que les autres,  
  • bien que Parisien convaincu et convaincant…..

Eh bien qu'étant tout cela, moi, je foire, je rature, je biffe, je trébuche, je gribouille, j’approximatise, je tombe, je me ramasse, je me cogne, je me griffe, je me blesse, je me vautre ...

 

Moi, je ne sais pas.

Non.

Vraiment et définitivement pas.

 

Dans bien des matières  nécessaires au concours permanent qu’est l’existence, je suis imparfait.

 

Et s’il en est une en particulier, parmi celles-ci que j’ai sans cesse ratée et pour laquelle je montre bien peu de dispositions naturelles c’est bien la matière amoureuse.

 

A tel point que depuis quelques mois, après de mémorables et retentissants échecs, et au prix de nombreux efforts, je m’étais résolu en bon quarantenaire prétendument lucide et accro à son rendez-vous bihebdomadaire chez le Docteur « Toc-Toc », à ne plus avoir envie d’aller sur le champ de l’affect, de la relation amoureuse, à me dire que la vie pouvait aussi être belle autrement, sans ça…

 

Et j’étais bien.

Calme.

Serein.

Posé.

 

En phase avec ce que j’étais en mesure d’obtenir, sans espoir disproportionné, sans attentes démesurées, sans peine violente, sans peur sclérosante…

 

Prenant de la vie ce qu’elle était en mesure de m’offrir, n’en attendant ni plus, ni mieux. Convaincu que je coulerais ainsi des jours plus ou moins heureux certes mais surtout calmes jusqu’à la fin…

 

Alors oui, c’est sûr, je le confesse, le manque s’est parfois fait cruel, l’absence s’est quelque fois faite douleur, et la solitude s’est parfois aussi muée en souffrance …

 

Mais j’étais bien, certain, que je ne retomberais plus dans mes errances passées, mes contradictions manifestes, mes incapacités notoires, que ca ne m’arriverait plus, que j’en avais décidé ainsi et que c’était bien, mieux, plus sérieux, plus adulte, plus mur…

 

J’ai toujours été convaincu, que le talent pour « l’amour entre êtres humains », que le « savoir faire » et le « savoir être » nécessaire à la réussite d’une histoire ne sont pas des choses équitablement partagées entre tous.

 

J’ai toujours été certain qu’en cette si particulière matière certains ont tout et d’autres rien.

 

De même que nous ne sommes pas tous doués pour telle ou telle chose, de même que parmi nous, certains sont grands et d’autres petits, certains bruns et d’autres blonds, certains doués pour la cuisine et d’autres pour la littérature, certains pour l’amitié d’autres pour le sexe, de même que la beauté et le charme ne sont pas non plus harmonieusement distribués …

 

J’ai toujours eu la conviction qu’il faut savoir passer la main, savoir s’arrêter à temps.

 

Et j’ai su, enfin j’ai cru savoir …

 

Jusqu’à ce qu’un vendredi soir comme tant d’autres, rentrant chez moi un peu plus tôt que prévu d’un dîner entre amis dans un restaurant branché du centre de Paris, je ne reçoive un sms d’un garçon avec lequel j’étais en contact à des fins purement sexuelles, me proposant de consommer sur le champ et goulument de préférence, ce fruit « dit défendu » que nous convoitions de concert depuis quelques jours  et dont nous avions abondamment évoqué ensemble et de toutes les façons possibles, la réalisation ….

 

(to be continued ...)  

jeudi, 13 novembre 2008

Soyons fous ...

Le lecteur habitué à passer ici de temps à autres le sait bien. Je suis peu à l'aise avec la séduction, en proie aux doutes et au manque de confiance. La plupart du temps, il me faut attendre d'atteindre tard dans la nuit, un état suffisamment second pour oser ....

Eh bien figurez-vous que tout récemment, j'ai osé "en plein jour" et "en pleine possession de mes moyens" ...

Trop dingue ! Non ?

Mardi aprés midi, alors que je brunchais avec des amis au Curieux Spaghetti Bar, assis à ma table, je coise le regard d'un garçon plutôt pas mal, mais que je n'avais jusqu'alors pas remarqué.

Pas d'affolement, car en même temps, croiser le regard de quelqu'un une fois, surtout dans un lieu fréquenté par des gays, ne veut juste rien dire.

Néanmoins mis en alerte, et tout en continuant à deviser gentiment avec mes deux camarades de brunch, je me mets à surveiller du coin de l'oeil le garçon en question.

Et là ce fut un, puis deux regards, de ces petits regards que je qualifie de "faux amis" justement parce qu’ils sont suffisamment insistants pour laisser à penser que ..., et suffisamment peu insistants pour plonger quiconque les reçoit, dans un océan de doutes.

Durant tout le brunch, s'est alors livré un étrange ballet de regards, de croisement au buffet, (force m'est ici de confesser que je me levais pour aller me resservir, chaque fois que le dit garçon se levait) sans que rien ne se passe, pas même un sourire ...

Enfin, quand le moment de lever le camp et de payer est arrivé et alors que miraculeusement l'amie avec qui le garçon brunchait s'était éclipsée aux toilettes, je lui ai souri et ai fondu sur lui en prétextant la raison la plus abomifreusement et ringardement bateau qui soit "On se connait, je crois mais je ne sais pas d'où ?".

Rétrospectivement, j'ai un peu (grave ma race) honte de n'avoir pas fait preuve de plus d'imagination ou d'adresse, mais l'urgence de la situation (je rappelle que nous nous apprêtions mes amis et moi même à quitter le lieu) m'imposait d'agir et d'agir vite ....

A la question posée, le garçon répondit qu'il lui semblait en effet également que nous nous connaissions mais qu'il ne savait pas bien non plus comment.

En quelques mots et quelques secondes j'ai obtenu, son numéro de téléphone et donné le mien afin de "garder le contact"...

Quelques heures et quelques sms plus tard, nous sommes convenus de prendre un verre ensemble, "un de ces soirs" (expression que by the way, j'exècre au haut point, rapport à ce qu'elle ne veut juste rien dire et plonge celui qui la reçoit là aussi dans un abime de doute sans fond mais passons).

Autant dire que c'est le cœur battant à 2000 et le rouge aux joues , que j'ai rejoint mes amis à la caisse, qui miraculeusement n'avaient rien capté de mon petit manège et qui s'étonnaient juste de mon léger retard.

J'ai par la suite passé un délicieux après midi, la tête bouillonnante, me répétant la même phrase en permanence : "il n'a pas dit non" , "il n'a pas dit non" , "il n'a pas dit non" , "il n'a pas dit non" , "il n'a pas dit non" , "il n'a pas dit non" ...

J'ai presque honte de raconter cela ici, tant j'ai parfaitement conscience du ridicule de mon immaturité affective ...

Un adolescent à peine pubère eut sans doute été moins surpris et moins maladroit ...

Mais que voulez vous, d'une certaine façon, je découvre à peine la vie, et j’ai encore tant à apprendre ...

C'est ridicule à souhait, mais putain ce que c'est bon. (to be continued ... or not)

mardi, 19 août 2008

Quelques jours en été ...

 


podcast

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Me voici revenu à la vie parisienne depuis quelques jours.

Juste le temps d'atterrir au sens propre comme au sens figuré, de revenir à la réalité, de se mettre bien dans le crane que les vacances sont terminées et qu'à présent la rentrée est là, de laisser trainer les maillots de bains sur le dessus de la pile encore quelques jours, juste histoire de se donner l'illusion que « demain peut être » on ira à la plage si l’envie nous en prend, de laisser trainer les "huiles à bronzer" dans la salle de bain, ... et me revoilà ici.

Un bien bel été en vérité quand j’y repense.

Je m'excuse par avance auprès de celles et ceux qui ne seraient pas partis en vacances, la lecture de ce post risque de leur être désagréable.

Au menu de cet été, il y a eu des sauts de puces un peu partout (jamais plus de 5 jours au même endroit), du soleil, des choses variées, de l'Espagne, de la France, de l'Algérie, de l'Italie, des Ray Ban, des bordelais au crane rasé, des Princesses françaises, une white party mémorable, des bêtises en pagaille, du rire, des Roméos italiens, de brèves étreintes, des salades de fruit « macro-bio », un tatoo  d'été, du sable fin, des rochers, quelques biéres, de la méditerranée, des bisous tout doux, du shopping, des jacuzzis « hot and spicy », de la famille, des amis, des plages en plein cagnard, des pédés, des hétéros, des enfants, des sorties, des flots de vodka, de micro shorts, et tout un tas de choses ... mais surtout de la légèreté, de la liberté et du plaisir.

Récit de ces quelques jours estivaux :

raybanclub2.jpgAprès une semaine de repos et de bronzage calme au bord d'une piscine varoise avec la Sagrada familia, elle-même précédée d'une semaine algérienne un peu plus éprouvante et dont j’ai déjà parlé ICI, je me suis envolé début août, le cœur battant et la peau hâlée, pour la Catalogne afin de rejoindre Mesdemoiselles C. et V., Messieurs. C., Bikounette et H.

Nous y avions loué un appartement pour quelques jours en plein cœur de Sitges ... Nous y partagerons notre temps entre la plage, les bars, les sorties, les rires. Les bêtises n'arriveront qu'en toute fin de séjour notamment à la white party de l'Atlantida (oui oui ! je sais la Fée a été vilaine), veille du départ, et le lendemain sur la plage pour certains d'entre nous, avant de rejoindre Barcelone où nous nous séparerons, certains allant poursuivre leur villégiature en Turquie, d'autres à Béziers pour la Féria ...playasitges.jpg

Pour ma part, la location de notre appartement étant arrivée à son terme, je rejoindrais Barcelone où durant deux jours, j'aurais le plaisir de retrouver C. mon amie d'enfance et ses deux adorables petites dindes (dont « by the way », je suis tombé absolument raide dingue), avant de retrouver mon ami Yepboy pour quelques jours de folie (avec un S) à l'Axel.

Pour autant, l’envie de revenir à Sitges me taraude, où comme de bien entendu j’ai rencontré à la white party, la veille du départ, un « Sebastien » (pas du tout dans mon domaine d’activité stratégique habituel : fin, blond, glabre, un petit peu princesse, …). Qu’à cela ne tienne, je retournerais passer une journée entière en sa compagnie … faisant ainsi de M. Bikounette en un doublé magistral ma sœur et ma belle sœur (private joke).

Je garderais de Sitges, contrairement à l’année précédente, un petit goût d’inachevé, car si nous nous y sommes bien amusé, un constat s'impose soit nous avons été un peu longs à la détente soit définitivement 4 jours c’était trop court. Nous sommes partis en effet juste au moment où nous commencions à prendre nos marques, à trouver nos places, à connaitre des gens en un mot comme en cent juste quand on a commencé à s’amuser …

Il fallait nous voir, dans le train du retour vers Barcelone, Bikounette et moi le cœur en berne ayant laissé nos amoureux respectifs et non consommés (d’où mon retour à Sitges le lendemain), sur la plage. Au surplus, comme des adolescents, l’idée de tous nous séparer nous griffait le cœur  

Des adieux précipités, à Barcelona Sants, trop rapides et pour tout dire un peu déchirants sur un quai de gare plus tard, et me voici « alone » dans la capitale catalane, un poil tristouille d’avoir laissé mes copines, mais fin prêt à entamer le chapitre suivant de mon été enchanté.

BCN_AXEL-exter-2.jpgLa suite barcelonaise à l’Axel de mes journées sitgetoises sera au diapason. Sans beaucoup de sommeil, ensoleillée, simple, libre et légère ….

C’est un Yepboy totalement au taquet et reposé par sa semaine corse, que je rejoins à l’Axel, deux jours après avoir quitté Sitges (si si lecteur si tu suis, tu te souviens que j’ai passé deux jours avec mon amie d’enfance entre les deux).

Nous voici donc fin prêts  à défier la nuit barcelonaise … le week-end s’annonce festif puisque Barcelone accueille durant quatre jours « Circuit festival » .

Le Dietrich, le Zeltas, où comme il se doit nous croiserons tout Paris, faisant même quelques rencontres surprenantes (private joke : « halte à la publicité mensongère »), puis D-Boy (ancienne Salvation où le ton définitivement très « n’importe quoi » sera instantanément donné), constitueront le programme chargé de cette 1ere nuit Barcelonaise … Le demonz, en star noctambule fera même quelques « impériales » apparitions dans nos nuits catalanes (entre autres à la closing de circuit festival au son d’Offer Nissim), drainant « as usual » dans son sillage des garçons charmants … salvation_index%20page.jpg

De nuits courtes en journées bronzette sur la terrasse de l’Axel, mes heures barcelonaises se seront écoulées tel un songe, et voici que la fin des vacances pointe son nez …

Néanmoins celles-ci me réservent un joli cadeau d’au revoir (il ne saurait être question d’adieu entre Barcelone et moi … je reviendrais encore et encore) : un flirt italien mignon à croquer, suave, et sérieux comme les italiens savent être …

Un de ceux dont on sait qu'ils mènent nulle part, parce que … et parce que … et aussi parce que …, mais auquel on se laisse aller à croire malgré tout, juste un peu, au moins jusqu'à Paris,  parce que c’est doux, que c’est joli et qu’on n’est définitivement pas un sur homme …

Me voici, nostalgique mais heureux, la tête ailleurs mais l’âme reposée, de retour à la case départ, pour affronter la rentrée, le retour au bureau, paré pour vivre de nouvelles aventures, la tête pleine de souvenirs, le cœur plein de jolies choses …

En tout état de cause, je me suis senti cet été rajeunir, avoir 15 ans, vivre pleinement l'instant, vibrer, être libre, ne penser à rien, me vider l'esprit, ...

Alors rien que pour ça, et même si le retour est un peu rude, merci l’été !

PS : rien à voir avec le post précédent mais Hello Nicolas ;-) à bientôt en compagnie de notre amie commune

Copyrights Cedric G. pour les photos et dfp pour la musique.

vendredi, 21 mars 2008

Life in progress

Pas trop eu le temps d'écrire ces jours derniers !

Et ça ne risque pas de s'arranger puisque je pars une dizaine de jours en vacances.

Comme tous les ans à peu près à la même époque, je vais skier un peu, me reposer, vivre sainement durant quelques jours. Ca changera.

Je suis totalement lessivé de la vie de "con" mais néanmoins trépidante et agréable que je méne ici : week ends au cours desquels je ne me repose pas, semaines chargées, boulot, fetes, champagne ...

J'ai besoin d'un peu de recul et ce aussi parceque le 1er anniversaire de la mort de mon pére approche à grands pas et que je flippe ma race ...

Je sais que ça va être un moment difficile. J'angoisse à l'avance ...

Le seul point positif c'est que j'ai réussi à dire à mon frére qu'il fallait qu'il soit à Paris à cette date là, que pour une fois, je ne voulais pas assumer la situtation seul avec maman. Et ce sans m'enerver ....

Tout espoir n'est pas perdu ! Il y a du progrés. Je pourrais peut être faire quelque chose de moi un jour.

C'est marrant la vie. Ces dernieres semaines j'ai eu l'occasion de rencontrer pleins de garçons, d'obtenir cette forme de reconnaissance, de réassurance après la quelle je cours compulsivement, maladivement, fébrilement. La plupart m'ont comblé de compliments, m'ont renvoyé une image positive de moi même. Je peux plaire ! Fini le syndrôme du vilain petit canard ...

Le seul truc c'est qu'aucun n'est libre.

Ils ont tous un mec ou un empechement majeur.

Ou je ne comprends rien à leur jeu.

Le truc positif c'est qu'au moins ca s'est passé, là où avant je n'imaginais pas un seul instant que cela puisse arriver.

Tout espoir n'est pas perdu ! Il y a du progrés. Je pourrais peut être faire quelque chose de moi un jour.

Au boulot. c'est loin d'être l'éclate. Je m'ennuie. Je suis dans une spirale infernale ou l'ennui succéde à la démotivation qui elle même est précedée de la glande. Je dois me remmettre à chercher. Activement ! Et rapidement.

Pourtant, ils sont enchantés des résultats des actions que j'ai mis en oeuvre. Et c'est vrai qu'au milieu de tout ça, il y a parfois quelques secondes fébriles où je retrouve le sentiment du plaisir ...

Tout espoir n'est pas perdu ! Il y a du progrés. Je pourrais peut être faire quelque chose de moi un jour.

Life in progress ....

 

 

vendredi, 29 février 2008

Something about love ?

 

Préambule : Ami lecteur, par avance excuses cette note très longue (désolé je n'ai pas le talent de la concision) et tellement personnelle.

S’il est une chose dans l’existence dont je suis résolument sûr (et elles sont suffisamment rares pour êtres notées, que le lecteur en soit bien assuré) c’est que de l’adolescent a crête dressée sur la tête, en jean « over-slim » dansant la tectonique, à la mère de famille respectable avec bracelet à gros maillons Hermès au poignet, en passant par les jeunes amazones trentenaires so « rive gauche », guerrières caparaçonnées d’argile, ou les gays noctambules tendance rois de la hype, tout le monde court après l’amour.

 

Certains s’en défendent, d’autres en jouent, quelques uns encore s’y brûlent les ailes, d’autres enfin le fantasment, ou encore tout simplement le trouvent, mais tous assurément courent autour, à côté, après l’amour avec un grand A. On le rejette, on en a peur, on le bannit, on l’adule, on l’attend sagement en patientant agréablement, on l’a mais on tremble de le perdre, on l’a mais on le néglige, on l’a eu et on ne s’en remet pas, … la gamme des variations est infinie sur ce sujet et la littérature et le cinéma regorgent d’histoires à ce propos …

 

L’autre soir, alors que je rentrais un peu précocement d’un rendez vous avec un garçon (que le lecteur se rassure il n’est point question cette fois ci d’éjaculateur précoce), je me suis senti soudain dans un mood très Ally Mc Beal en me demandant ce qui pouvait bien clocher chez moi (en VO non sous-titrée ça donne ceci : « What’s wrong with me ? »), alors que mon facétieux et toujours fort à propos Monsieur Nano me déversait ceci dans les oreilles :

podcast

C’est vrai quoi à la fin, comment je fais pour m’y prendre si mal, ou disons à tout le moins avec si peu de résultats significatifs ?

 

Je ne suis pas trop idiot, doté du minimum syndical de culture générale me permettant de me mouvoir sans trop de difficulté en société, d’un niveau de CSP* plutôt correct, d’une pointe d’humour également, d’un aspect physique qui s’il n’est pas universellement convoité compte néanmoins quelques petits fans, d’un nuage de charme (indéfinissable truc que je sais même pas ce qu’il y a dedans).

NDLR : * CSP = catégorie socio-professionnelle

 

Et pourtant je merde lamentablement du point de vue sentimental.

 

Je n’y arrive pas.

 

Je me fourvoie.

 

Je me trompe.

 

Je me plante.

 

Je me vautre.

 

Je mise toujours sur le mauvais cheval au « quintet plus » de l’amour.

 

A ce propos, Pierrette Bres, si jamais tu passes par là, j’aurais bien besoin de quelques conseils !

 

Je sais que cela peut paraître incompréhensible aux yeux de nombreuses personnes, parce que c’est vrai que cette quête n’est pas une fin en soit et que limite c’est un peu la honte, mais je voudrais bien moi aussi vivre une jolie histoire, avec des vrais morceaux d’amour, de sérénité, de couple et de quotidien partagé, dedans.

 

Je fantasme sans doute beaucoup trop sur ce truc que je ne connais pas, que la vie me refuse et dont cette coquine de vie ne m’a jamais donné que quelques bribes, histoire de m’appâter. J’en conviens aisément ça rend le truc plus inaccessible et surdimensionné.

 

Limite, une fois de plus, j’ai presque un peu honte de fantasmer sur un bonheur si bourgeoisement chiant.

 

A ce propos d’ailleurs, alors même que j’en suis convaincu, nous courrons tous après, y compris les plus ardents défenseurs du célibat, il y a de façon générale dans les différents milieux que je fréquente, comme une sorte d'opprobre jetée par principe sur l’attente un peu niaiseuse du prince charmant et sur ceux qui la vivent.

 

Une forme de pause intellectuelle consistant à brandir sa sacro-sainte liberté, son dégoût du couple ou encore son rejet quasi fanatique du modèle établi.

 

En bon parisien, célibataire urbain, j’ai plus souvent qu’à mon tour, usé et abusé de ces fallacieux arguments et plaide bien entendu coupable de cet abomifreux crime impardonnable.

 

Pourtant il me semble bien humblement que l’être humain n’est pas programmé pour « être seul » et que :

 

podcast


J’ai beau  avoir une vie de célibataire très agréable, très heureuse, festive et entourée, il me manque tout de même « un petit quelque chose ». Le tout étant bien entendu de ne pas se laisser dévorer par ce fameux « petit quelque chose » manquant.

 

Donc en rentrant de ce rendez-vous un peu foireux, je me demandais vraiment pourquoi je n’y arrivais pas ? Quand soudain, je fus comme foudroyé par un éclair de lucidité

 

Et si, entre autres choses, je me mettais tout simplement trop la pression avec ça ?

 

Ne pouvais je me lâcher la bride moi-même ?

 

Ne m’était il pas possible d’envisager l’avenir sereinement ?

 

Ne m’était il pas possible de cesser de fantasmer mon avenir sentimental ?

 

Et si au fond ce sujet si présent dans ma vie , n’était pas un vrai sujet ?

 

Et si il n’y avait pas là de vrais motifs d’angoisses ?

 

Je me suis senti comme allégé, serein, et libéré jusqu’à la prochaine attaque.

 

podcast

jeudi, 10 janvier 2008

2008 ? Nothing to worry about ! - Part 3 et fin

Episode 1

Episode 2

Me voici donc parti en voisin (l’homme en question habite à trois rues et quart de chez moi, détail anodin, mais qui peut avoir son importance pour comprendre entre autre chose, la construction pharaonique à laquelle mon esprit se livrait à ce moment précis de l’histoire)  pour un rendez vous qui, s’il tenait ses promesses risquait d’être chaud bouillant, mui mui caliente, mais également … pleins de trucs sympathiquement alléchants !

 

La tension sexuelle était à son comble, le phantasme fonctionnait à bloc (dans toutes ses composantes tant sexuelles, qu’affectives ! Je n’ai pas besoin de faire un dessin tout le monde a bien compris je pense).

La catastrophe annoncée s’approchait à pas lents mais néanmoins réguliers, le mur cheminait prestement en direction de nos petits visages contrits de pédés parisiens instables et immatures.

 

A cet instant précis, je me dois de préciser, pour être totalement honnête et un peu aussi avouons le pour me dédouaner, que si je me suis pris le mur, je n’étais certainement pas seul à l’avoir construit de mes blanches et innocentes mains (Je sais c’est un peu mesquin de balancer et d’entrainer dans sa chute ainsi mais bon. Juste ça fait du bien !).

 

Nous avions tout envisagé, l’échec comme la réussite. Et décemment cela ne pouvait être un échec. Le scénario était déjà écrit et la partition jouée d’avance, nous savions exactement comment cela allait se passer.

 

Il ouvrirait la porte, nous nous embrasserions et laisserions nos corps exulter virilement de concert, dans une explosion furieuse et partagée de nos sens. Ouai ouai je sais, je suis doué en littérature « Arlequin » et même que comme la vielle peau blond platine en boa rose à laissé la place vide, je vais peut être me reconvertir (NDLR : Barbara Cartland).

 

Et si je suis honnête, c’est pratiquement ce qui s’est passé dans la réalité. La porte s’est ouverte, nous nous sommes embrassés, nous avons commencé à baiser trouvant naturellement cette complicité physique que deux être humains excités comme des gorets et possédés par leurs sens, trouvent spontanément dans ce genre de situation. 

 

Exactement comme prévu, à un détail près : l’explosion éjaculatoire précoce et anticipée du dit Monsieur.

 

En effet, alors même que nous n’avions commencé à jouer de façon plutôt plaisante que depuis quelques minutes ….paf le chien ah ben il a tout pris dans la tronche.

 

Un peu, comment dire, déçu, frustré et surtout intérieurement mort de rire, sur le coup je n’ai absolument pas trouvé que la situation revêtait un réel caractère de gravité.

 

Comme « cela » c’était plutôt bien passé jusque là, exception faite du malheureux « contre temps » évoqué ci-avant, qui finalement était plus drôle que grave et sérieux, et ce d'autant plus que nous avions le garçon et moi, pas mal phantasmés ensemble sur le fameux meilleur moment se situant juste après le sexe, bah La fée elle avait pas exactement prévu de partir dans la foulée et puis surtout La Fée, elle se disait sans raisons réelles, que c’était un de ceux (névrose je hurle ton nom) qu’on avait bien envie de revoir lui ….

 

La fée qu’avait rien vu venir, elle commençait à s’épancher un peu, câlins, bisous … pauvre conne !

 

Et puis aussi, elle n’avait pas eu son biscuit La Fée, alors bon elle attendait sagement que la forme revienne en patientant agréablement …

 

Mon dieu lorsque je revisualise la scène, je suis partagé entre une adomifreuse envie d’aller me cacher pour le reste des temps et une irrépressible envie de rire à gorge déployée …

 

Toujours est il que petit à petit, le garçon s’est glacé, éloigné, raidit, (non pas dans ce sens là), n’a plus rien dit, et ce en l’espace de moins de minutes qu’il n’en faut pour lire ou écrire cette phrase (parce que pour information, arrivé à 21h00 chez lui, je me suis retrouvé chez moi devant ma TV à 21h45 trajet aller/retour, étreinte et douche comprise) …

 

Puis tout d’un coup, il me balance un : « Je ne sais pas ce que j’ai, je me sens bizarre. Enfin pas dans l’humeur de recommencer !  J'ai évacué toute la tension sexuelle et du coup ... ». Malheureusement, voir tragiquement coutumier de ce genre de situation, je comprends le message induit et ne prends pas deux secondes pour réagir en ramassant mes affaires éparses et en répondant d’un « Ok je vais partir ! »

 

Visiblement mal à l’aise, gêné, voir attristé, le garçon ne disait rien, me suivait partout dans l’appartement la mine basse et le regard sombre, alors que moi aussi plus que mal à l’aise, je récupérais en hâte, mes effets personnels histoire d’en finir avec ce moment pénible.

 

Dans ce genre de situation, je n’ai qu’une hâte fuir loin, vite et surtout rendre le moment moins pesant, moins lourd en déconnant et en minimisant. Ce que je fis ce soir là...

 

Je ne sais pas pourquoi mais ce genre de moment m’oppresse, me culpabilise, me donne la sensation d’être la dernière des crottes, alors spontanément je cherche à les rendre moins…, enfin plus…, bref vous voyez quoi.

 

Bien que je sois passé maître « es qualité » dans l’art de me rhabiller rapidement, c’est toujours bien entendu, lorsque l’on souhaiterait aller vite que les choses prennent un temps infini, que les lacets des baskets ne se dénouent pas, qu'on ne retrouve pas l'une de ses chaussettes, que le pied se coince dans la jambe du jean en l’enfilant, que les zips se bloquent …

 

Lui : « Ecoutes je suis désolé, je me sens pas bien là … »

 

Moi : « Non, t’inquiètes pas, c’est pas grave ! »

 

Lui : « Je me sens mal si tu savais. Je ne comprends pas ! Je peux pas expliquer ce que je ne comprends pas »

 

Moi «  Hey mais y a pas mort d’homme ! Ca va aller. Mais juste dis toi que  si le moment est pénible pour toi ca l’est aussi pour moi alors abrégeons le, et tentons de ne pas en faire un drame. Et puis ca va, tas rien à m'expliquer tu me dois rien, on ne se connait pas. »

 

Lui : «  Ok ok je comprends ce que tu dis je me tais. Enfin c’est surtout pour toi que je suis déçu… »

 

Moi : « Heu ça là, t’aurais vraiment pu t’abstenir de le dire »

 

 Lui : « Je sais, je suis désolé, je suis maladroit, ca ne sort pas comme je voudrais je vais me taire ! »

 

 Moi : « … »

 

Après avoir empoigné ma veste, je me suis précipité sur la porte d’entrée pour fuir, me sauver, m’échapper, j’ai dévalé quatre à quatre les escaliers, puis j’ai couru comme un fou dans la rue …

 

Rien en me pressait de rentrer chez moi, mais j’ai couru, couru, couru, jusqu’à en perdre haleine … me répétant sans arrêt « mais que tu es conne ma pauvre fille … quelle conne !"

Game over.

J'ai joué !

J'ai perdu !

Rien de bien grave, ni de neuf sous le soleil in fine.

 

Et si l’histoire avec ce garçon est en elle-même, anecdotique tendance bonne blague bien drôle dans le fond et ne mérite même pas un sanglot, ce qui en revanche, me fait un peu froid dans le dos, c’est ce qui est remonté à la surface instantanément à la 1eère sollicitation, de mes petites angoisses maritales, de mes petites incapacités et de mes grandes contradictions …

 

C’est pas si facile d’être un gay pas libéré

 

Alors je ne vais pas me laisser tomber …

mercredi, 09 janvier 2008

2008 ? Nothing to worry about ! - Part 2

Le début de l'histoire c'est ICI - Episode 1

J’avoue en le racontant ici (et donc par la force des choses en tentant de prendre un peu de distance avec le truc encore tout chaud), que je n’arrive pas à comprendre moi-même comment la machine s’est emballée à ce point et surtout si vite, pour se finir fort élégamment explosée dans le mur, comme cela était plus que prévisible ?

 

Comment j’ai insidieusement laissé se glisser dans la conversation avec ce garçon charmant mais au moins aussi névrosé que La Fée, tant d’enjeux personnels et intimes, de rêves inavoués, d’espoirs fous qui ne disaient par leurs noms et qui n’avaient juste rien à foutre là ?

 

A comprends pas !

 

Ou plutôt si je ne comprends que trop et ca m'effraie un peu.

 

Je pensais que j’étais un peu guéri, muri, grandi, vieilli, blanchi …

 

Je pensais après la mort de mon père, en montant d’un cran sur le faire part, avoir pris du plomb dans la tête comme on dit.

Ah ben non !

 

Dur, dur d’être un bébé pas doué !

 

Toujours est il, que plus les messages échangés à une cadence sans cesse croissante, prenaient un tour personnel, intime, mais également furieusement sexuel, plus je me sentais, en dépit de mes efforts de rationalisation (réels et sincères), aspiré par ma névrose de la recherche du mari idéal qui saurait enfin voir, qui saurait enfin me voir, avec qui j’aurais vécu heureux jusqu’à la nuit des temps, non sans avoir préalablement adopté des tas de Jack Russel, acheté un 4x4, décoré avec amour, élégance et subtilité un appartement divin dans un quartier à la mode dont l’arrondissement n’aurait comporté qu’un seul chiffre, et acheté puis retapé conjointement une maison de campagne sublime où nous aurions reçu « à la bonne franquette » le week-end, tout ce que Paris compte de gens brillants et chics …

 

Et paf le chien !

 

On te l’avait pourtant dit que le mur il était dur. Qu’il ne fallait pas y aller ! Hein !

 

"Wake up Cinderella … ! Il est 7h30, tu dois te lever maintenant et affronter tes incapacités, tes carences, tes frustrations, gérer ta vie vachement moins drôle de célibataire chronique, pré-quarantenaire, dans ton appartement encombré, payer tes factures et organiser tes plans culs … (NDLR : Au secours je suis une version un peu plus trash et pédé d'Uggly Betty en fait)."

Just ridiculous.

 

C'est pas si facile d'être un gay pas libéré !

 

Et ce d’autant plus que ce garçon (« cet homme » conviendrait mieux à sa petite « trente-cinquaine » mais je m’égare là) aussi charmant ait il pu être (ce que by the way, il est, je le confirme) ne représentait rien pour moi (en parfait inconnu qu’il était, est, et demeurera) et réciproquement bien entendu, la suite de l’histoire le confirmera, si jamais un doute subsistait encore dans la tête du lecteur…

 

Si ce n’est peut être un phantasme, une pure construction de l’esprit (beaucoup), du corps (un peu beaucoup avouons-le) et du cœur (un peu aussi quand même). C'est-à-dire à peu près, l’essentiel dans ma petite tête de névrosé féérique.

 

Anyway, après cinq jours d’amourette virtuelle, de poking intempestifs ou de cybersexe intensifs (au point que Facebook après m'avoir plusieurs fois prévenu que j'allais atteindre ou approchais le niveau maximum de messages échangés, m'a bloqué unilatéralement mais temporairement j’espère, la possibilité d'envoyer des messages), nous décidons de nous rencontrer enfin …

(To be continued …)

 

mardi, 08 janvier 2008

2008 ? Nothing to worry about !

Parmi toutes les bonnes résolutions que l’on prend traditionnellement en cette période de l’année, mais que l’on ne rend prudemment jamais publiques de peur qu’elles ne résonnent un jour à nos propres oreilles comme des promesses non tenues, s’il en était UNE que je m’étais bien juré de tenir cette année, c’était de faire taire cette inextinguible soif de reconnaissance, ce viscéral besoin de réassurance, cette peur quasi panique du désamour ou du non-amour, cette carence absolue en confiance, cette fébrile recherche de soi dans l’œil d’autrui qui me caractérise …

Et bien que le lecteur se rassure si tant est que ce dernier ait quelques angoisses à ce sujet : c’est raté, foiré, baisé, perdu, vautré, gaufré, viandé, merdé …

Ma névrose : « Tuuut tuuut tuuut…. Game Over ! Même joueur joue encore ! »

La Fée : « Heu non merci Névrose, sans façon, je passe mon tour. Je rejouerais plutôt vers 2022 je pense. Je te laisse j’ai un double appel. Allez à plus Névrose chérie. »

La Fée : « Allo docteur je peux vous parler cinq minutes ? J’ai un peu des trucs à vous dire là … »

 

Si d’ordinaire, je me qualifie, à juste titre et non sans une certaine forme de recul sur moi et d’autodérision (vous connaissez l’histoire de la soupe que l’on se sert toujours mieux soi même bla bla bla …), de traînée tendance maxi connasse, il me faut à présent ajouter à la batterie de qualificatifs figurant brillamment au revers de ma veste de Fée, celui délicieux mais inquiétant de névrosée intergalactique et pathétique (c’est pour la rime).

J’entends déjà quelques commentaires goguenards, satyriques ou acerbes mais néanmoins justifiés, indiquer avec force sourires en coins, que le point préalablement suscité ne constitue pas exactement une « nouvelle neuve ». Et je n’en disconviendrais pas : « Névrosé I was, and névrosé still I am ».

 

En effet, il ne m’aura pas fallu attendre que 2008 soit vieille de plus de huit jours, pour que celle ci soit inaugurée, baptisée, mise au parfum, briefée voir griffée, et ce de la plus belle façon qui soit, qui plus est.

Ou comment en moins de six jours, j’ai foncé tête baissée, presque malgré moi, dans un mur dont on ne pouvait qu’anticiper l’existence et dont la rudesse du choc frontal était on ne peut plus prévisible elle aussi.

Mais revenons au début si vous le voulez bien. Il y a quelques semaines grâce à quelques amis toujours à la pointe, je découvrais « facebook » avec joie, bonne humeur et entrain allongeant ainsi la liste déjà fort longue par ailleurs, de mes « cyberaddictions » d’une ligne supplémentaire …

Certains de mes amis, ne manqueront pas, à ce stade de l’histoire, de se souvenir que j’avais pourtant juré à qui voulait l’entendre, que je ne céderais pas aux sirènes de la « facebook attitude » au regard de mes trop nombreuses autres addictions …

Mais c’était sans compter la multiplication vertigineuse des applications sur Facebook autrement appelé « Fesse bouc », visant uniquement, purement et simplement à choper.

A base d’applications intitulées « Would you do me », « Do you think I’m Sexy ? », « Hot or Not ? », ou encore de « Are you interested ? », le site offre la possibilité à ceux qui le souhaitent et j’en suis (le lecteur l’aura compris par lui-même) de draguer indéfiniment la planète entière, de “cruiser” comme disent les québéquois.

Ainsi donc, un jour de faible activité professionnelle au lendemain du 1er de l’an, je suis entré en contact via une des applications suscitées, avec un type plutôt séduisant de prime abord, rigolo, sympathique et convivial. Les messages fusent à toute allure, sont drôles, intelligents, sensibles, sexuels juste ce qu’il faut (c'est-à-dire intensément). Un rêve ...

(To be continued ...)

 

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