samedi, 21 juin 2008
La vie est une drôle de coquine ...
Ce matin, je me sens très Meredith Grey de Grey's Anatomy à disserter sur la vie. Alors je me lance :
Je crois beaucoup aux signes.
Enfin croire est un bien grand mot, disons plutôt que je ne peux pas m'empêcher de les noter et de me dire "tiens c'est marrant ça !".
Par exemple hier soir, j’étais invité à dîner chez un ami dont l’appartement est situé en plein cœur de Montmartre. Un Montmartre, joli, typique, carte postale, un poil cliché et ringard, délicieusement charmant.
En montant pour m’y rendre, mon ipod vissé sur les oreilles je regardais autour de moi avec gourmandise comme si je regardais un film américain ou pire encore une saga du dimanche sur M6.
J’ai un peu honte du reste parce que la 1ere référence à laquelle j’ai pensé ce n’est ni French Cancan de Renoir, ni Moulin Rouge (qui eussent été un peu plus disons culturelle) mais bien plutôt « L’amour en Héritage ».
Mais si souvenez vous, M6, le dimanche, les années 20, Paris, Montmartre, Stéphanie Powers, le bateau lavoir, le peintre roux, Nana Mouskouri, bla bla bla ….
Shame on me !
Ce n’est pas glorieux comme référence…
Mais je m’égare, et j’en reviens à mon propos initial : La vie est pleine de signes.
En marchant en plein Montmartre, hier soir donc, j’avais la tête farcie d’images de fictions et que fait Monsieur Nano ? Hein ?
Il me balance direct ça dans les oreilles :
Comme dans un film bien pensé, bien filmé, dont la BO aurait été juste pile poil, adaptée …
Quel coquin ce Monsieur Nano quand même. Non ?
Non vraiment, la vie est vraiment pleine de signes à la con. Et peut être suis-je le seul à les voir ou à leur accorder un intérêt quelconque. Mais juste moi ça m’amuse de les noter. Je ne sais pas toujours les interpréter en revanche.
Notez bien qu’il n’y a pas toujours à interpréter, mais bon ça, faut avouer que j’ai du mal. Non parce que c’est vrai quoi à la fin, je suis fait de telle façon que pour moi les choses doivent toujours avoir un sens.
Alors du coup ben je cherche et puis hélas, ben je ne trouve pas toujours… Alors j’essaye d’accepter que tout ne puisse pas être forcément compris tout le temps … mais bon c’est frustrant.
Tenez pourquoi, y a t’il des moments dans la vie où rien ne fonctionne, où rien ne va comme on le souhaite, où on rame comme un galérien ?
Et pourquoi ensuite, plus tard, à d’autres moments, les choses comme par miracle arrivent, s’arrangent, évoluent ?
C’est réellement une chose qui ne lasse pas de m’étonner.
Ainsi depuis quelques temps, mois, semaines, jours, il m’arrive des choses assez agréables alors que pour être franc, je ne les attendais plus, ou pas, je ne sais pas.
D’abord, je reçois de vraiment jolis signes de reconnaissance grâce à ce fucking blog, l’affiche, l’article dans sensitif, etc … Alors que franchement je me ramollissais carrément, que je m’ennuyais presque ici, que je me demandais si je n’allais pas arrêter de faire vivre ce blog.
Idem au boulot, je végétais tranquillement en m’ennuyant prodigieusement et paf, coup sur coup, un entretien pour un job génialissime ailleurs, et des propositions internes méga intéressantes, alors que là aussi j’étais plutôt en mode « rien ne bouge ça fait chier ! ».
Ensuite en termes de séduction, de rencontres, depuis plusieurs mois je découvre et je teste mon pouvoir de séduction et ça marche. Et ça m’épate, m’électrise, m’affole et me ravit en même temps. Je me rends compte que je peux plaire, que je plais, et j’en redemande encore et encore, comme une roumaine qui n’aurait pas mangé depuis des jours entiers.
Alors que je n’ai pas changé, que je suis le même fondamentalement. Je ne me l’explique pas. Et ça m’est pénible de ne pas comprendre, et si j’osais je dirais de ne pas contrôler. Parceque saisir le sens des choses équivaut d’une certaine façon à les contrôler à mes yeux. Mais je n’ai pas le choix. Alors je fais avec. Du moins j’essaye.
Ca ne m’empêche pas de noter avec stupeur, peur, ou gourmandise, les signes que l’existence me donne comme des sortes de gages, des « bons pour » afin d’alimenter la grande boite à questions qu’est mon cerveau …
Même si je sais bien que l’important est moins de comprendre, que de vivre, je n’arrive pas toujours m’appliquer cette maxime et à la mettre en œuvre. Sauf que lorsque j’y arrive, parfois en des heures rares, j’ai l’impression de toucher du doigt non pas le bonheur mais une chose bien plus belle et forte, … une forme de liberté ….
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dimanche, 01 juin 2008
Tous les matins du monde
Il y a des matins où l'on rentre et où l'on se dit "Mais qu'est ce que j'ai fait ?" avec une (grosse) once de honte, de dégout, et parfois un arrière gout d'amertume et il y a des matins où l'on rentre en se disant "Mais qu'est ce que j'ai fait ?" sauf que ces matins là il y a comme un fou rire au fond de la gorge qui ne veut pas s'éteindre, comme une fierté adolescente et puérile qui refuse obstinément de se taire, comme un truc de "vraiment ? c'est vraiment moi qui ai fait tout ça", comme un gout de "j'ai 20 ans et j'emmerde le monde parceque j'apprends" ....
Sauf que ces matins là, on se rend compte qu'on n'a plus 20 ans mais 40 ou presque ...
Et ca pourrait juste être triste ou sordide sauf quà ce moment précis c'est juste ni triste, ni sale, ni beurk ....
Et on se dit avec beaucoup plus de puissance et de conviction qu'on ne se l'était jamais dit avant .... "j'emmerde le monde, parceque j'apprends !'
Merci à eux !
EDIT de 6h40 : je crois qu'il y avait logtemps que je n'avais pas été aussi proche du juste ! C'est un très joli post que je viens de rédiger !"
06:26 Publié dans La fée pense | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, journal intime, homosexualité, vie, blog, club sandwich
samedi, 24 mai 2008
C'est beau l'été ...
Les années se suivent et ne se ressemblent heureusement pas toujours. Si 2007 a été totalement abomifreuse pour les raisons que l'on sait, 2008 m'apporte pour le moment quelques satisfactions certes pas fondamentales, mais tout de même bien agréables. De celles qui font du bien, qui réchauffent, qui encouragent.
Avril m'a ouvert les portes de la célébrité internationale avec ce bel article sur mon blog (dont je ne saurais trop remercier l'auteur parceque putain c'est trop le kiff d'être reconnu en boite et que ça aide pas mal pour pécho)
Mai m'offre la possibilité de vivre une expérience inédite et de rencontrer de nouveaux gens (dont ma végétaline coup de coeur) que j'ai bien envie d'approfondir (rien de sexuel calmez vous les gens) et franchement ça j'en suis content (ps perso pour Athénais : tu restes toujours dans le top 3 t'inquietes pas)
Juin se profile avec Madrid en bout de parcours, ses fêtes débridées, ses beaux espagnols et son manque de sommeil là aussi. Revival des 35 heures du lapin ? Oui en version toujours aussi rose mais plus trash je pense rapport à ce qu'on ne va pas se foutre des piles dans le cul pour tenir.
Juillet s'annonce estival et familial avec ma Sagrada familia élargie aux enfants dans une grande maison dans le sud. C'est la 1ere fois que nous partons tous ensemble avec la 2ème génération de dindes et c'est bien. Contraiement à ce que la chanson dit, time goes by not so slawly... Je ne vais pas faire ma minute nostalgique de vieille chose qui pense au temps d'avant ! Déjà qu'on ma dit que mon blog était triste ;-)
Août risque d'être calme malgré les projets de vacances espagnoles (j'y peux rien si j'aime les espagnols hein !) mais en même temps, cet été je devrais aussi avoir l'occasion de travailer avec les excellents gens de Passage Piéton et ça c'est amusant comme perspective.
Manque plus qu'à changer de boulot à la rentrée parceque franchement là je n'en peux juste plus (A ce propos je voulais juste dire que je suis super fier de mes amis et de leur réussite ! Ils se reconnaitront point n'est besoin d'en dire plus). A ce sujet, si quelqu'un veut m'embaucher mon CV est disponible sur demande.
Comment ça ? Un mec ? Heu ... comment dire que définitivement je ne suis pas doué pour ça ... que ca en devient une carricature tellement je fonce toujours dans les murs. Suffit qu'il y en ait un qui veuille pour que je ne le vois pas et dés que j'en vois un manque de bol c'est justement celui qui veut pas ! Pas trés grave dans le fond ! Faut juste le savoir pour mieux gérer le choc frontal.
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vendredi, 09 mai 2008
Au pays des bisounours
En ce moment je vis au pays des Bisounours, en mode "Bisous" on ...
A quoi est ce du ? Je n'en sais rien. Juste j'ai envie d'en faire tout le temps !
Des petits bisous de rien comme ça en passant.
Des bisous légers, simples, tendres et rapides. Juste comme ça .....
Pour rien, pour toi, pour moi, pour lui, pour elle ...
Voila c'est comme ça ....

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dimanche, 04 mai 2008
Où es tu Mary Poppins ?
Je ne sais pas pour vous amis lecteurs, mais moi j'ai toujours rêvé et rêve encore sans grande illusion cependant (il faut bien avouer) d’être accompagné sur les chemins parfois ardus de l’existence d’un guide, d’un Pygmalion, ou encore d’une conscience !
Bien entendu, il ne s’agit pas de là de cette impalpable chose homonyme, logée entre notre cœur et notre raison au fin fond de notre cerveau, mais bien plutôt d’un être incarné physique qui serait présent à mes côtés pour m’aider dans les choix délicats que la vie impose, éviter les piéges que cette chienne d’existence dispose sur nos chemins, ….
Une sorte de Jiminy Criquet ou de Mary Poppins en somme !
J’aimerais tant lorsque je ne sais plus, lorsque tout est trop confus, lorsque le sable refuse obstinément de redescendre au fond du bocal, lorsque l’eau est trop opaque, j’aimerais tant dans ces moments là, courir de toutes mes forces me réfugier auprès de cette conscience rassurante et bienveillante. Lui faire part de mes doutes, de mes peurs, des mes questions et entendre de douces paroles apaisantes, des conseils, des réponses ….
J’aimerais tant retomber en enfance en fait.
Au lieu de cela hélas, on se coltine, des responsabilités assommantes, on affronte des trucs super effrayants, on se donne de faux airs de « grands qui savent ce qu’ils font », des attitudes de « même pas peur », on adopte des gestes fermes et sûrs qui ne trompent personne pas même nous ….
Il parait que c’est la vie que c’est comme ça, qu’on y peut rien !
Mais moi aujourd’hui j’ai envie d’avoir une Mary Poppins qui me fasse rêver, qui d’un claquement de doigts range ma chambre, trouve des solutions aux problèmes et me montre combien je ne vois pas la vie comme elle est, qui me fasse sourire avec les yeux, chanter avec le coeur, qui me fasse croire que la vie est légère comme une bulle de champagne (Bon ok ok ok une bulle de savon irisée) …
Bref j’ai envie d’un morceau de sucre pour aider la médecine à couler. Quelqu'un a une idée ?
12:18 Publié dans La fée pense | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexuealité, mary poppins, le morceau de sucre qui aide la médecine à couler
vendredi, 25 avril 2008
L'amour propre ne le reste jamais très longtemps
11:22 Publié dans La fée pense | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexuealité
mercredi, 16 avril 2008
La jalousie à l'envie
Tango Jalousie - Ning Kam & The Danish Chamber Players
La jalousie c’est vraiment une saloperie !
Qu’elle soit amoureuse amicale ou familiale, c'est toujours assez moche.
Eh bien j’avoue je ne suis pas une belle personne alors.
Grave pas une belle personne même en fait, quand j’y pense.
Et plus j’y pense et plus je me dis que c’est pas joli joli !
Je suis jaloux, envieux et même parfois mesquin.
Pas classe. Mais alors pas du tout.
Il y a longtemps que j’ai découvert que je porte ce poison en moi : la jalousie et l’envie ! Je crois que j’étais enfant la 1ere fois que j’ai pris conscience de ça. J’ai appris à vivre avec ! Mais ce n’est pas super confort.
Je ne peux pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi. J’ai toujours peur qu’on ne m’aime pas, qu’on m’oublie, qu’on ne pense pas à moi, que d'autres prennent ma place …
Comme souvent les gens qui croient manquer d’amour et/ou manquent de confiance en eux, j’envie, je jalouse, je mesquine.
Je ne suis pas une belle personne ! C’est sûr !
Je le sais bien pourtant qu’habiller Paul n’est pas « foutre à poil » Jacques !
Je le sais bien que ce qu’ils ont, les autres, ben on ne me l’enlève pas "à moi".
Mais je ne peux pas me retenir !
C’est souvent ma 1ere réaction !
Alors j’en parle pas. Jamais ! J’ai trop honte de moi. Je dis rien. Je fais comme si !
Je me raisonne, je m’empêche, je me laisse pas aller, je m’interdis et surtout je me tais.
Non parce que tout de même, c’est déjà bien assez assommant de m’empoisonner moi même avec ce venin qui coule dans mes veines et m’envahit dans ces moments là, pour ne pas pourrir la vie des autres avec.
D’autant que la jalousie et l’envie en plus d’être peu reluisants comme sentiments, sont rarement des trucs « over-légitimes ». Faut bien se l’avouer.
Comme je ne fais pas partie des gens de mauvaise foi (enfin disons pas tout le temps) et que j’ai bien conscience que « bouhhhh c’est mal de ressentir des trucs comme ça », alors je dis rien, je souris et je me corsette pour que ca sorte pas.
Non, parce que déjà qu’avoir ça qui vient spontanément en tête c’est moche, alors outrepasser ses droits et le dire c’est encore plus moche.
Et quand je n’y arrive pas ou plus, alors je fuis, je bas en retraite, je m’escamote, je disparais, je rentre chez moi, ou je vais marcher, je vais me cacher quelque part où je suis seul où je peux laisser s’épancher ce flot boueux retenu en mon fort intérieur. Puis après seulement je me sens mieux.
Je me dis que je suis comme ça, que c’est pas joli c’est vrai, que je me fais bien du mal tout seul mais que l’important et l’essentiel (en plus d’essayer de guérir cette blessure qui saigne si facilement à la moindre griffure) c’est de ne surtout pas baisser les bras, de ne pas cesser de lutter contre, de refuser de l’exprimer, de ne pas se laisser aller à la facilité de l’irrationnel et du sordide.
Parcequ’enfin c’est tout de même un peu sordide et nauséabond la jalousie comme truc.
Mais que voulez vous, il y a longtemps que je sais ce n’est pas facile tous les jours d’être un Homme.
15:37 Publié dans La fée pense | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, jalousie
vendredi, 21 mars 2008
Life in progress
Pas trop eu le temps d'écrire ces jours derniers !
Et ça ne risque pas de s'arranger puisque je pars une dizaine de jours en vacances.
Comme tous les ans à peu près à la même époque, je vais skier un peu, me reposer, vivre sainement durant quelques jours. Ca changera.
Je suis totalement lessivé de la vie de "con" mais néanmoins trépidante et agréable que je méne ici : week ends au cours desquels je ne me repose pas, semaines chargées, boulot, fetes, champagne ...
J'ai besoin d'un peu de recul et ce aussi parceque le 1er anniversaire de la mort de mon pére approche à grands pas et que je flippe ma race ...
Je sais que ça va être un moment difficile. J'angoisse à l'avance ...
Le seul point positif c'est que j'ai réussi à dire à mon frére qu'il fallait qu'il soit à Paris à cette date là, que pour une fois, je ne voulais pas assumer la situtation seul avec maman. Et ce sans m'enerver ....
Tout espoir n'est pas perdu ! Il y a du progrés. Je pourrais peut être faire quelque chose de moi un jour.
C'est marrant la vie. Ces dernieres semaines j'ai eu l'occasion de rencontrer pleins de garçons, d'obtenir cette forme de reconnaissance, de réassurance après la quelle je cours compulsivement, maladivement, fébrilement. La plupart m'ont comblé de compliments, m'ont renvoyé une image positive de moi même. Je peux plaire ! Fini le syndrôme du vilain petit canard ...
Le seul truc c'est qu'aucun n'est libre.
Ils ont tous un mec ou un empechement majeur.
Ou je ne comprends rien à leur jeu.
Le truc positif c'est qu'au moins ca s'est passé, là où avant je n'imaginais pas un seul instant que cela puisse arriver.
Tout espoir n'est pas perdu ! Il y a du progrés. Je pourrais peut être faire quelque chose de moi un jour.
Au boulot. c'est loin d'être l'éclate. Je m'ennuie. Je suis dans une spirale infernale ou l'ennui succéde à la démotivation qui elle même est précedée de la glande. Je dois me remmettre à chercher. Activement ! Et rapidement.
Pourtant, ils sont enchantés des résultats des actions que j'ai mis en oeuvre. Et c'est vrai qu'au milieu de tout ça, il y a parfois quelques secondes fébriles où je retrouve le sentiment du plaisir ...
Tout espoir n'est pas perdu ! Il y a du progrés. Je pourrais peut être faire quelque chose de moi un jour.
Life in progress ....
06:34 Publié dans La fée et les autres, La fée et les hommes, La fée l'a fait, La fée pense | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexuealité
mardi, 04 mars 2008
Point de vue et image du monde
Les blogs super « girly-fifilles-modasses-shopeuses » ne m’intéressent pas beaucoup, je le confesse.
Qu’on ne se méprenne pas, il ne s’agit en aucun cas d’un jugement sur le fond ou sur la forme, puisque souvent les blogs en question sont bien écrits, documentés et jolis à regarder qui plus est.
J’y passe de temps en temps, histoire de me tenir au courant de l’actualité, de prendre le poult de la blogosphère, de me forcer à sortir de mon microcosme à moi que j’ai, bien douillet et confortable.
A chaque fois, le constat est le même. Je n’arrive pas à m’y intéresser malgré une vraie volonté.
Ce qui en soit, n’est pas grave, rapport à ce que je ne suis « nobody » pour en juger et que les talentueux auteurs de ces blogs ne m’attendent pas pour poursuivre leurs brillantes carrières de blogueurs de renom.
Qu’on me comprenne bien, cette remarque n’est en rien macho, phallocrate ou discriminatoire à l’égard des filles, car lorsque je parle de blog « girly-fifilles-modasses-shopeuses » cela vise des blogs dont les auteurs peuvent être aussi bien des garçons que des filles. Ceci étant dit afin d'éviter toute ambiguité et qu'on ne me fasse pas de procés en sorcellerie genre « les gays rejettent les filles ».
La chose qui moi me touche, c’est la vie qui coule sur le clavier, ce sont les grincements de dents, les sourires esquissés, les larmes amères, les bréves amours de matins blêmes, les grandes amours de nuits étoilées, les petits bonheurs qui jaillissent sous la confidence, les peines qui abattent mais rendent plus fort, les chagrins dont on ne se remet jamais tout à fait, les virevoltes, les fins, les débuts, les renaissances, ….
En un mot comme en cent, ce que j’aime, ce qui me touche et m’émeut, c’est la vie qui se raconte, qui se livre, qui s’offre aux regards impudiques du lecteur, voyeur autorisé de vies mises en scéne.
Bien souvent les blogs précités sont trop parfaits, léchés, fignolés, pensés, travaillés et si j'osais je dirais marketés … et du coup perdent à mes yeux en intérêt.
Ce qui me frappe également, à chaque fois que j’approche de prés ou de loin, virtuellement ou en réel, l’univers de ces blogs là, ce sont les relans de rivalité, de jalousie, de petitesse et de mesquinerie qui s’en dégagent …
Probablement sont ils en rapport avec les enjeux qui en découlent en termes de notoriété et d'argent...
Mais bon, tout de même c'est juste moche.
J’en veux pour preuve, le récit récent des mésaventures survenues à une blogueuse de renom, victime de la malveillance mesquine d’une autre blogueuse (semble t’il) et dont la blogosphère bruisse de toutes parts en ce moment, qui illustre on ne peut mieux l’état d’esprit « pas top » et pour tout dire un peu nauséabond de cet univers.
Tout ce que je déteste et que je passe mon temps à fuir dans la vie.
Je mentirais honteusement, si je n‘avouais pas qu’à un moment donné, moi aussi j’ai caressé sans déplaisir (il faut avouer que mes statistiques de fréquentation de l’époque le justifiaient nettement plus qu’aujourd’hui) l’idée d’être repéré, reconnu, d’avoir du succès, de faire du fric, grâce à mon blog, etc …
Je me souviens, d’une époque pas si lointaine, où dans ma grande et naïve bêtise j’affichais chaque mois sur mon post-it, le nombre sans cesse croissant de pages vues et de visiteurs mensuels, où je faisais des campagnes de commentaires … N’importe quoi. La honte.
Puis les choses ont pris un tour différent, la vie a durement changé l’ordre de mes priorités, m’a mené sur d’autres chemins et enfin par conséquent a changé mon rapport à mon blog et à ceux que je lis et apprécie.
Je n’ai pas de grands talents d’auteur, je ne suis pas dans les réseaux qui font que certains (es) sont invités (es) à participer aux grandes opérations de communication visant les blogueurs (ses) influents (es).
On ne m’a pas repéré, pas non plus proposé de publier ma prose, ni de contribuer à des blogs collectifs …
And so what ?
Je peux parfois être amené à le regretter voire à en être attristé, parce que bon tout de même, je ne suis pas meilleur que les autres et que mon besoin de reconnaissance n’est pas mince non plus, mais le plus souvent je suis heureux et satisfait d’avoir réussi à créer une sorte de marque de fabrique, un univers qui me ressemble, une griffe, une « Fairy’s touch » constituée d’un poil de 1er degré affectif, de beaucoup d’impudeur, de la même quantité d’émotion et d’une énorme pincée de manque de confiance. Caline et coquine ... c'est Daubie Daubie .... !
Et plus que tout, je suis heureux, de m’amuser encore beaucoup à rédiger ce blog, mais également je l’ai dit souvent, des rencontres qu'il m’a offert.
Bien entendu, je ne suis pas totalement sot et j’ai conscience qu’offrir aux regards indiscrets des lecteurs, ses propres faits et gestes, ses humeurs, ses chagrins, ses avis, sa propre vie en somme suppose un gros besoin de reconnaissance …
Je l’assume sans trop de honte.
Et finalement je suis même assez fier de cette coquine de fée et de ses montagnes russes de parisien dépressif.
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lundi, 25 février 2008
Réflexions embrumées de lundi matin

In the name of love - Pierre de la Touche
(spécial merci à dfp)
Il y a toujours une sorte de différence assez nette entre la façon dont on se voit et celle dont les autres vous voient ou vous perçoivent.
Cela ne lassera jamais de m’étonner, de me surprendre et de me laisser pantois.
Je me suis vu qualifier de « dragueur professionnel », il y a peu, dans une fête, par un garçon à qui je parlais avec une forme maladroite d’insistance.
J’avoue que ça me laisse rêveur.
Je ne me serais jamais vu ainsi et ne pense sincèrement pas que cela soit vrai …
En attendant, force est de constater que cela m’a amusé, voir flatté d’être ainsi perçu, alors même qu’il n’y a rien là de bien glorieux.
Je me suis juste revu l’espace de quelques secondes, il y a quelques années, mal dans ma peau, complexé, introverti, certain de l’échec. Et me suis dit que tout de même, il y avait deux ou trois choses qui avaient évolué.
Sommes-nous nécessairement ce que les autres perçoivent de nous ?
Notre essence intime n’est elle au contraire, dictée que par ce que nous croyons être ?
Avons-nous le pouvoir d’abuser les autres par nos mises en scènes intimes ?
Autant de questions dont bien entendu je ne connais pas les réponses.
Une chose cependant émerge de tout ceci : si le chemin est nécessairement long et si l’on n’en perçoit pas toujours le sens, il est appréciable et encourageant de parfois sentir que les choses ne sont pas figées et que le travail accompli tout au long des années n’est pas totalement vain …
Le weekend end est à peine achevé que déjà le prochain se profile, commence à prendre forme, à s’organiser.
Ne vivons-nous que pour eux ?
Ne faisons-nous que survivre entre deux weekends ?
Les semaines ne seraient elles que de longs purgatoires menant au paradis des weekends ?
Et si la réponse était tout simplement OUI …
11:25 Publié dans La fée pense | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, lundi matin






