lundi, 06 avril 2009
Ex fan des bloguies, où sont tes années folles ...
A la faveur de l’arrêt puis de la reprise de ma blogolife, j’ai refait un tour de l’ensemble des blogs de ma blogroll.
Histoire de reprendre pied dans ma réalité virtuelle.
J’ai d’abord constaté que j’étais un vieux blogueur (enfin plus jeune que Matoo dans la blogo mais tout de même assez ancien), puis aussi que parmi ceux que dés l’origine j’ai aimé, très peu existent encore …
Une nostalgie énorme s’est alors abattue sur moi, tandis que se sont mises à résonner dans ma tête les 1ère notes d’Ex fan des sixties.
Je vous parle d’un temps, où il ya plus de quatre ans, je lisais éperdu d’admiration et transi d’émotion celles et ceux qui alors me paraissaient inaccessibles.
C’était un temps ou je ne connaissais personne, où je rêvais d’aller au Paris Carnet mais où je n’osais pas, où la Fanny’s Party me semblait le fin du fin.
C’était un temps où je n’étais pas encore allé avec elle, faire le fou à Londres ou à New York ou avec lui faire la folle à Barcelone ou à Poitiers.
C’était un temps, où je ne me trémoussais pas encore sur les dancefloor sous son impulsion à lui.
C’était un temps :
où Cé nous tenait en haliene de toutes les façons possibles, à propos du kiné,
où MissB et son boudoir m’intriguaient,
où Stefou m’emmenait dans ses nuits cabarets,
ou Ana n’avait pas disparue brutalement de nos écrans,
où la fausse parisienne n’était pas encore devenue une vraie femme mariée,
où FCUK me régalait de ses sélections musicales improbables,
où Jen la bobo dingo n’était pas encore mariée à Jacky le camionneur,
où la délicate et subtile contessa me faisait tressauter de sanglots avec une histoire de boite en fer posée sur une étagère,
ou T était encore un baby RP lillois,
où sblab était encore une texane un peu folle, mais follement attachante,
où Thomas Mossian me faisait vibrer de sa plume agile,
où David devenait demonz,
où Esther me faisait rire aux éclats à propos de ses démêlés avec semelle de crêpes,
où dfp et brav s’afrontaient à coup de concours de mix,
où Victor me laissait perplexe entre attraction et répulsion,
où Sabine de blogmodel mettait à l’honneur toute les semaines une « stralette week »,
où Mlle E était encore Princessebv, ….
Ex fan des bloguies
Où sont tes années folles
Que sont devenues toutes tes idôles ?
13:54 Publié dans La fée et la blogosphére, La fée et les autres, La fée pense, La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, journal intime, ex fan des sixti's, gay, garçons
lundi, 10 novembre 2008
Good bye Mama Afrika
En 1969, quelques semaines, quelques jours avant mon arrivée, mon pére organisait le 1er festival culturel panafricain en Algérie.
De grands artistes engagés s'y sont ptoduits, y ont chanté, y ont milité .... parmi eux : Myriam Makeba.
J'ai entendu longtemps et jusqu'à la fin, les récits des soirées endiablées de ces années la et du fol espoir qui accompagnait ces années 60.
J'ai grandi entre autres légendes dans celle ci. Aujourd'hui s'est éteint une femme, un nom qui faisait partie de mon quotidien ... alors voila. C'est peu mais je ne pouvais pas passer à côté de cet événement.
20:44 Publié dans La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : myriam makeba, festival culturel panafricain, mama afrika
lundi, 22 septembre 2008
Souvenirs d'enfance...
J’ai passé mon enfance et mon adolescence dans le 7ème arrondissement de Paris, quelque part entre le boulevard des Invalides, la rue du Bac, la rue de Varenne et la rue de Sèvres.
Mes parents y possédaient un grand appartement.
A la faveur d’un revers de fortune, ils ont du s'en séparer, créant en moi une plaie vive, jamais vraiment cicatrisée depuis.
C'était mon chez moi.
Je n'en avais jamais vraiment eu avant, compte tenu de la vie de nomades de luxes que nous avions vécus.
J'y avais planté mes racines.
Si je cherche bien, elles doivent encore y être en partie.
Au point que durant des années, je n’ai pratiquement pas pu repasser dans le quartier de mon enfance.
C’était trop triste. Je ne pouvais pas.
C’était il y a plus de 20 ans.
Je n’y suis jamais plus retourné.
Hier après midi, alors que j’étais dans cet étrange état de lendemain de grosse fête entre vivant et mort, entre conscience et coma, entre atone et over-speed, je ne sais pas pourquoi, j’ai décidé de sortir me balader, seul, ce qui ne m’arrive absolument jamais.
Il faisait beau, le soleil avait déjà pris sa couleur d’automne, rousse, teintée de mille éclats dorés.
Il faisait doux, presque chaud.
J’étais étrangement là sans être là, comme absent à moi-même, mais là quand même.
Mon Ipod vissé sur les oreilles, mes ray ban sur le nez, je me suis laissé guider, comme en pilotage automatique j’ai marché, marché, marché …
Insensiblement, mes pas m’ont mené vers la rue de Sèvres, sans que j’y prenne garde.
Ce n’est certainement pas anodin comme pèlerinage, une semaine quasi jour pour jour avant mon 39ème anniversaire, 18 mois après la mort de mon père....
Si les voies de l’inconscient, ne sont pas absolument impénétrables, elles n'en demeurent pas moins, parfois bien troublantes.
Je n’ai rien reconnu.
Tout a changé.
Ils m’ont tout changé, tout effacé mes souvenirs d’enfance.
Le marchand de bonbon, ma boulangerie, la papèterie, …
Qu’est ce que je l’aimais cette papèterie.
C’était d’ailleurs, la seule chose que j’aimais dans la rentrée scolaire : les nouveaux cahiers, les stylos plumes Waterman, les encres de différentes couleurs, le choix du cahier de texte …
La vielle dame qui y officiait était affreusement laide et peu amène, mais il régnait chez elle une atmosphère particulière. J’aimais trainer dans ses rayonnages, rêvassant à tout ce que je ferais quand je serais grand, à tous les bonheurs nouveaux que ne pouvait pas manquer de m’apporter cette nouvelle année qui démarrait…
J’aimais y passer des heures à choisir mes cahiers, mes crayons, mes stylos, …
Elle n’existe plus.
Je m’en suis aperçu hier.
Ca m’a violement pincé le cœur.
Je ne m’y attendais pas.
A la place trône aujourd’hui, signe des temps je suppose, une boutique de téléphonie mobile.
Je n’aurais sans doute pas du y retourner, il est des souvenirs qu’il faut savoir laisser là où ils sont.
Il faut savoir accepter que certains chapitres soient clos sans y revenir jamais.
Et puis je suis rentré, toujours à pieds, toujours seul, toujours en musique, et toujours protégé du mode extérieur par mes verres teintés. La tête pleine de souvenirs. Un étrange goût doux amer dans la bouche. Et puis j’ai vu ce reportage bouleversant sur Annie Girardot et sa maladie de la mémoire…
Et j’ai pleuré à chaudes larmes, ça m'a soulagé, je me suis épanché, je me suis vidé.
Puis je me suis endormi.
17:31 Publié dans La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçon, blog, rue de sèvres
lundi, 02 juin 2008
Récit d’une émotion ou 40 ans d’histoire de la Haute couture française
Yves Saint Laurent est mort hier. Du coup, je me suis souvenu que j'avais il y a quelques mois écrit une note qui racontait ma visite de la Fondation Pierre Bergé et Yves Saint Laurent. Un moment magique et émouvant :
Il y a deux ou trois ans, grâce à « Ho », l'influent mari d'une amie, au carnet d'adresse bien rempli, j’ai eu le privilège immense de bénéficier d’une visite privée de la 1ere exposition de la Fondation Pierre Bergé et Yves Saint Laurent qui venait d’ouvrir ses portes. L’exposition portait si je me souviens bien sur le dialogue incessant entre la peinture, la sculpture, et plus généralement l’art avec un grand A et le travail du couturier, au cours des 40 dernières années.
Je me souviens que je ne savais pas trop à quoi m’attendre lorsque je me suis présenté avenue Marceau au siége de la maison de couture transformé en fondation dédiée à l’œuvre d’YSL.
« Ho » m’accueille en maître de maison, me fait faire le tour de ladite maison, me présente un jeune homme d’une petite trentaine d’années, blond, joli à croquer et visiblement gay, qui va me faire non seulement visiter l’exposition, mais également les coulisses de la maison ainsi que les ateliers de conservation des pièces archivées, en compagnie d’une petite cohorte de dames d’un certain âge.
Le charmant jeune homme de la maison, semble être un puit de science à propos de l'oeuvre de St Laurent.
Il sait tout sur tout, du plus infime détail à la plus célèbre anecdote. Où, quand, comment et par qui, telle robe a été portée (pour un peu il nous livrerait l'humeur de Catherine Deneuve ouvrant le festival de Cannes dont elle présidait le jury en mousseline vaporeuse bleue, ou aux Césars 1981 dans sa robe Léopard ...)
Une dame parmi nous ne peut cacher son enthousiasme devant une telle érudition et s’en ouvre à lui.
Visiblement ému, le jeune homme nous avoue, en rougissant, être comme Obélix, tombé dans la marmite dés son plus jeune âge et être un enfant de la maison….
Je ne l’en trouve que plus touchant, attendrissant, émouvant.
Nous entamons la visite par les chambres froides où nous attendent de grandes armoires au sein desquelles sont conservées à plat et emballées dans un papier de soie traité scientifiquement, toutes les robes, chemisiers, tailleurs et autres créations "couture" que la maison a conservé ou retrouvé et racheté, pour perpétuer la mémoire du travail magnifique du maître des lieux.
Un frisson me parcourt l’échine, non seulement parce que la température des lieux est basse (afin de permettre une bonne conservation des pièces en question), mais aussi parce que la démarche consistant à perpétuer la mémoire me semble un rien mortifère … alors même que l’homme est encore vivant.
Rangée par rangée, tiroir par tiroir, robe après robe, retraçant l’histoire de la maison Saint Laurent, ce jeune homme, intarissable et extraordinairement passionné nous fait revivre avec des sanglots dans la voix (la retraite du maître est encore récente et le choc important générée par elle, pas totalement dissipé) à moi et à ces quelques dames, la naissance, la genèse et l’épanouissement de cette maison célèbre dans le monde entier.
L’émotion indescriptible de ce garçon, la passion qui l’anime, se transmettent peu à peu à la petite assemblée que nous constituons. Elles se diffusent et nous imprègnent fortement. Nous partageons quelque chose et sommes comme liés par elle, alors même que nous ne nous connaissions pas une heure avant.
11:45 Publié dans La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : yves saint laurent, haute couture
lundi, 14 avril 2008
Avec le temps ...
J’ai passé la majeure partie de ma vie à te détester.
Tu étais tout ce que je ne voulais pas être.
Je me voyais solaire, tu n’étais qu’ombres.
Je me rêvais français, tu ne l’étais pas.
Je m’imaginais serein, tu étais en colère.
Je me sentais frivole, tu n’étais que profondeur.
J’étais pour, tu étais contre.
Je me croyais doux, tu n’étais que violence.
Je me pensais mondain, tu te sentais déclassé.
J’aimais les mots, tu n’étais que silence.
J'aimais le mouvement, tu étais l'inertie.
Je me voulais festif, tu n’étais que tristesse.
J’étais avec les autres, tu étais seul.
Je me revendiquais individualiste, tu ne rêvais que de politique.
Tu as passé la majeure partie de ta vie à ne pas savoir comment nous aimer.
Tu voulais que nous soyons tout ce que tu n’avais pas su être.
Tu nous voulais assurés, et je n’ai jamais été que maladresse.
Tu nous rêvais intégrés et c’est moi qui suis déclassé.
Tu aurais voulu qu’on te respecte et je t’ai méprisé.
Tu te bourrais la gueule tous les soirs et je t’ai haï pour ça.
Tu nous as fait français et je l’ai payé cher.
Et puis il y a eu ces six petits derniers mois.
Et on s'est trouvés.
On ne s’est pas dit grand-chose.
Les mots étaient inutiles et dérisoires.
Le passé était le passé.
Et puis nous n’avions pas beaucoup d’avenir en réserve.
Et puis il y a eu ce jour où tu as murmuré dans un souffle, comme pour toi-même « Mais tu m’aimes donc un peu alors ? »
Je n’ai rien dit.
Ca n’appelait pas de réponse.
J’ai juste serré un peu plus ta main dans la mienne.
Et tu t’es endormi.
Et je suis rentré chez moi.
J'ai pleuré un peu.
Quelques temps après, tu es mort.
Hier ça a fait un an.
Mais oui je t’aimais Papa.
J’ai mis quarante ans à m’en apercevoir, mais je t’aimais.
Je ne sais ni pourquoi, ni comment, mais on a fini par réussir à s’aimer en même temps.
13:35 Publié dans La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, papa, souvenir, avec le temps
vendredi, 04 avril 2008
Those sweet words
Il est des anniversaires qu’on préférerait ne pas vivre mais qu’on ne peut éviter.
Alors voila nous y sommes presque.
Malgré tout, ça va bien.
Juste une vague de tristesse sourde qui m’étreint et contre laquelle je ne lutte pas.
Ca ne servirait à rien si ce n’est à m’épuiser.
Et je suis fatigué des luttes vaines et inutiles.
Et puis il faut que ca passe.
Et puis la peur n’efface pas le danger.
Et puis il faut accepter les vagues qui viennent et puis s’en vont.
Heureusement que je suis revenu en forme de vacances, parce que la reprise à été rock‘n roll : ma mère, mon frère, …
La vie quoi. Je fais face.
Juste j’aurais envie de douceur et de tendresse, de câlin, qu’on prenne soin de moi, qu’on me protège.
On pourra bien dire ce qu’on voudra, que je suis cyclotimique, que je m’écoute, que je me complais …
Je m’en fous un peu.
Il est peu probable que j’écrive ce weekend alors « A la semaine prochaine » comme disait autrefois Marie-Christiane Marek de son inimitable voix.
17:29 Publié dans La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexuealité
lundi, 17 mars 2008
Each man kills the thing he loves
Juste parce qu'il y a une charge érotique "incredible" dans ce film.
Juste parce que moi en fait ...
15:21 Publié dans La fée l'a lu (vu), La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité, fasbinder
vendredi, 14 mars 2008
I promised myself
Nick Kamen ...
Je devais avoir 16 ou 17 ans à l'époque.
Mais si souvenez vous le beau gosse de la pub Levi's
dans une laverie "ambiance 60's" ...
Il s'est ensuite mis à chanter et ca a donné ça entre autres ...
C'était les années 80, j'étais adolescent, mal dans ma peau, déclassé, décallé, avec toute une vie à construire devant moi.
C'est marrant tout de même, ce truc du temps qui passe et qui colore tout le passé d'une teinte nostalgique et presque positive.
Avec le temps tout ne s'en vat pas non, mais tout devient plus beau, plus agréable ...
On en vient presque même à regretter les mauvais moments du passé...
Ben voila ce matin je suis un peu d'humeur "avant c'était mieux" quand j'étais jeune, un peu dans le souvenir, un peu dans le "je veux pas grandir", beaucoup dans le "je veux pas vieillir"
En un mot comme en cent .... NOSTALGIQUE d'une époque où je n'étais rien, où je n'étais pas heureux, ....
C'est con un mec.
Parfois j'aimerais être sans mémoire.
08:29 Publié dans La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexuealité
vendredi, 07 mars 2008
Flash from New York
Comme mes amis dfp, demonz et Esther se préparent pour New York, quelques souvenirs me reviennent.
Il n’y a pas si longtemps j’étais à New York …
Les oréos la nuit, la looze pour la nightlife, les salad-bars, les faux Vuitton a China Town, le Brooklyn Bridge au crépuscule, les zakouskis de Little Odessa, et puis …
Un après midi gris et pluvieux d’octobre, après avoir longtemps et beaucoup marché comme tous les jours, Esher et moi sommes arrivés ici en amoureux tous les deux.



Richard Prince (lire l'article du Figaro)
Ne me demandez pas pourquoi ce souvenir là plutôt qu’un autre, je ne sais pas.
Je sais seulement qu’il m’évoque de la tendresse qui n’a pas besoin de se dire pour s’exprimer, des sourires, de la complicité ….
Comme c’était beau.
15:13 Publié dans La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexuealité, richard prince, guggenheim
lundi, 03 mars 2008
Remenber 1976 in La Ciotat

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