mercredi, 02 juillet 2008
La leçon - part 2
Quelques temps après, alors que je me remettais douloureusement de cet événement fâcheux, je reçois un appel dont le numéro apparent m’est totalement inconnu.
Pour information, dans ma grande contradiction intime, j’avais avant de quitter Khaled, au petit matin, laissé mon numéro bien en évidence sur la table de chevet, persuadé qu’il ne s’en servirait jamais et qu’une fois de plus j’allais être « victime » de ces salops d’hommes ….
En m’apercevant que c’était lui, j’ai totalement paniqué et ai prétexté n’être pas seul et par conséquent ne pas pouvoir parler librement, ce qui était absolument faux, le lecteur averti l’aura bien entendu compris. Ce faisant, je lui ai proposé de le rappeler ultérieurement.
L’histoire n’aurait aucun sens si je m’étais exécuté.
Je n’ai évidemment jamais rappelé ce beau garçon et me suis empressé d’oublier vite fait cette histoire peu reluisante dans de nombreux bras souvent inconnus …
Presque deux mois plus tard, samedi soir dernier donc, je me rends en compagnie de mon ami Yepboy, à la soirée d’anniversaire de La Perla où je retrouve une foultitude d’amis au premier rang desquels dfp, Esther, Mister Montmartre, Envoyé Spécial K, Creamy et son « Mort ou Vif » de mari, Olivier, Dragonfly, Celui qu’il, ...
La soirée est agréable, le casting délicieux, le temps au beau fixe, les projets festifs post gay pride, pour la suite de la nuit ne manquent pas …
Tout se passe bien.
Tutti va bene.
Nous buvons fort agréablement quelques dizaines de litres de champagne en riant à « gorges déployées » de tout et de rien (comme il se doit pour les beautifull peoples que nous sommes) tout en grignotant négligemment quelques mini-brochettes de tomates mozza (bon en réalité c’étaient des Cannelloni mais c’est moins glam, alors le lecteur ne m’en voudra pas de romancer quelque peu).
C’est alors, qu’Envoyé Spécial K attire de façon on ne peut plus explicite (j’épargne ici au lecteur ainsi qu’à la pudeur d’Envoyé Spécial K la formulation qu’il a employée) mon attention sur un mec over « sex » qui vient de faire son entrée dans notre petite assemblée festive et over gay…
Un mec « au crane rasé comme j’aime, à l’allure élégante, au torse de rêve et aux yeux magnifiques ».
Ca ne vous dit rien ?
Si ça ne vous dit rien, c’est que vous n’avez pas lu le début, dans ce cas retournez à la case départ et ne percevez pas 20 000 euros.
Et c’est exactement ce que j’ai fait ce soir là…. Direct à la case départ sans percevoir mes 20 000 euros.
Ça ne m’a rien dit. J’en suis encore rouge de confusion. Quelle honte !
Le lecteur subtil aura vu le coup venir et aura bien entendu, deviné qu’il s’agissait du même garçon, justement pacque le lecteur il est subtil et intelligent LUI … !
Sauf que La fée, rien du tout, elle n’avait rien vu venir, et comme une seule Fée, elle a foncé tête baissée sur le gars … et PAF le chien !
Elle s’est mangé un gros mur bien mérité dans la tronche …
Parce que le garçon, lui n’avait rien oublié en revanche !
Mais revoyons la scène au ralenti voulez vous chers amis lecteurs ?
Me voici donc, œil de velours, démarche assurée (version un poil fantasmée tout de même, mais pour donner du piquant et du corps à ce récit, ça vaut le coup) dans mon habit de lumière, aiguayé par quelques bonnes dizaines de coupes de champagne, m’avançant à sa rencontre.
Et là un peu comme dans un épisode d’Ally Mc Beal, je me prends les pieds dans le tapis et me vautre comme une merde, face contre terre, sur fond de tête de lecture glissant sur un vynil, dans un bruit strident ….
Alors que je lui adressais la parole, bien décidé à séduire coute que coute ce garçon, un flash me saisit d’horreur, me glace sur place et me donne envie de fuir immédiatement ou mieux encore de me dématérialiser dans la minute …. « Merde merde merde mais c’est Khaled ! Putain qu’est ce que je fais là » ….
Ayant entamé la démarche, et ne pouvant plus reculer, je me vois contraint d’aller jusqu’au bout …
Moi : « Hello ? comment tu vas ? »
Lui visage fermé : « Tiens ! La Fée ! »
Moi : « … »
Lui : « Tu sais que la négation existe dans cette belle langue française qui est la notre ! Si tu ne voulais pas me revoir, il suffisait juste de le dire une bonne fois pour toute … ! Non tu ne crois pas ? »
Moi en mode je ne suis plus qu’un tas de cendres ratatinées et fumantes : « Heu …. Je suis désolé … mais j’ai été super occupé ! »
Lui plutôt cool : « Pas grave passons. Mens are pigs ! Mais c'est la loi du genre ! Alors bientôt les vacances ? »
Moi : « Oui enfin pas avant fin juillet quand même ! Et toi ? »
Lui «: Moi ? Je quitte Paris à la fin de la semaine, comme tous les ans pour le boulot pour une tournée en méditerranée ! Et toi ca va la communication ? »
Je me dois de préciser pour une meilleure compréhension, que j’exerce le beau métier de responsable de la communication corporate et des rp dans une entreprise et qu’il s’en souvenait fort bien.
Déstabilisé par la situation et obligé de réagir vite, mon petit esprit associant le souvenir du joli corps ferme et musclé de ce garçon au mot "tournée" en a déduit, allez savoir pourquoi, que celui-ci était danseur …
Moi : « Tu es danseur non ? Quel répertoire ? Classique ou moderne ? »
Lui : « … »
Lui : « Tu sais quoi ? Déjà que tu n’avais pas été super classe jusque là, tu viens juste de défoncer les limites intergalactiques de la classe ! Non je ne suis pas danseur, je travaille dans le tourisme ! Nous en avions parlé ! Mais visiblement cela ne t’a pas marqué plus que ça ! »
« Je te souhaite une bonne soirée » à t’il conclu en tournant les talons et en rejoignant ses amis, me laissant seul, un peu couillon, cramoisi et transpirant à grosse gouttes ….CQFD
Victime un jour, bourreau un jour …
EPILOGUE : Le pire de l'histoire c'est qu'encore plus tard dans la même soirée, aux Bains, je l'ai à nouveau recroisé et j'ai bien senti que j'aurais pu, si j'avais voulu ... mais disons que j'avais trop honte pour y retourner et qu'une erreur n'est savoureuse que la 1ere fois et qu'ensuite ça devient du vice …
16:23 Publié dans La Fée et les histoires de connasses | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog les histoires de connasses
mardi, 01 juillet 2008
La leçon - part 1
Dans une vie de célibataire urbain (n’ayant pas fondamentalement vocation à le rester, mais ne sachant plus trop comment s’en sortir), il arrive qu’on ne voit plus la vie et les autres qu’au travers d’un filtre "autocentré" si ce n’est "égocentré" et par voie de conséquence déformant.
Ainsi à force d’aller d’amant en amant, de coups en coups, de nuits torrides en après midi débridées, de bouches lippues en sourires charnus, de corps offerts en caresses conquises …
A force de lister sans relâche, avec véhémence avec ses copines d’infortune, la longue liste des défauts des « mecs » en général et en particulier …
A force de se plaindre en geignant avec force conviction et la plus parfaite sincérité, de ce que les hommes ne sont que des goujats égoïstes et lâches, de petites choses narcissiques et effrayées qui à force d’égoïsme et d’inconséquence font souffrir mille mors aux jeunes gens décidés et cohérents que nous sommes…
Et bien à force de tout cela, il arrive parfois dans une vie de célibataire urbain que l’on ne s’aperçoive pas qu’imperceptiblement l’on est devenu ce que l’on fustigeait rageusement hier encore, ce que l’on s’était juré de ne jamais être : « un homme quarantenaire célibataire, enchainant les plans culs sans s’arrêter, rêvant secrètement au prince charmant mais absolument incapable de résister à la volupté de la conquête, aux délices de l’instantané » Et ce en toute bonne conscience, assuré que l’on est d’être résolument, structurellement et définitivement plutôt du côté des victimes que de celui des bourreaux.
Ainsi, samedi soir, l’existence que je qualifiais il y a peu de coquine, s’est chargée de me donner une leçon, trouvant sans doute que la liste de mes amants s‘allongeait trop.
L’anecdote aurait pu ne rester qu’une anecdote de soirée plutôt amusante parmi tant d’autres et faire l’objet d’une histoire de connasse savoureuse ici même (ce qui « by the way » est le cas). Mais voila, bien que n’étant pas très doué pour repérer les signaux que l’existence parfois m’envoie, cette fois ci je me suis dit qu’il y avait peut être quelque chose à entendre de l’histoire qui m’est arrivée.
Quoi ? Je ne sais pas bien encore …
Afin de faciliter la compréhension de l’histoire, replaçons-nous fin avril. Un soir de semaine, veille de 1er mai, La perla, son amoureux, mes amis dfp, Esther et Mister Montmartre, et moi-même nous rendons aux Bains, à l’occasion de l’anniversaire de la soirée « Butch » qui fit les beaux jours de la rue St Denis, il y a quelques années.
A peine arrivés, l’amoureux de La Perla nous présente un garçon au crane rasé comme j’aime (comment ça je suis narcissique ?), à l’allure élégante, au torse de rêve (surtout) et aux yeux magnifiques.
D’emblée je suis conquis et d’emblée, j’ai envie de lui.
Mais mes vieux démons prennent alors le dessus et me submergent : « Ne rêves pas mon garçon » ; « Bien au dessus de tes moyens » ; « Même pas en rêve » résonnent alors en canon dans ma tête se cognant contre les parois de mon petit cerveau complexé.
Il va bien entendu de soi que lorsque je suis dans cet « état », je mets tout en œuvre pour arriver à mes fins inconscientes : l’échec.
En l’espèce, bien qu’attiré par ce type, j’ai fait en sorte de ne pas le calculer du tout, allant même jusqu’à le fuir toute la soirée malgré des signes plutôt évidents de "sympathie" sa part.
Au point, que le dit garçon en question me demandera à plusieurs reprises pourquoi je le fuis de façon si ostentatoire…
Je passe les détails de la parano violente et ridiculissime que je me suis tapé dans la foulée ce soir là et dont j’ai beaucoup trop honte pour la confesser ici (seules quelques personnes des plus intimes sont au courant)
A ma décharge, disons que je n’étais plus tout à fait dans mon état « normal » ce soir là, ceci expliquant sans doute beaucoup cela …
Bref je finis malgré tout et grâce à son insistance par partir en la compagnie du garçon en question dont j’avais entre temps appris après qu’il m’ait embrassé, qu’il s’appelait Khaled.
La nuit, enfin le petit bout de nuit partagée, s’avèrera peu concluant probablement parce que j’étais assez intimidé (beaucoup) mais aussi assez aviné (très très beaucoup) et je rentre chez moi au petit matin un peu sonné, honteux de l’ensemble de mon comportement et pour tout dire pas mal ébranlé et déstabilisé par le re-jaillissement si soudain, si instantané de mes vieilles angoisses et de mes peurs irraisonnées au cours de la nuit passée …
(to be continued ...)
12:13 Publié dans La Fée et les histoires de connasses | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçon, blog, histoires de connasse
mardi, 06 mai 2008
Connasse Story's le come back
Dans une ville tentaculaire comme Paris, lorsque l’on est jeune et séduisant (ce qui est mon cas bien entendu), durablement célibataire qui plus est (voir maladivement), qu’au surplus l’on est gay (ai-je encore besoin de préciser que tel est également mon cas ?) et que pour finir on traine derrière soi une réputation sulfureuse (usurpée aux dires de certains et méritée aux dires d’autres) de traînée intergalactique (le 1er qui rigole je l’épouse faites gaffe), l’on est amené à faire beaucoup de rencontres.
Dans une ville comme Paris donc, lorsque l’on possède l’ensemble des qualificatifs précédemment listés, et que l’on vit avec son temps, le téléphone portable autrement appelé mobile est un allié fidèle et essentiel.
Compagnon des heures heureuses comme de celles d’infortune, le portable est aux célibs moderne de tous poils et de tous horizons, ce que le glaive ou l’épée furent aux chevaliers d’autrefois, tout à la fois une arme de défense et d’attaque.
Visant tour à tour à impressionner, séduire, faire peur, se défendre ou encore tout simplement à téléphoner (mais rarement et uniquement en cas de besoin urgent), les portables portent en eux de nombreux secrets et sont en quelques sortes les journaux intimes des temps modernes.
Sms courageux de largage en vol, textos « hot and spicy » de misère sexuelle intense, messages d’insultes post rupture, photos licencieuses prises un soir de grande chaleur et immédiatement regrettées, numéros enregistrés à la va vite complètement bourrés au vestiaire d’un club et dont on ne se souvient pas le lendemain,… si les portables pouvaient parler, ils raconteraient de belles histoires révélant les secrets intimes de leurs propriétaires.
A cet égard, dimanche dernier en échangeant avec quelques copines d’infortune, je me suis souvenu que je m’étais autrefois fait avoir dans les grandes largeurs au jeu du portable indiscret qui raconte ma vie.
Il y a quelques années, alors que j’étais en rade de portable, ce qui est proprement insupportable au-delà de 14 secondes et ½, un ami me proposa de me prêter son ancien téléphone puisqu’il venait d’en changer en me disant que je le lui rendrais plus tard lorsque je n’en aurais plus besoin. Jusque là rien de bien anormal dans cette belle histoire d’amitié virile.
Ce n’est que quelques mois plus tard que l’histoire est devenue particulièrement croustillante et honteuse pour moi, lorsque l’épouse du généreux ami en question, à son tour en rade de téléphone a demandé à récupérer celui que son mari m’avait prêté puisqu’à mon tour je venais de faire l’acquisition d’un téléphone flambant neuf aux milles options inutiles.
Je me suis immédiatement empressé de rendre le dit téléphone à son aimable propriétaire, non sans avoir au préalable sauvegardé tout mon répertoire sur ma carte sim et non sans avoir pris le soin (petit malin que je suis à qui on ne l’a fait pas) de faire disparaître les textos les plus « intimes » et les photos les plus …. (enfin vous voyez ce que je veux dire), que par faiblesse, en grand sentimental que je suis, j’ai tendance à conserver ….
J’ai encore les joues qui chauffent de honte quand j’y repense. Ce que j’avais oublié, c’est qu’en sauvegardant tout mon répertoire sur ma carte SIM et par voie de conséquence en sauvegardant ma vie de célibataire, jeune séduisant, gay tendance maxi trainée, je n’avais pas pour autant effacé le dit répertoire du téléphone avant de le rendre à la malheureuse épouse de mon ami.
Or celui-ci était truffé de noms commençant par PQ (pour plan cul le lecteur avait de lui-même traduit), lesquels étaient invariablement suivis de pseudonymes on ne peut plus explicites, se référant le plus souvent, dans le désordre et sans préférence, parfois à un lieu (en général celui de la consommation biblique de la relation) parfois à un critère physique (je fais un dessin où tout le monde à compris ?) ou enfin à une appréciation qualitative et/ou quantitative relative à la prestation offerte (nul besoin là non plus de préciser plus avant de quoi il s’agit) me permettant de me souvenir de façon claire de la personne en question. Cela devait donner quelque chose du genre : « PQ - Seb super coup Paris 3 » ou « PQ - Basque de Marseille - miam miam » ou encore « PQ - Laurent – Stew - Facebook »
C’est donc avec la satisfaction du vieux singe à qui on n’apprend pas à faire la grimace que j’ai rendu sans crainte le téléphone à ses propriétaires.
Quelle ne fut pas ma honte intense, lorsqu’au cours d’un dîner entre amis tout ce qu’il ya de plus propres sur eux, quelques temps plus tard, l’amie en question m’a balancé à table un « Mais dis moi chéri, au fait, tu pourrais me dire qui est ce « PQ – Seb – Super coup Paris 3 » dont tu as oublié le numéro dans le téléphone que nous t’avions prêté ? »
Au top 10 des plus belles hontes que je me suis payées au cours de ma vie, il est évident que celle-ci figure en bonne place après l’autobronzant, après Ulysse, et peut être celle où je me suis fait prendre en flag en pleine action sexuelle intense par mon coloc que je n'ai pas encore raconté ici (G. si tu me lis encore désolé) …
17:56 Publié dans La Fée et les histoires de connasses | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : connasse, gay, garçon, homosexualité, journal intime, ridicule
jeudi, 10 janvier 2008
2008 ? Nothing to worry about ! - Part 3 et fin
Me voici donc parti en voisin (l’homme en question habite à trois rues et quart de chez moi, détail anodin, mais qui peut avoir son importance pour comprendre entre autre chose, la construction pharaonique à laquelle mon esprit se livrait à ce moment précis de l’histoire) pour un rendez vous qui, s’il tenait ses promesses risquait d’être chaud bouillant, mui mui caliente, mais également … pleins de trucs sympathiquement alléchants !
La tension sexuelle était à son comble, le phantasme fonctionnait à bloc (dans toutes ses composantes tant sexuelles, qu’affectives ! Je n’ai pas besoin de faire un dessin tout le monde a bien compris je pense).
La catastrophe annoncée s’approchait à pas lents mais néanmoins réguliers, le mur cheminait prestement en direction de nos petits visages contrits de pédés parisiens instables et immatures.
A cet instant précis, je me dois de préciser, pour être totalement honnête et un peu aussi avouons le pour me dédouaner, que si je me suis pris le mur, je n’étais certainement pas seul à l’avoir construit de mes blanches et innocentes mains (Je sais c’est un peu mesquin de balancer et d’entrainer dans sa chute ainsi mais bon. Juste ça fait du bien !).
Nous avions tout envisagé, l’échec comme la réussite. Et décemment cela ne pouvait être un échec. Le scénario était déjà écrit et la partition jouée d’avance, nous savions exactement comment cela allait se passer.
Il ouvrirait la porte, nous nous embrasserions et laisserions nos corps exulter virilement de concert, dans une explosion furieuse et partagée de nos sens. Ouai ouai je sais, je suis doué en littérature « Arlequin » et même que comme la vielle peau blond platine en boa rose à laissé la place vide, je vais peut être me reconvertir (NDLR : Barbara Cartland).
Et si je suis honnête, c’est pratiquement ce qui s’est passé dans la réalité. La porte s’est ouverte, nous nous sommes embrassés, nous avons commencé à baiser trouvant naturellement cette complicité physique que deux être humains excités comme des gorets et possédés par leurs sens, trouvent spontanément dans ce genre de situation.
Exactement comme prévu, à un détail près : l’explosion éjaculatoire précoce et anticipée du dit Monsieur.
En effet, alors même que nous n’avions commencé à jouer de façon plutôt plaisante que depuis quelques minutes ….paf le chien ah ben il a tout pris dans la tronche.
Un peu, comment dire, déçu, frustré et surtout intérieurement mort de rire, sur le coup je n’ai absolument pas trouvé que la situation revêtait un réel caractère de gravité.
Comme « cela » c’était plutôt bien passé jusque là, exception faite du malheureux « contre temps » évoqué ci-avant, qui finalement était plus drôle que grave et sérieux, et ce d'autant plus que nous avions le garçon et moi, pas mal phantasmés ensemble sur le fameux meilleur moment se situant juste après le sexe, bah La fée elle avait pas exactement prévu de partir dans la foulée et puis surtout La Fée, elle se disait sans raisons réelles, que c’était un de ceux (névrose je hurle ton nom) qu’on avait bien envie de revoir lui ….
La fée qu’avait rien vu venir, elle commençait à s’épancher un peu, câlins, bisous … pauvre conne !
Et puis aussi, elle n’avait pas eu son biscuit La Fée, alors bon elle attendait sagement que la forme revienne en patientant agréablement …
Mon dieu lorsque je revisualise la scène, je suis partagé entre une adomifreuse envie d’aller me cacher pour le reste des temps et une irrépressible envie de rire à gorge déployée …
Toujours est il que petit à petit, le garçon s’est glacé, éloigné, raidit, (non pas dans ce sens là), n’a plus rien dit, et ce en l’espace de moins de minutes qu’il n’en faut pour lire ou écrire cette phrase (parce que pour information, arrivé à 21h00 chez lui, je me suis retrouvé chez moi devant ma TV à 21h45 trajet aller/retour, étreinte et douche comprise) …
Puis tout d’un coup, il me balance un : « Je ne sais pas ce que j’ai, je me sens bizarre. Enfin pas dans l’humeur de recommencer ! J'ai évacué toute la tension sexuelle et du coup ... ». Malheureusement, voir tragiquement coutumier de ce genre de situation, je comprends le message induit et ne prends pas deux secondes pour réagir en ramassant mes affaires éparses et en répondant d’un « Ok je vais partir ! »
Visiblement mal à l’aise, gêné, voir attristé, le garçon ne disait rien, me suivait partout dans l’appartement la mine basse et le regard sombre, alors que moi aussi plus que mal à l’aise, je récupérais en hâte, mes effets personnels histoire d’en finir avec ce moment pénible.
Dans ce genre de situation, je n’ai qu’une hâte fuir loin, vite et surtout rendre le moment moins pesant, moins lourd en déconnant et en minimisant. Ce que je fis ce soir là...
Je ne sais pas pourquoi mais ce genre de moment m’oppresse, me culpabilise, me donne la sensation d’être la dernière des crottes, alors spontanément je cherche à les rendre moins…, enfin plus…, bref vous voyez quoi.
Bien que je sois passé maître « es qualité » dans l’art de me rhabiller rapidement, c’est toujours bien entendu, lorsque l’on souhaiterait aller vite que les choses prennent un temps infini, que les lacets des baskets ne se dénouent pas, qu'on ne retrouve pas l'une de ses chaussettes, que le pied se coince dans la jambe du jean en l’enfilant, que les zips se bloquent …
Lui : « Ecoutes je suis désolé, je me sens pas bien là … »
Moi : « Non, t’inquiètes pas, c’est pas grave ! »
Lui : « Je me sens mal si tu savais. Je ne comprends pas ! Je peux pas expliquer ce que je ne comprends pas »
Moi « Hey mais y a pas mort d’homme ! Ca va aller. Mais juste dis toi que si le moment est pénible pour toi ca l’est aussi pour moi alors abrégeons le, et tentons de ne pas en faire un drame. Et puis ca va, tas rien à m'expliquer tu me dois rien, on ne se connait pas. »
Lui : « Ok ok je comprends ce que tu dis je me tais. Enfin c’est surtout pour toi que je suis déçu… »
Moi : « Heu ça là, t’aurais vraiment pu t’abstenir de le dire »
Lui : « Je sais, je suis désolé, je suis maladroit, ca ne sort pas comme je voudrais je vais me taire ! »
Moi : « … »
Après avoir empoigné ma veste, je me suis précipité sur la porte d’entrée pour fuir, me sauver, m’échapper, j’ai dévalé quatre à quatre les escaliers, puis j’ai couru comme un fou dans la rue …
Rien en me pressait de rentrer chez moi, mais j’ai couru, couru, couru, jusqu’à en perdre haleine … me répétant sans arrêt « mais que tu es conne ma pauvre fille … quelle conne !"
Game over.
J'ai joué !
J'ai perdu !
Rien de bien grave, ni de neuf sous le soleil in fine.
Et si l’histoire avec ce garçon est en elle-même, anecdotique tendance bonne blague bien drôle dans le fond et ne mérite même pas un sanglot, ce qui en revanche, me fait un peu froid dans le dos, c’est ce qui est remonté à la surface instantanément à la 1eère sollicitation, de mes petites angoisses maritales, de mes petites incapacités et de mes grandes contradictions …
C’est pas si facile d’être un gay pas libéré
Alors je ne vais pas me laisser tomber …
17:05 Publié dans La Fée et les histoires de connasses, La fée et les hommes | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : blog, gay, garçons, journal intime, homosexualité, facebook
mercredi, 09 janvier 2008
2008 ? Nothing to worry about ! - Part 2
Le début de l'histoire c'est ICI - Episode 1
J’avoue en le racontant ici (et donc par la force des choses en tentant de prendre un peu de distance avec le truc encore tout chaud), que je n’arrive pas à comprendre moi-même comment la machine s’est emballée à ce point et surtout si vite, pour se finir fort élégamment explosée dans le mur, comme cela était plus que prévisible ?
Comment j’ai insidieusement laissé se glisser dans la conversation avec ce garçon charmant mais au moins aussi névrosé que La Fée, tant d’enjeux personnels et intimes, de rêves inavoués, d’espoirs fous qui ne disaient par leurs noms et qui n’avaient juste rien à foutre là ?
A comprends pas !
Ou plutôt si je ne comprends que trop et ca m'effraie un peu.
Je pensais que j’étais un peu guéri, muri, grandi, vieilli, blanchi …
Je pensais après la mort de mon père, en montant d’un cran sur le faire part, avoir pris du plomb dans la tête comme on dit.
Ah ben non !
Dur, dur d’être un bébé pas doué !
Toujours est il, que plus les messages échangés à une cadence sans cesse croissante, prenaient un tour personnel, intime, mais également furieusement sexuel, plus je me sentais, en dépit de mes efforts de rationalisation (réels et sincères), aspiré par ma névrose de la recherche du mari idéal qui saurait enfin voir, qui saurait enfin me voir, avec qui j’aurais vécu heureux jusqu’à la nuit des temps, non sans avoir préalablement adopté des tas de Jack Russel, acheté un 4x4, décoré avec amour, élégance et subtilité un appartement divin dans un quartier à la mode dont l’arrondissement n’aurait comporté qu’un seul chiffre, et acheté puis retapé conjointement une maison de campagne sublime où nous aurions reçu « à la bonne franquette » le week-end, tout ce que Paris compte de gens brillants et chics …
Et paf le chien !
On te l’avait pourtant dit que le mur il était dur. Qu’il ne fallait pas y aller ! Hein !
"Wake up Cinderella … ! Il est 7h30, tu dois te lever maintenant et affronter tes incapacités, tes carences, tes frustrations, gérer ta vie vachement moins drôle de célibataire chronique, pré-quarantenaire, dans ton appartement encombré, payer tes factures et organiser tes plans culs … (NDLR : Au secours je suis une version un peu plus trash et pédé d'Uggly Betty en fait)."
Just ridiculous.
C'est pas si facile d'être un gay pas libéré !
Et ce d’autant plus que ce garçon (« cet homme » conviendrait mieux à sa petite « trente-cinquaine » mais je m’égare là) aussi charmant ait il pu être (ce que by the way, il est, je le confirme) ne représentait rien pour moi (en parfait inconnu qu’il était, est, et demeurera) et réciproquement bien entendu, la suite de l’histoire le confirmera, si jamais un doute subsistait encore dans la tête du lecteur…
Si ce n’est peut être un phantasme, une pure construction de l’esprit (beaucoup), du corps (un peu beaucoup avouons-le) et du cœur (un peu aussi quand même). C'est-à-dire à peu près, l’essentiel dans ma petite tête de névrosé féérique.
Anyway, après cinq jours d’amourette virtuelle, de poking intempestifs ou de cybersexe intensifs (au point que Facebook après m'avoir plusieurs fois prévenu que j'allais atteindre ou approchais le niveau maximum de messages échangés, m'a bloqué unilatéralement mais temporairement j’espère, la possibilité d'envoyer des messages), nous décidons de nous rencontrer enfin …
(To be continued …)
10:20 Publié dans La Fée et les histoires de connasses, La fée et les hommes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçons, blog, journal intime, homosexualité facebook
mardi, 08 janvier 2008
2008 ? Nothing to worry about !
Parmi toutes les bonnes résolutions que l’on prend traditionnellement en cette période de l’année, mais que l’on ne rend prudemment jamais publiques de peur qu’elles ne résonnent un jour à nos propres oreilles comme des promesses non tenues, s’il en était UNE que je m’étais bien juré de tenir cette année, c’était de faire taire cette inextinguible soif de reconnaissance, ce viscéral besoin de réassurance, cette peur quasi panique du désamour ou du non-amour, cette carence absolue en confiance, cette fébrile recherche de soi dans l’œil d’autrui qui me caractérise …
Et bien que le lecteur se rassure si tant est que ce dernier ait quelques angoisses à ce sujet : c’est raté, foiré, baisé, perdu, vautré, gaufré, viandé, merdé …
Ma névrose : « Tuuut tuuut tuuut…. Game Over ! Même joueur joue encore ! »
La Fée : « Heu non merci Névrose, sans façon, je passe mon tour. Je rejouerais plutôt vers 2022 je pense. Je te laisse j’ai un double appel. Allez à plus Névrose chérie. »
La Fée : « Allo docteur je peux vous parler cinq minutes ? J’ai un peu des trucs à vous dire là … »
Si d’ordinaire, je me qualifie, à juste titre et non sans une certaine forme de recul sur moi et d’autodérision (vous connaissez l’histoire de la soupe que l’on se sert toujours mieux soi même bla bla bla …), de traînée tendance maxi connasse, il me faut à présent ajouter à la batterie de qualificatifs figurant brillamment au revers de ma veste de Fée, celui délicieux mais inquiétant de névrosée intergalactique et pathétique (c’est pour la rime).
J’entends déjà quelques commentaires goguenards, satyriques ou acerbes mais néanmoins justifiés, indiquer avec force sourires en coins, que le point préalablement suscité ne constitue pas exactement une « nouvelle neuve ». Et je n’en disconviendrais pas : « Névrosé I was, and névrosé still I am ».
En effet, il ne m’aura pas fallu attendre que 2008 soit vieille de plus de huit jours, pour que celle ci soit inaugurée, baptisée, mise au parfum, briefée voir griffée, et ce de la plus belle façon qui soit, qui plus est.
Ou comment en moins de six jours, j’ai foncé tête baissée, presque malgré moi, dans un mur dont on ne pouvait qu’anticiper l’existence et dont la rudesse du choc frontal était on ne peut plus prévisible elle aussi.
Mais revenons au début si vous le voulez bien. Il y a quelques semaines grâce à quelques amis toujours à la pointe, je découvrais « facebook » avec joie, bonne humeur et entrain allongeant ainsi la liste déjà fort longue par ailleurs, de mes « cyberaddictions » d’une ligne supplémentaire …
Certains de mes amis, ne manqueront pas, à ce stade de l’histoire, de se souvenir que j’avais pourtant juré à qui voulait l’entendre, que je ne céderais pas aux sirènes de la « facebook attitude » au regard de mes trop nombreuses autres addictions …
Mais c’était sans compter la multiplication vertigineuse des applications sur Facebook autrement appelé « Fesse bouc », visant uniquement, purement et simplement à choper.
A base d’applications intitulées « Would you do me », « Do you think I’m Sexy ? », « Hot or Not ? », ou encore de « Are you interested ? », le site offre la possibilité à ceux qui le souhaitent et j’en suis (le lecteur l’aura compris par lui-même) de draguer indéfiniment la planète entière, de “cruiser” comme disent les québéquois.
Ainsi donc, un jour de faible activité professionnelle au lendemain du 1er de l’an, je suis entré en contact via une des applications suscitées, avec un type plutôt séduisant de prime abord, rigolo, sympathique et convivial. Les messages fusent à toute allure, sont drôles, intelligents, sensibles, sexuels juste ce qu’il faut (c'est-à-dire intensément). Un rêve ...
(To be continued ...)
14:35 Publié dans La Fée et les histoires de connasses, La fée et les hommes | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : garçons, blog, gay, homosexualité, journal intime, facebook
mercredi, 10 octobre 2007
Les Histoires de connasses by La fée - Re-invention
Juste parceque je l'ai relu et que j'ai bien ri et aussi parceque j'ai un peu la flemme d'écrire en ce moment.
Ben c'est normal j'ai pas trop le temps je prépare New York ...
Le 14 mars 2007 je publiais cette note :
Dans ma série, « Les histoires de connasses », et dans la droite ligne du post d’hier sur les tchats de rencontres gay, il m’est revenu en mémoire une aventure cocasse qui m’est arrivée, il y a quelques années.
J’étais alors beaucoup plus jeune et incroyablement motivé par l’exploration du corps des garçons et des insondables et nombreuses possibilités qu’ils offraient. Bien qu’étant encore très porté sur la chose qu’ont les messieurs entre les jambes à commencer par la mienne, je confesse que mon appétit s’est un peu (j’ai dit un peu seulement) réduit, avec le temps et le poids des ans.
Un soir donc, je me saisis de mon téléphone, avec ce qu’il est convenu d’appeler « la bite sur la tête » et compose fébrilement un numéro surtaxé, (quand je vous dis que j’étais jeune, c’est bien que cette période remonte à une lointaine époque ou Internet n’existait pas encore) dans le but de me trouver une gentille petite partie de jambes en l’air.
Vous connaissez certainement le principe de ces numéros surtaxés où de nombreux garçons téléphonent en laissant en quelques secondes, sur un message enregistré, l’objet de leur appel, une vague description, une localisation géographique, et leurs souhaits pour la soirée genre par exemple « TTBM – Paris 07 cherche mec passif ».
Me baladant de pseudos en pseudos, je finis par en repérer un dont la nature semble parfaitement convenir à ma propre recherche et me met en rapport avec lui.
Après quelques minutes de négociation visant à nous mettre d’accord sur les termes de notre échange nous finissons par échanger nos numéros de téléphone.
Assez classiquement ensuite, nous nous téléphonons, échangeons nos adresses et convenons que je me déplacerais chez lui.
Résidant encore à l’époque chez mes parents (mais je me tue à vous dire qu’à l’époque, j’étais vraiment jeune et que cette histoire est par voie de conséquence, vieille comme mes robes), je me voyais mal proposer à un inconnu de venir me rejoindre dans ma chambre au fond du couloir à deux portes de celle de mes parents pour une partie de galipettes sans retenue en risquant de lui faire croiser le fantôme somnambulesque de Maman se rendant aux toilettes pour son rituel petit pipi de quatre heures du matin…
Rendez vous fut donc pris avec ce jeune homme, qui de mémoire devait avoir 25 ou 26 ans et qui habitait les beaux quartiers de la rive gauche, ce qui était déjà à l’époque rare pour les gays qui avaient déjà jeté leur dévolu sur les quartiers du centre et de la rive droite …
Je me disais au surplus (idiote que j’étais à l’époque, qui bien que motivée et un poil inconsciente n’en menait quand même pas super large à l’idée de se rendre tardivement chez un inconnu pour se livrer à quelques activités que la morale réprouve) que le fait d’habiter « les beaux quartiers » était un gage de sécurité quant à la santé mentale du jeune homme en question …
Jeunesse bourgeoise et oisive n’a définitivement jamais rimé avec lucidité et pertinence … mais soit passons…
Bref, me voila donc tremblant pour partie d’excitation et pour partie de peur, composant le code de l’immeuble, pénétrant dans le hall, me dirigeant vers l’ascenseur, et enfin sonnant à la porte …
Je ne sais pas combien d’entre vous ont déjà vécu ce type d’expérience, mais pour ma part et bien que depuis j’en sois revenu, il m’est rarement arrivé d’être aussi excité que dans ce genre de situation.
Une excitation dont la nature est composite et plurielle (j’adore cette expression) entre plaisir de la transgression, sensualité du danger, impatience et désir physique … Evidemment, avec « le métier » qui rentre et la pratique récurente on perd beaucoup de cette excitation là et il ne m’arrive plus que rarement aujourd’hui de le retrouver …
Arghhh le temps est assassin et la vieillesse un naufrage …
Il ouvre et la surprise est plutôt bonne.
Et ce pour deux raisons majeures : en premier lieu, il est très sexy brun, le regard noir, le torse nu et dessiné est parsemé d’une nuée de poils parfaitement implantés tout comme j’aime, et enfin il ne me claque pas la porte au nez d’un air dégoutté en grinçant un « Désolé ça va pas le faire » ….
Il me fait pénétrer son intérieur (je sais je sais donc no comment), nous nous embrassons fougueusement et commençons à joyeusement nous envoyer en l’air quand le jeune homme en question, extirpe de sa table de nuit un spray contenant de l’huile, soit disant de massage et propose que nous nous massions mutuellement.
Enchanté par cette proposition et cette expérience follement sensuelle, vous vous doutez bien que j’accepte aussitôt.
Il me masse, je le masse, nous nous massons (entre autres choses).
Je ne remarque pas tout de suite qu’il m’enduit plus le corps d’huile que je ne le fais.
Et mon tempérament de pacha me laisse à penser, que c’est trop « bien joué » pour une fois d’être tombé sur un garçon très serviable et très préoccupé du plaisir de son partenaire …
Je me laisse faire, caresser, masser, bichonner, etc …
Le moment est torride et sensuel.
Divin.
Nous terminons notre affaire, dans un éclat de joie et de bonheur (je fais un dessin ou tout le monde à compris ?) et n’étant pas du genre à m’attarder sur les lieux du crime, une fois celui-ci commis, je commence à rassembler mes affaires dans le but d’un départ rapide.
N’oublions pas qu’habitant chez mes parents je me devais malgré tout de me conformer à un certains nombre des règles parmi lesquelles « on ne découche pas sans prévenir ».
Ne prenant pas le temps de prendre une douche sur place, je me presse afin de rentrer et de profiter des quelques heures de sommeil avant que ma mère ne me réveille de sa voix douce et légère « Il est 8h00 mon chéri, il faut te lever ! ».
Jusqu’ici, le lecteur se demandera où réside le caractère « super connasse » de l’histoire, qui je vous l’accorde ne saute pas encore aux yeux. Mais patience ça arrive.
Ce n’est qu’en me levant quelques heures plus tard que je m’apercevrais, horrifié et mortifié en voyant mon visage, mon corps, mes bras, mes jambes et mon dos orange fluo, que la fameuse huile de massage si sensuelle dont il n’avait cessé de m’enduire allégrement (y compris les parties intimes) n’était autre qu’un produit « Auto-bronzant » …
Imaginez ma gueule en m’apercevant de l’étendue du désastre, et comment surtout j’ai du expliquer cela à mes parents, mes amis, mes camarades de facs, et comment je ne suis plus sorti pendant une semaine de chez moi passant mon temps à me laver le visage avec de l’eau oxygénée …
Connasse un jour !
Connasse toujours, pour vous servir…
13:39 Publié dans La Fée et les histoires de connasses | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : gay, garçon, blog, journal intime, homosexualité, connasse
mardi, 28 août 2007
Sluty Hollidays
Après nous être mis une « enormous » taule le vendredi soir de notre arrivée, sur les conseils de notre ami F. le Toulousain, Sylvain, Malcolm et moi, nous rendons le samedi aprés midi sur une plage naturiste, un peu éloignée du centre de Sitges.
Comme nous ne sommes pas très frais et que les souvenirs des indications données par notre ami Toulousain au petit matin, avant de nous quitter, sont confus et parcellaires, nous adoptons la tactique de la "balise Argos" (que nous pratiquerons à de nombreuses reprises durant les jours suivants) et décidons de suivre deux garçons à l’allure résolument gay (en même temps, in situ que trouver d'autres à part des garçons à l'allure résolument gay), sûrs qu'ils nous mèneront obligatoirement à bon port.
Nous y arrivons et sommes quelques peu déçus par la plage naturiste qui n’a rien d’exceptionnel, mais également par la nature de la population qui s’y presse qui n’a, le lecteur l’aura compris, rien d’exceptionnel non plus.
Néanmoins nous y passons la journée à roupiller agonisant au soleil (en maillots de bains bien entendu) comme des grosses loques en chopant au passage, les 1ers d’une longue série de coups de soleil dévastateurs.
Le soir venu, une sorte d’excitation qui ne nous quittera résolument plus de toutes les vacances, s’empare de nous à nouveau et nous pousse à farfouiller dans nos « enormous » valises afin de trouver la tenue la plus adéquate et à partir à l’aventure.
Nous reproduisons le même parcours que la veille en démarrant au « Privilège » en pousuivant au « Méditeranéo » et en finissant à « l'Organic » ou au « Thrailer ». Nous décidons puisqu'il faut bien faire des choix, de ne pas nous rendre ce soir là, à Barcelone pour la Salvation et/ou pour Souvenir, malgré la gentille invitation de Fodsy puisque le week-end suivant nous serons encore à même d’en profiter en étant à Barcelone intra muros.


Et à titre personnel, j'en profiterais bien bien bien le week end suivant, mais c'est presque déjà une autre histoire et il est encore trop tôt pour en parler.
Les jours se sont ainsi suivis et se sont ressemblés jusqu’au mercredi matin, où nous avons repris le train direction Barcelona où nous attendaient nos amis Sofiane et Esteban et d’autres encore parmi lesquels un garçon que nous n'avons pas tardé à surnommer "Bijou Brigitte" pour des raisons qu'il serait trop long d'expliquer ici, mais qui nous ont fait mourir de rire tout le séjour…
On notera néanmoins, le dernier soir à Sitges, l’apparition furtive mais néanmoins efficace et souriante, d’un petit (vraiment petit) « Roberto from Madrid » croquignolet à souhait et réellement sweet.
Pas du tout dans mon domaine d’activité stratégique (DAS*) habituel ce garçon, mais tellement charmant et surtout tellement motivé que n'étant qu'un « faible » homme, je me suis laissé faire avec bonheur et sans bouder mon plaisir.
Il me faut, pour que la vérité soit totale et absolue, néanmoins avouer que j'avais ce soir là préalablement jeté mon dévolu sur un joli barbu Aixois aux yeux de chat tout dorés (totalement dans mon DAS* lui par contre) qui avait fait mine de ne pas remarquer mes tentatives plutôt "enormous" (comprendre qui m'avait mis un gros vent poli mais un vent quand même).
« Enormous slut 1 - Zaza » (your sweet little Fairy) venait d’entrer en scène, tandis que « Enormous slut 2 - Eva» (Malcolm) s’activait de son côté, telle une abeille besogneuse avec un fort joli Natxo madrilène et qui « ô hasard » se trouvait également être le colocataire de chambre d’hôtel et néanmoins ami du jeune Roberto précité.
Ce soir là, nous avons failli frôler une situation des plus burlesque en risquant sans le savoir de nous retrouver dans la même chambre d’hôtel « moi et mon Roberto » et « Malcolm et son Natxo », dans une configuration que nous étions bien loin de soupçonner les uns les autres et qui aurait sérieusement mis à mal nos pudeurs d’amis de longue date, mais qui aurait pu être « over drôle » après coup malgré tout.
Le hasard nous ayant fait changer de destination à la dernière minute, Roberto et moi, la pudeur collective fut épargnée cette fois ci.
Pendant ce temps là, notre Duègne (Sylvain) de son côté, soignait fébrilement sa grippe en grelotant et transpirant, sous ses draps, à l’hôtel.
Au-delà de l’anecdote amusante, mon sentiment sur Sitges est assez mitigé.
Je ne veux pas cracher dans la soupe puisque j’ai joué le jeu « à mort » et plus encore et que j’y ai pris du plaisir, mais force est d’avouer que « Trop c’est Trop » et que le côté connasse hystérique qui cherche à choper en permanence, à la longue devient oppressant et un peu pathétique.
A la plage, dans les rues, au restau, dans les bars, à l’hôtel, au supermarché, à la pharmacie, dans les magasins, dans l'escalier, aux toilettes, croiser et recroiser sans cesse et partout, les mêmes personnes dans une posture de séduction qui n’est clairement ni neutre, ni innocente est un peu fatiguant …
En effet, se trouver en permanence en situation d’être regardé et de regarder soi même, dans un but précis et avoué ne révèle assurément pas le meilleur de soi, ni des autres. Ca fait un peu supermarché du sexe.
Mais bon puisque c'est le jeu ma pauvre Lucette, je suis quand même vraiment content de l’avoir fait sans m’être interdit quoi que ce soit et d’avoir cédé à chacune de mes envies, inversement à la fois où il y a plus de dix ans, je n’avais profité de rien par manque d’audace (n’ayant pas encore découvert à l’époque la technique merveilleuse de l’autosuggestion) et était rentré frustré et malheureux.
Suite au prochain épisode.
* Domaine d'activité stratégique
23:10 Publié dans La fée et la fête, La fée et les autres, La Fée et les histoires de connasses, La fée et les hommes, La fée l'a fait | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blog, journal intime, gay, garçons, homosexualité, sitges, connasse
Back in Business
Dix jours ça passe si vite lorsqu’on est entraîné dans un tourbillon infernal ….
Je rentre cramé au 2ème degré, épuisé, ruiné mais heureux de ces dix jours de fiestas non stop.
Si j’avais voulu définir ce que pouvaient être des vacances de connassses clichées, je n’aurais pas pu mieux faire, entre shopping quotidien hystérique, fiestas every night, plages peuplées de centaines de dizaines de milliers de mecs, clubs, alcools and co., huile à bronzer, recherche du plaisir permanent et préoccupations basiques du genre : « Qu’est ce que je mets ce soir ? », « On va où ce soir ? » et « Quoi il n’y a plus d’huile et il ne reste que de la protection 10, mais comment on va faire ? », ou encore « Putain il est tapé en plein jour lui, hier soir il avait l’air mieux en boite » …
A peine arrivés vendredi 17 août au soir a l’aéroport de Barcelone nous prenons Malcolm, Sylvain et moi le train direction Sitges. La gare est en plein centre ville et juste a côté de notre hôtel « Le Liberty » … les vacances commençaient bien …
Nous déposons nos bagages, enfilons nos habits de lumière et partons dans la foulée, arpenter les rues de la cité balnéaire non sans une certaine excitation au creux du vente ….
Par hasard, nous essayons un 1er bar « Le Privilège » où nous tombons immédiatement sur F. un ami de Toulouse lui même avec ses amis …. Les verres se suivent s’entrechoquent, se bousculent, les bars suivent le même chemin et très vite la soirée vire au n’importe quoi ….
Nous entamons la tournée des Grandes Duchesses, intronisés par F., notre ami Toulousain et finissons par atterrir au « Méditeranéo », où j’ai le grand plaisir de croiser Fodsy.
La nuit se poursuit de bars en bars à l’espagnole, enfin à la sitgetoise et nous sommes dans un état d’ébriété avancé. Nous peinons pour rentrer à l’hôtel…
Le lendemain sera consacré à cuver notre vin sur une plage naturiste (beurk mauvaise expérience) ….
La suite au prochain épisode …
En attendant une petite pépite musicale espagnole entendue dans un bar d’Eixemple, le quartier gay Barcelonais samedi soir…
Rafaela Carra - Que Dolor
02:00 Publié dans La fée et la fête, La Fée et les histoires de connasses, La fée et les hommes, La fée l'a fait, La fée se souvient | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : blog, journal intime, gay, garçons, homosexualité, sitges, connasse
vendredi, 10 août 2007
Connasses au sommet ou sommet de connases ?
Les connasses sont partout.
Il m’arrive assez peu de m’incliner devant le talent, et l’humour d’autrui, mais lorsque celui est de l’or à l’état brut votre Fée sait s’effacer et rendre hommage aux histoires de connasses étrangères.
Voici donc une sublimissime histoire de connasse made by Ditom :
« Puisque nous sommes dans l'ère industrielle, vous savez que je me balade régulièrement sur les tchat gay... Pas à la recherche d'un plan, non, ce n'est pas mon style... Mais parfois, je parle avec un mec qui, s'il ne correspond pas tout à fait à mes critères, est assez sympa pour que je me déplace...
C'est ce qui s'est passé cette fois-là...
Un petit jeune de 23 ans, très gentil, insiste pour que nous rencontrions... Il n'habite pas loin de chez moi. Alors je lui propose pour le lendemain un restau que j'aime bien dans notre quartier. Rendez-vous est pris devant le métro pour le lendemain à 20h.
Pas stressé du tout, puisque ce mec, d'après nos échanges, ne représente pas forcément un enjeu pour moi, je me pointe à ce rendez-vous. J'arrive un peu en retard, comme toujours, et j'aperçois petit mec brun, ni vraiment mignon, ni vraiment pas mignon, habillé à moitié comme un jeune (jean un peu large et sweat-shirt blanc) et à moitié comme une princesse (sac à main monogrammé Vuitton...)
Puis nous enchaînons par ce resto, je me sens un peu seul parfois car le garçon n'est pas vraiment du genre expansif et que nous ne partageons pas forcément les mêmes centres d'intérêt... Pas grave, je fais la conversation pour deux et...
Vous me connaissez (enfin... Non, pour la plupart, vous ne me connaissez pas mais faites-moi confiance...) je finis par le dérider un peu... Lui, tout ce qu'il veut, c'est rencontrer un mec... SON mec! Il a peu d'expérience...
En moi-même je lui souhaite bonne chance tout en ne rattrapant pas les perches qu'il me lance (il m'appelle "jeune homme" alors que j'ai huit ans de plus que lui, il me lance plusieurs fois des "quand tu viendras chez moi tu verras mes plantes..."
Enfin bref, il est 23h, j'ai passé une soirée correcte et je lui propose que nous demandions l'addition... qui arrive aussitôt.
Et c'est bien là que se situe le clou de ce dîner... La chose incroyable, la rencontre au sommet... Tout ce que j'ai expliqué avant n'était qu'un prétexte pour en arriver là...
S'apprêtant à payer, il attrape son sac monogrammé Vuitton sur ses genoux et commence à le caresser... Et là, je me dis que, peut-être, je l'ai mis un peu trop en confiance le jeune homme... Je dois faire des yeux ébahis, parce qu'il esquisse un sourire et m'explique: "Tu sais, ce sac, il s'appelle Orlando"... Moi, médusé j’attends la suite... "Il s'appelle Orlando"... A quoi vous auriez pensé vous? Bah oui, à la même chose que moi: au frère de Dalida... Je lève les yeux en me disant "quelle follasse!"... Il ajoute: "parce qu'on m'a dit que je ressemblais à Orlando Bloom" ...
Orlando Bloom, je veux bien, mais alors de très, très loin quand même !
Comme je suis quelqu'un d'expressif et que je suppose qu'à ce moment là j'arbore un air complètement interdit, il se croit obligé d'ajouter "enfin, moi je ne le trouve pas beau... Et puis en plus on m'a dit que je lui ressemblais dans "le seigneur des anneaux" dans lequel il est particulièrement moche"...
Bon, bah moi je ne l'ai pas vu ce film... Mais j'imagine du coup qu'effectivement il ne devait pas être vraiment à son avantage Orlando...
Puis, pour payer, il sort son portefeuille, évidemment monogrammé Vuitton et relié par une chaîne en argent à Orlando... Et il commence à caresser son portefeuille de la même manière qu'il avait caressé son sac auparavant...
Il me lance: "Ce portefeuille s'appelle Mariah"... Et là je me dis qu'évidemment il fallait que ça tombe sur moi... Il va falloir que je révise mon questionnaire internet avant de rencontrer je crois...
"Oui, parce que je suis fan de Mariah Carey, mais uniquement de la période 1989 -1996 parce qu'elle n'était pas encore aussi salope"...
Et là, je dis qu'il faut qu'on prenne le tournant. Je me lève et... non, finalement je ne le bouscule pas... Je lui dis poliment que j'ai passé une "excellente soirée" (était-ce de l'hypocrisie ou de la gentillesse?) et que je bosse tôt le lendemain, qu'il faut que je rentre...
Une moue de déception inscrite sur son visage, il accepte le verdict et sait que nous ne passerons pas la nuit ensemble...
Il se débat encore, me dit que je viendrai chez lui la prochaine fois...
Je suis encore abasourdi de cette rencontre au sommet avec deux stars à moins de 200m de chez moi... Le début de la gloire ou le début de la déchéance?
Sur le chemin du retour, un petit sms féérique me demandant si mon rôle de baby sitter me plait (toujours moqueuse cette fée!) et évidemment un sms du garçon m'informant qu'il a passé une très bonne soirée et qu'il est désireux qu'il y'en ait d'autres...
Le lendemain, un autre rendez-vous m'attend...
Je suis déjà passé à autre chose... »
13:00 Publié dans La Fée et les histoires de connasses | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blog, gay, garçons, homosexualité, journal intime, Ditom et les connasses, connasses








