jeudi, 31 mai 2007

Les ambiances confluentes

Si je devais donner à voir, à imaginer ou à ressentir, mon sentiment à propos de mon petit séjour en Algérie, je ne pourrais qu’évoquer une ambiance composite aux confluents de plusieurs univers différents.

Une atmosphère quelque part, à mi-chemin, entre un film Almodovarien, où des femmes sans âge, des jeunes femmes, des jeunes filles, atypiques et libres, hautes en couleurs et fortes en voix vivraient ensemble dans une sorte de flou et de confusion « maniaco-hystérique » ; un roman kafkaïen où la complexité et l’absurdité du système rendrait fou ; une pagnolade où le feu des sentiments méditerranéens, la bonhommie et la simplicité des gens mettraient du baume au cœur ; et un film Bergmanien où les non dits le disputeraient aux silences et où le chagrin ferait  se déchirer les mères et les fils …

Beaucoup couru, beaucoup attendu, beaucoup pris sur moi, pas dit grand-chose, pas compris grand-chose non plus, souri quand il fallait, géré Maman, remercié qui il fallait, été poli, respecté les traditions, me suis coulé dans le moule, fait ce qu’il fallait, encaissé les coups sur la tête, attendu sagement le retour...

Ouf enfin rentré.

Un peu vidé.

Les mots se font rares et mon clavier peu bavard.

Qu’à cela ne tienne, je ne suis obligé à rien et ca sort comme ça peut.

Ca reviendra.

Jean-Claude Brialy est mort. je l'ai appris ce matin.

C'est idiot, mais ça me fait quelque chose.

Même si ces derniéres années son personnage de vielle folle mondaine matiné de Sacha Guitry me gonflait sévère, j'ai bien aimé l'acteur subtil qu'il fut parfois.

Des suites d'une longue maladie disait la dépeche de l'AFP.