mercredi, 05 septembre 2007

J'aurais ta peau Merteuil ...


 
J'aurais ta peau Merteuil qu'il disait le Valmont ....

jeudi, 08 mars 2007

Elle m'a dit ...

Elle m'a dit "tu sais les amitié ne se créent pas que comme ça (..) Pas que pour les moments où ça va bien (...)"

Elle m'a dit dit "tu es une rencontre importante (...)"

Ele m'a dit "tu es un type bien, tu mérites de rencontrer quelqu'un de bien (...)"

Elle m'a dit "tu nous as manqué et sans toi ce n'était pas pareil (...)"

Elle m'a dit "tu es un gentleman délicieux et séduisant (...)"

Elle m'a dit "je t'aime" de mille façons, en pointillé, en intimiste, en gracieux, en délicat ...

Il aurait pu en dire autant, je le sais ...

Il en pense sans doute autant, je le sais ...

Il m'a donné des conseils éclairés

Il m'accompagne de ses pensées

Il m'a souvent fait progresser

Il m'a parfois intimidé

Il m'a souvent touché

Je les aime aussi D. et F., ... même si parfois, souvent, je ne sais ni bien le dire, ni bien le montrer ...

Voila ça c'est fait.

mardi, 12 décembre 2006

A l'épreuve des faits ...

Il est d'usage de dire que les gens et les caractères se révèlent dans l'épreuve.

Plus personne n'ignore que depuis exactement quinze jours, ma famille et moi traversons des moments pénibles. En effet, un être qui m'est cher est gravement malade et à l'hôpital, dans un état critique.

Au delà de l'urgence de la situation qui donne au temps et aux mots, un sens et une dimension nouvelle, j'ai pu vérifier cet adage populaire aux termes duquel, les caractères et les gens se révèlent dans l'épreuve.

Il ne s’agit pas juste d’un adage, d’une croyance populaire, d’un proverbe impersonnel et  sans fond, non.

Telle est la vérité profonde.

Combien ai-je vu en deux semaines de comportements surprenants ? En positif comme en négatif.

Combien ai-je également entendu de conneries monumentales en deux semaines ?

Combien ai-je subi d’attitude indélicate et de discours déplacés et narcissiques, en deux semaines, sous couvert de charité et d’empathie ?

Mais inversement combien ai je pu admirer de comportements magnifiques de dignité, de courage ?

Combien ai-je aussi noté de signes spontanés de soutiens inattendus, de comportements loyaux ?

Combien ai-je bénéficié de marques de réconfort, de paroles vraies, douces, apaisantes ?

Je ne reviendrais pas sur la reconnaissance infinie que je voue aux équipes soignantes (des infirmiers aux médecins) qui ont pris en charge cet être cher, je l’ai déjà dit clairement.

En revanche, je veux livrer ici deux ou trois observations.

En 1er lieu, je voudrais saluer, (rendre un hommage serait un peu déplacé et pompeux) la dignité, le courage et le calme dont fait preuve ma maman dans cette épreuve que nous tentons de traverser ensemble. Elle ne saura jamais sans doute, combien je suis fier d'elle et admiratif, elle ne saura également jamais que je vous ai parlé d'elle pour louer son comportement face à la cruauté de ces quinze derniers jours. Et c'est tant mieux. Alors je peux me lâcher, car ici c’est mon espace et si le lecteur me le permet je vais juste crier, (même si ça fait un peu mélo, je m'en fous) : « MAMAN je t’aime et je suis fier de toi ».

Non que j'ai jamais mésestimé la valeur de ma maman, mais jusqu’à présent, j’ai toujours considéré qu'elle était une adorable et indispensable chieuse à tendance hystérique pour tout et rien. Or, en l’espèce, maitrisant ses nerfs, gérant les priorités et les urgences, compréhensive malgré tout pour la vie personnelle de ses fils, maman est admirable de bout en bout.

Alors bien sûr parfois, les nerfs lâchent un peu et la colére s'exprime, les sanglots s’écoulent  

Alors parfois aussi ses vieux os se dérobent et refusent de la porter plus longtemps…

Mais jamais, elle ne baisse les bras…

Voila ça c’est fait.

De même, depuis le début de cette suite cataclysmique d’événements, lundi 27 novembre, depuis les urgences de ce grand hôpital parisien, quelques personnes autour de moi, ont été admirables, irréprochables …

Je ne sais comment exprimer la force du sentiment que cela génère chez moi.

Sans doute ne trouverais-je jamais les mots pour le dire.

Moi qui ai, au cours de ma vie, toujours si profondément eu besoin d’être rassuré, de preuve d’amour, d’affection, je dois avouer que je suis riche, preuves à l’appui, de merveilleux amis, attentionnés, délicats, vrais, justes, présents.

Je ne citerais pas de noms, parce que juste, ce n’est pas un concours et qu’ils sauront se reconnaître …

Merci pour les sms, les coups de fils, la présence, les explications, le soutien, les invitations à sortir pour me changer les idées, la déculpabilisation, la tendresse, la disponibilité … Qu’ils soient juste remerciés pour tout … et qu’ils sachent bien combien, je suis ému et touché par tout ce qu’ils auront fait depuis deux semaines.

En revanche, force m’est de confesser une ombre au tableau : la famille de mon père.

Déjà que je n’étais pas proche d’elle et que je ne la connaissais que par obligation … je suis à présent certain que l’avenir ne nous offrira aucune occasion de nous connaître plus.

L’indélicatesse, le manque de "savoir vivre" et de "savoir être" de ces gens me laisse sans voix. Leur bêtise, leur inculture crasse également. Nous ne vivons décidément pas dans le même monde et le votre chère famille ne me donne vraiment pas envie. Alors Bon vent.

C’est assez paradoxal, de rejeter ainsi une famille, moi qui ai si souvent geint à propos du fait que nous n’avions qu’une micro famille sans racines, sans histoire ….

Et si j'avais déjà quelques indices auparavant, je sais à présent de façon ferme et certaine où est ma vraie famille et qui sont les gens que j’aime et qui m’aiment …

On apprend à tout âge.

Alea jacta est.

vendredi, 01 décembre 2006

Euro-torsovision : les lauréats

Juste parceque c'est la fin du concours et qu'il convient d'annoncer officiellement les résultats et que je n'aime pas ne pas tenir mes engagements. J'avais promis d'annoncer les résultats le 1er décembre ! Voila c'est fait. Bravo aux lauréats et à tous les participants.

La suite ?

Dés que je peux je reviens, comme je l'ai dit déjà c'est compliqué pour moi ... en ce moment.

Eurotorsovision les garçons :

Eurotorsovision d'or : FCUK (18 % et 646 votes)

Eurotorsovision d'argent : Janus (17 % et 620 votes)

Eurotorsovision de bronze : Fodsy (17 % et 618 votes)

Eurotorsovision les filles :

Eurotorsovision d'or : Esther (25 % et 247votes)

Eurotorsovision d'argent : Sblab (23 % et 232 votes)

Eurotorsovision de bronze : Lola (20% et 203 votes)

 

On est en train de penser à la soirée de remise des prix. Dés que toute la tourmente dans laquelle je me trouve en ce moment sera passée et que j'aurais le temps de m'y consacrer pleinement, j'organise une soirée ....

mardi, 31 octobre 2006

Poudre de Fée un samedi soir

 Jeanne Moreau - Le tourbillon de la vie

(sur une idée originale de comtessa)


podcast

Samedi soir, je recevais quelques amis (à peu de choses prés une petite quarantaine) dans mon modeste appartement de deux petites pièces. Et ce fut comme à chaque fois pour moi, beaucoup de plaisir et de joie.

Comment décrire cela sans verser dans le mièvre, le sentimentalo-mieleux ? Je crois c'est juste hors de mes capacités.

Une pincée de gens biens, (entre autres et en plus de la famille que vous connaissez déjà sans doute : Véra, Sofia, Félix, Sylvain, Malcolm, Esteban, Sofiane, Fabrice, Richard, Valérie, Michel, Henry, Sybil, Gaufrette, il y avait Esther et sa poule, dfp, La Perla, Envoyé spécial K, Mlle E, Missb, Fodsy, Lola, Demonz, Ana, Comtessa, mais aussi last but not least Manu Prince S & Ben le prince consort), quelques gouttes de champagne au creux du cou, de la bienveillance palpable dans l'air, des sourires volants de visage en visage, quelques éclats de rires se reflétant de lèvres en lèvres, et moi au milieu de tout ça qui regarde, observe, veille à ce que personne ne manque de rien, m'inquiète de ce qu'untel ou unetelle ne soit pas seul (e), qui veille à ce que la fête batte son plein. Je cours, je cours, j'échange à peine plus de trois mots avec mes amis présents, je ne sais pas profiter de l'instant vraiment, enfin pas comme eux en tout cas.

Le spectacle de cette assemblée est pour moi très réjouissant et terriblement "bonheurifiant" si je peux me permettre d'inventer ce mot.

Mais voila c'est déjà la fin et je n'ai, comme chaque année rien vu passer, pas su retenir l'instant, pas pu vivre aussi intensément que je le voulais....

N'empêche, me restent, quoi qu'il arrive et pour l'éternité, une très jolie chose LV, une très belle veste de cuir ... et de biens charmants souvenirs.

Alors voilà pour ne pas faire ce que je voulais pas faire, à savoir du mièvre, je vous laisse le soin de lire les posts-reports de Lola, de comtessa, et de demonz qui sont parfaits.

PS : mention spéciale pour mes copains de mon ancien boulot, ma comtesse, ma Grace Kelly et son T et bien entendu ma Kistouille qui raconte toujours que des carabistouilles et son G.

mardi, 25 juillet 2006

Nous nous sommes tant aimés (part 4 - L'été de tous les mariages)

J'ai commencé il ya quelques mois une série de posts intitulée "Nous nous sommes tant aimés". Puis à la faveur de la vie qui passe, de quelques doutes quant à l'intérêt de tels posts, d'événements douloureux et / ou heureux aussi, j'ai peu à peu laissé tromber au profit de posts moins prétentieux ou moins ambitieux dirons nous.

Aujourd'hui, je reprends cette saga qui n'est pas encore celle du dimanche mais... sait on jamais.

Pour celles et ceux qui n'auraient pas lu le début

et qui souhaitent le faire :

Episode 1

Episode 2

Episode 3

En pénétrant dans la petite église, au son d'un morceau de jazz joué par deux trompettistes, Sybil sentait ses tempes battre et son coeur s'agiter. Le bras de son père la guidait mais elle failli perdre l'équilibre.

Tout se mélangeait dans son esprit, la grande école de commerce en banlieue parisienne, Toulouse, la prépa, Paris, Henri, les autres, ceux d'avant, ceux du malheur et de l'échec, les joies, les amis, ses copains gays, les sorties parisiennes, les projets, les souvenirs, le Canada, Valérie et son mariage proche du sien, Alice et Georges, Elise et Hom, la maison de ses parents, l'appart de l'avenue de Saint Ouen, la colocation, la grosse boite de conseil et d'audit pour laquelle elle travaillait, ...

Il lui semblait à cet instant précis que son existence entière n'avait duré qu'une seule, qu'une toute petite seconde, tant elle défilait rapidement, en condensé dans son esprit.

Il y avait tellement de monde part et d'autre de l'allée centrale.

Tout le monde était là. Et pourtant, elle n'arrivait à reconnaître personne.

Son attention ne pouvait se fixer sur quoi que ce soit ni sur personne.

L'émotion palpable de son père et la légère pression qu'il appliqua sur son bras, ramena Sybil à la réalité : elle épousait Henri. Oui aujourd'hui, elle épousait Henri, pour le meilleur et pour le pire selon la formule consacrée.

"De toutes façons le pire, j'en ai déjà eu plus que ma part, et il devrait plus ne me rester que le, meilleur" pensa t'elle alors qu'elle continuait de cheminer, au centre de toutes les attentions et de tous les regards.

Une  mantille de dentelle ancienne posée sur le haut du crâne, quelques plumes blanches plantées de ci delà dans un chignon haut de cheveux noir de jais, lui donnait un air de madone ancienne, immaculée, marmoréenne et irréelle.

Tandis qu'elle approchait de l'autel, elle relevait la tête et tout dans l'attitude de son corps tendu et frémissant indiquait qu'elle n'allait que vers lui, Henri, son époux, son mari, son amoureux, son double, son équilibre ....

Un frisson d’émotion traversait l’église à mesure qu’elle avançait, impériale et gracile dans sa robe de satin et de dentelle ivoire, coupée dans le biais.

Henri quant à lui, la regardait fixement de son regard bleu azur de héros romantique, si élégant dans sa belle redingote très « vieille France » avec sa lavallière nouée autour du cou.

On avait l'impression qu'un dialogue muet mais néanmoins bavard s'installait entre lui, Henri devant l'autel et elle Sybil dans l'allée centrale ... "Je vais vers toi pour toujours" semblait elle lui dire tandis qu'Henri lui répondait "Viens je t'attends, je suis là" ....

Une fois de plus, nous étions tous là, Sylvain, Malcolm, Esteban, Sofiane, Fabrice, Richard, Valérie, Michel, Alice, Georges, Elise et Hom.

Installés du côté gauche de l'église, du côté des invités de la mariée, ce qui était ridicule parce que si historiquement nous avions connu Sybil avant Henri, il n'en était pas moins, très vite, devenu un de nos amis intime, nous étions tous transi d’émotion. Je crois même que je pleurais à chaude larme. Plus même peut être que la grand mère de Sybil installée un rang devant moi.

Je me souviens des années auparavant, lorsque Sybil, nous l'avait présenté au cours d'un mois de juillet d'un été caniculaire, semblable à celui de leur mariage, le passage rituel des amis avait du être pour lui à la fois aisé et complexe. Et ce d'autant plus que nous n’étions pas à l'époque, un groupe ouvert ...

Henri avait gagngé ses gallons au sein de la famille recomposée que nous étions alors, assez simplement.

Un poil de gentillesse, un soupçon d'empathie et de sensibilité, un nuage d'humour avaient suffi à faire de lui un de nos compagnons immuables, au point même que nous ne nous souvenions plus de l'avant ... quand il n'existait pas encore dans la vie de Sybil.

Tous ces souvenirs enfuis, me laissent aujourd’hui un goût sucré, de friandise heureuse, de bonheur et d’insouciance….

J’ai peine à croire que tant d’années ont passé depuis ce temps là …

Et pourtant … (to be continued)