mardi, 05 mai 2009

J'ai peur ...

J’exsude l’angoisse.

 

Je pue la peur.

 

Une angoisse qui ne dit pas son nom, qui n’a pas de visage, qui ne vient de nulle part.

 

Et comme d’habitude, le 1er de mes reflexes est de la contrôler, de l’enfouir, profondément cette angoisse alors que je ne veux qu’une chose dans le fond, la dire, la verbaliser.

 

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jeudi, 30 avril 2009

Ils ont, nous avons, vous avez ... besoin de vous !

 

Quand un matin, je suis passé sur le blog d'Amélie et que j'ai lu son post sur son soutien à Solidarité Sida mon sang n'a fait qu'un tour et je suis allé faire un tour sur le blog de l'assocaition : ICI

Et du coup j'ai eu envie de leur filer un coup de main modeste certes, mais un coup de main. Alors voila j'ai repris les mots d'Amélie et je vous les transmets...

Parce que 26 ans plus tard, contrairement aux idées reçues il n’y a aucun vaccin contre le Sida !


Parce que 26 ans plus tard, les messages à diffuser restent inchangés!


Parce qu’il touche tout le monde sans discrimination si ce n’est dans l’accessibilité aux soins !


Parce qu’aujourd’hui un jeune sur 3 ne se protèg toujours pas !

Parce que le sida a rendu 15 millions d’enfants orphelins (dont 80% en Afrique)

Parce que pendant que les opinions publiques relâchent leur vigilance et que les laboratoires préservent leur intérêt… le virus poursuit son œuvre !

Pour toutes ces raison absolument incontournables Solidarité Sida est à la recherche de bénévole.

Il faut venir grossir les rangs et accepter de donner un peu de son temps !

Pour proposer votre candidature c'est sur le blog  ICI ou à ce numéro : 01 53 10 22 22 et on dit “je veux être bénévole”  ou encore par mail : devenirbenevole@solidarite-sida.org

vendredi, 24 avril 2009

Pop up and Vitaminwater à Paris

popup.jpgHier soir avec mon amie Fanny nous étions invités au Popupbar, grâce à Luc de l’agence ELAN. Je sens bien qu’à ce stade précis le lecteur curieux se pose une violente question : C’est quoi t’est ce que le Popupbar ?

 

Il s’agit d’un lieu éphémère et secret, installé dans le centre de Paris, qui organise tout au long du mois d’avril des soirées a thèmes sur invitation (rapport à ce que c’est un lieu secret) à l’occasion de la sortie en France de la gamme d’eau Vitaminwater. Résultats des courses : une idée géniale, un concept original, un lieu amusant, des produits très sympas, un style très undergound, des cocktails excellents ….

 

Mais une organisation pas forcément au top.

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mercredi, 08 avril 2009

Suis je trop vieux pour la Nouvelle Star ?

Comme tout le monde j’imagine (enfin disons beaucoup de gens), hier soir j’ai regardé le 1er prime de la Nouvelle Star. Et je me suis ennuyé comme un rat mort.

 

Il n’y a pas si longtemps encore, j’attendais avec impatience le retour de ce programme, je vibrais avec les candidats, pleurais avec eux quand ils étaient éliminés, pestais contre le jury, me moquais des prestations pas à la hauteur, votais comme un forcené, menais des campagnes d’appel aux votes pour mes petits préférés, prenais des paris sur l’orientation sexuelle de tel ou telle des participants, …

 

Et là rien. Un ennui mortel. Un jury chiant.Des candidats ternes et san surprises.

 

En fin de compte peut être suis-je trop vieux pour ce programme ?

Waouuuu ca c’est du coup de vieux, de la prise de conscience, un vieux coup de bambou sur la tronche.

 

Ceci dit au milieu de cet océan d’ennui, de déjà vu, de médiocrité jai tout de même trouvé une pépite …. Camélia Jordana …

 

camelia_jordana.jpg

Alors que j’en étais à caresser non sans déplaisir, l’idée d’aller me glisser sous la couette en plantant là, candidats et jury, la petite camélia Jordana a commencé à chanter. Et là : émerveillement absolu, scotchage total.

 

Cette gamine est pétrie de talent. Elle m’a fait frissonner en chantant « Quelqu’un m’a dit » de Carla Bruni avec une maturité et une force impressionnante.

 

Donc, ça y est c’est décidé Camélia Jordana sera donc ma candidate favorite cette année. Bien qu’elle ait un côté « Uggly Betty » très prononcé, en apparence, je suis sûr qu’on peut en faire quelque chose de cette petite.

 

Ceci dit j’aurais bien cette année encore, laissé mes hormones guider mon choix. Mais de ce point de vue là, aucun des candidats mâles ne retient vraiment mon attention. Là aussi probablement l’effet de l’âge sur l’emballement de mes hormones …

 

 

Ouhouhouhouh je voudrais mourir ….

Chui vieux !

Je deteste l'âge adulte. 

samedi, 10 janvier 2009

La cité des connasses ...

 

Pour lire l'épisode 1 c'est ICI

L’intimité et la pudeur sont des notions infiniment subtiles et délicates qui ne recouvrent pas toujours le même sens pour tout le monde.

Contingentes et relatives, elles sont excessivement variables d’un individu à un autre.

Pour ce qui me concerne, si je n’ai pas la forme de pudeur la plus communément répandue, consistant à ne pas se raconter, à ne pas s’épancher en public (NDLR : et pour cause cher lecteur, comme tu le sais, j’expose ici régulièrement mes petits ennuis et mes petites joies) je fais preuve d’une autre forme de pudeur, peut être plus ténue, plus subtile, plus discrète, moins évidente.

De même que l’intimité ne revêt pas la même forme en fonction des caractères, des histoires et des personnalités de chacun, voir des moments de la vie ….

A titre personnel, je considère que le fait de dormir aux côtés de quelqu’un est le comble de l’intimité.

Je peux m’envoyer en l’air dans toutes les positions avec un mec sans que cela soit pour moi d’une intimité forte, en revanche lorsque je dors avec un garçon, je le fais entrer dans mon intimité.

J’accepte qu’il me voit dans l’abandon le plus simple, dans la plus évidente situation de vulnérabilité, dans la posture la moins contrôlée et sécurisée qui soient …

Ce long préambule pour avouer que je ne dors pratiquement jamais avec personne.
Clairement parce que la plupart du temps, personne ne me donne réellement envie de partager cette douce intimité, personne ne me donne envie de dévoiler cette part quasi encore vierge de mon intime personnalité …

Or, un vendredi soir, alors qu’épuisés par plusieurs semaines de sorties intensives, mes amis et moi venions de décider, chose rare, de ne pas trainer pour rejoindre nos pénates après diner, je reçois des nouvelles par texto d’un garçon.

J’étais entré en rapport avec lui via la « cité des connasses » (NDLR 2 : chat de rencontres gays) en des termes que je ne saurais rapporter ici tant ils étaient « hot and spicy », directs et précis …

Du reste à bien y repenser, le rouge de la honte me monte au front. Anyway, il faut bien parfois, que le corps exulte …

Une chose en entrainant une autre, le garçon arrive chez moi, plutôt nettement mieux en vrai qu’en photo.

Et comme la réciproque semble également vraie, nous entamons une forme de marathon sexuel tout ce qu’il ya de plus agréable et complice.

Nous nous livrons donc joyeusement et sans complexe aucun, durant un long moment et jusqu’à épuisement total, à cette délicieuse activité qu’est le sexe, quand il s’inscrit dans une perspective de partage d’échange et de respect.

L’état suivant la satisfaction des corps est en règle générale un état se situant entre l’alanguissement et l’endormissement ….

Il en fut ainsi entre le garçon et moi-même après la satisfaction de nos sens …

Cet état peut parfois être propice à d’autres types d’échanges tout aussi agréables si ce n’est plus que les précédents…

Caresses, massages, câlins, papotages en tous genres, prennent alors quelques fois le relais …

La situation était réellement trés étrange à mes yeux, pleines de réminiscence de ma 1ere fois avec Big-A, des années auparavant …. Même mode de rencontre, même entente des corps, même alchimie, même état, même envie post coït de se rapprocher tendrement l’un de l’autre, tout me ramenait en arrière …Jusqu’à la position qui était la mienne dans le lit : en tailleur, un oreiller posé sur les jambes …Tout !

Comme il était encore tôt et que quelques indices discrets (NDLR 3 : je fais un dessin où tout le monde a saisi ?) me laissaient à penser que nous n’en avions pas tout à fait terminé de nos ébats, je proposais à mon invité (car quoi qu’il en soit la maison est toujours soucieuse de l’accueil réservé à ses hôtes de marque) de partager la bouteille de champagne qui se trouvait par bonheur au frais dans le réfrigérateur …(NDLR 4 : Comme chacun le sait à présent, le dit réfrigérateur ne contient que peu d’autres choses que du champagne)

Et ainsi fut fait.
Ajoutée à l’ivresse des sens, l’ivresse de l’esprit fut propice à un rapprochement supplémentaire qui cette fois fut de nature très différente du premier … plus sensuel, plus tendre, plus humain, moins bestialement sexuel…

Au point que dans un élan de fougue et d’emballement qui m’est assez propre dans l’ivresse naissante, je proposais au garçon de partager mon sommeil ….

(to be continued …)

mercredi, 07 janvier 2009

Le fruit défendu ...

L’avantage qu’ont les quarantenaires urbains, socialement bien intégrés, en psychanalyse depuis quelques années sur les vingtenaires éffrontés et sur les trentenaires timorés, c’est qu’en principe :

 

  • ils ont enfin appris à bien se connaître,
  • ils ont bien identifié leurs propres limites,
  • ils ont également repéré leurs propres schémas de fonctionnement pervers,
  • ils savent reconnaître les personnalités toxiques,
  • ils savent surtout se retenir de foncer dans les murs.

Eh bien moi :

  • bien que quarantenaire pratiquement avéré,
  • bien qu’en psychanalyse plus ou moins récurrente depuis de nombreuses années,
  • bien que doté d’une foultitude d’amis et de relations tous plus pertinents, charmants et divins les uns que les autres,  
  • bien que Parisien convaincu et convaincant…..

Eh bien qu'étant tout cela, moi, je foire, je rature, je biffe, je trébuche, je gribouille, j’approximatise, je tombe, je me ramasse, je me cogne, je me griffe, je me blesse, je me vautre ...

 

Moi, je ne sais pas.

Non.

Vraiment et définitivement pas.

 

Dans bien des matières  nécessaires au concours permanent qu’est l’existence, je suis imparfait.

 

Et s’il en est une en particulier, parmi celles-ci que j’ai sans cesse ratée et pour laquelle je montre bien peu de dispositions naturelles c’est bien la matière amoureuse.

 

A tel point que depuis quelques mois, après de mémorables et retentissants échecs, et au prix de nombreux efforts, je m’étais résolu en bon quarantenaire prétendument lucide et accro à son rendez-vous bihebdomadaire chez le Docteur « Toc-Toc », à ne plus avoir envie d’aller sur le champ de l’affect, de la relation amoureuse, à me dire que la vie pouvait aussi être belle autrement, sans ça…

 

Et j’étais bien.

Calme.

Serein.

Posé.

 

En phase avec ce que j’étais en mesure d’obtenir, sans espoir disproportionné, sans attentes démesurées, sans peine violente, sans peur sclérosante…

 

Prenant de la vie ce qu’elle était en mesure de m’offrir, n’en attendant ni plus, ni mieux. Convaincu que je coulerais ainsi des jours plus ou moins heureux certes mais surtout calmes jusqu’à la fin…

 

Alors oui, c’est sûr, je le confesse, le manque s’est parfois fait cruel, l’absence s’est quelque fois faite douleur, et la solitude s’est parfois aussi muée en souffrance …

 

Mais j’étais bien, certain, que je ne retomberais plus dans mes errances passées, mes contradictions manifestes, mes incapacités notoires, que ca ne m’arriverait plus, que j’en avais décidé ainsi et que c’était bien, mieux, plus sérieux, plus adulte, plus mur…

 

J’ai toujours été convaincu, que le talent pour « l’amour entre êtres humains », que le « savoir faire » et le « savoir être » nécessaire à la réussite d’une histoire ne sont pas des choses équitablement partagées entre tous.

 

J’ai toujours été certain qu’en cette si particulière matière certains ont tout et d’autres rien.

 

De même que nous ne sommes pas tous doués pour telle ou telle chose, de même que parmi nous, certains sont grands et d’autres petits, certains bruns et d’autres blonds, certains doués pour la cuisine et d’autres pour la littérature, certains pour l’amitié d’autres pour le sexe, de même que la beauté et le charme ne sont pas non plus harmonieusement distribués …

 

J’ai toujours eu la conviction qu’il faut savoir passer la main, savoir s’arrêter à temps.

 

Et j’ai su, enfin j’ai cru savoir …

 

Jusqu’à ce qu’un vendredi soir comme tant d’autres, rentrant chez moi un peu plus tôt que prévu d’un dîner entre amis dans un restaurant branché du centre de Paris, je ne reçoive un sms d’un garçon avec lequel j’étais en contact à des fins purement sexuelles, me proposant de consommer sur le champ et goulument de préférence, ce fruit « dit défendu » que nous convoitions de concert depuis quelques jours  et dont nous avions abondamment évoqué ensemble et de toutes les façons possibles, la réalisation ….

 

(to be continued ...)  

lundi, 10 novembre 2008

Confessions un jour de pluie

Je n'aime pas les jours fériés d'automne ou d'hiver.

Ces jours où l'on reste chez soi parce qu’il fait froid dehors ou qu'il pleut.

Je j'aime pas les jours fériés d'automne ou d'hiver.

Ces jours que l'on est censé passer dans la chaleur d'une famille aimante.

Je n'aime pas les jours fériés d'automne ou d'hiver.

Il y a quelque jours j'ai reçu un mail Intitulé "Décès de P. C-P".

Une amie de longue date, du temps de l'adolescence, limite de l'enfance, mais un peu (beaucoup) perdue de vue ces vingt dernières années, m'informait très sobrement de la mort de son beau-père qui lui avait tenu lieu de père vingt années durant. A priori, je ne connaissais que peu ce Monsieur et puis c'était il y a tellement d'années. Mais cette nouvelle m'a atteint bien plus intensément que je n'aurais imaginé.

Dans un premier temps, j'ai pensé à mon amie, à sa maman que j'ai pour le coup bien connue, toutes les deux en mal de famille d'ancrage affectif et social, et je me suis dit qu'elle allait devoir affronter quelques orages. De ceux dont on en sort changés, marqués à vie. Et j’ai eu de la peine pour elles.

Et progressivement, la nouvelle a coloré tous mes sentiments d'une teinte un peu sombre. J'ai repensé à toutes ces années passées, qui ne reviendront plus, à ces moments perdus, à ces heures effacées ....

Evidemment j'ai pensé à mon père aussi.

Et mon cœur s'est serré.

Etonnamment, c'est à ce moment là, que j'ai réalisé que cette chienne de vie avait fait tomber cette nouvelle juste le jour anniversaire de la date ou mon père est tombé malade il ya deux ans. Juste deux ans après que l'avion sanitaire l'ait rapatrié. Juste deux ans après que ma vie ait basculé ...

Chienne de vie tout de même.

Il ya peu de temps j'ai fait du ménage dans ma vie, dans mon appartement, dans ma tête. J'ai repeint, les murs, changé les meubles, ripoliné ma vie, jeté, trié, enlevé des couches de moi pour tenter de faire jaillir le moi qui est au fond.

Ca parait idiot comme ça, mais ca été une forme d'épreuve pour moi.

L'une des dernières fois où mon père était venu chez moi, c'était pour m'aider à réaliser quelques menus travaux d'intérieur (dont je me pensais incapable seul). Pour plus de facilité, ce jour là mon père avait laissé ses outils chez moi. Je n'y ai jamais touché depuis ce jour là.

Deux ans durant ou plus même, ils sont restés là, prenant la poussière, sous mon bureau. Mais il m'était absolument et définitivement impossible d'y mettre mon nez. C'était pour moi, comme si je devais défier la mort en face à face, en un duel sanglant. Je ne pouvais pas. Je n'ai pas pu pendant de longs mois. Et puis un jour, récemment, puisque je m'étais décidé à élaguer les branches mortes de mon existence, un matin, j'ai sorti la boite à outils. Prenant mon courage à deux mains, j'ai ouvert la boite apeuré, terrorisé, angoissé, comme si un diable allait en sortir.

J'ai sorti un à un tous les outils, je les ai étalés sur le parquet de mon salon, je me suis accroupi au milieu d'eux, je les ai nettoyés un à un précautionneusement. C'était assez charnel comme contact. Surprenant. Chavirant. J'ai versé quelques larmes ce faisant.

Puis je les ai tous emballés. Je me suis ensuite rendu chez le gardien de l'immeuble de ma mère et je lui ai donné l'ensemble des outils de papa, excepté un ou deux que j’ai conservé comme des reliques, en me disant qu'ainsi ils auraient sans doute une utilité un rôle et que c'était bien ainsi, mieux pour moi, pour lui.

C'a été un moment assez étarnge comme une forme de cérémonie d'adieu, bouleversant, violent, intense, définitif.

Depuis je suis dans une sorte d'entre deux bizzare où je me sens allegé mais en même temps fragilisé, comme un enfant qui apprendrait à se lever, où pire encore comme un grand accidenté de la vie qui apprendrait à marcher à nouveau. Voila ça c'est fait.

Next ! Etape suivante ...

 

mardi, 28 octobre 2008

Vice, versa et son contraire

Je suis affectif.

Irrémédiablement, déraisonnablement et violement affectif.

Au point que parfois mon cerveau envahi par mon affect, ne m’est absolument d’aucune aide.

Un ami me parlait récemment en s’en étonnant, du décalage entre l’immaturité affective dont je peux faire preuve et la perception intellectuelle des choses plutôt analytique et distanciée que je peux également avoir parfois. C’est assez juste.

En effet, deux êtres cohabitent en moi, comme deux faces d’une même médaille.

En schématisant (de façon pour le moins valorisante pour moi, je n’en disconviens pas) on pourrait dire qu’un "MOI de passion" habite à côté d’un "MOI de raison" à l’intérieur de ma modeste carcasse.

La plupart du temps, la première de mes réactions c’est l’émotion.

Ensuite seulement, lorsque mon cœur a cessé de battre trop fort, que le sang a cessé d’affluer à mon cerveau, que la pression retombe un peu, et seulement à ce moment là, mon cerveau se met en route.

Une forme de grand écart permanent en fait, entre ce que je suis en mesure d’analyser, de comprendre et parfois de prévoir dans l’intimité des parois de mon cerveau et ce que spontanément je ressens en situation, ce que je suis capable de vivre.

Une lecture moins valorisante d’un tel fonctionnement amènerait sans doute à dire, que je me cède tout et ne fait aucun effort pour museler mes émotions.

Qu’on ne se méprenne pas, je ne mésestime nullement, et loin s’en faut, diront ceux qui me connaissent, mes capacités de réflexion ou d’analyse. Car après tout, si l’on oppose souvent l’émotion à la raison, cela ne veut en aucun cas dire que c’est l’une à la place ou au détriment de l’autre.

Il s’agit d’une pente plutôt que d’une autre, d’un penchant plutôt que d’un autre, d’une inclinaison plutôt que d’une autre.

Ma structure est émotionnelle, émotive, affective. Parfois équilibrée par ma raison. Mais pas toujours.

Bien souvent je sais ce que je devrais faire, dire ou parfois penser, mais mon cœur, mes sentiments m’en empêchent.

Parce que c’est trop douloureux, parce que je ne peux pas faire autrement tout simplement, parce que…

Je fais donc en permanence le grand écart entre ce que je ressens et ce que je pense. C’est épuisant, mais je m’y suis habitué.

Lorsque j’étais jeune, enfin disons plus jeune, ne maitrisant pas bien mon propre mode de fonctionnement, je réagissais toujours à chaud, tripes ouvertes et cœur en bandoulière.

En vieillissant, j’ai un peu appris sur moi. En fait je n’ai appris qu’une chose : lorsque je suis envahi par une émotion, peu importe sa nature, le mieux est encore pour moi d’attendre un peu que le flux diminue, que le torrent s’écoule, pour réagir à bon escient ou à minima le moins mal possible.

Le problème c’est que je suis nul en émotion. Je ne sais pas les gérer.

Je suis débordé, handicapé, entravé, immobilisé par elle.

J’ai peur de la souffrance, j’ai peur d’avoir mal, j’ai peur d’avoir honte, j’ai peur de dire, j'ai peur de ne pas savoir, ... j'ai peur quoi.

Pour un affectif « pur sucre », vous avouerez que c’est la loose tout de même.

Lorsqu’un type me plait par exemple, je suis absolument incapable de le lui dire, ou de le lui exprimer de façon claire.

Il faut toujours que je complique, que je brouille les pistes, que j’aille à l’échec.

L’autre jour, un garçon a fait jaillir une petite étincelle en moi et cela devait faire un an que ca ne m’était pas arrivé.

J'ai senti mon cœur battre quelques secondes, une émotion m'envahir, m'étreindre.

Quel délice, quelle félicité, quelle volupté que de s'abandonner à cette douceur là.

Nous venions de passer un fort agréable moment de partage sensuel, d’intimité échangée et nous laissions aller à l’abandon et à la fatigue physique, tendrement enlacés de ceux qui viennent de livrer bataille et qui épuisés et alanguis se reposent.

Et brusquement j’ai senti que quelque chose se passait. Dans ma tête, dans la sienne ? Je n’en sais rien de façon certaine. Mais je suis sûr que cela s'est passé, comme un début d'incendie qui ensuite s'est répandu, brulant tout sur son passage.

J’ai eu le sentiment que la réalité d’un coup d’un seul, contrattaquait, regagnait du terrain sur les terres amoureuses que grâce à nos étreintes, nous avions conquises. J’ai vu un doute, une question passer de son esprit au mien ou inversement.

Et brusquement, j’ai paniqué. J’ai tout verrouillé de l’intérieur.

Il fallait que rien ne sorte, pas que ca se voit.

Alors la parole a pris le relais.

Plutôt que de le laisser venir à moi sans rien dire.

Plutôt que de le laisser libre d’exprimer ou non ce questionnement.

Plutôt que de le laisser donner vie ou non, à cette question, j’ai parlé, parlé, parlé à n’en plus finir.

Analysant son comportement, expliquant son attitude, décortiquant ses doutes, expliquant que s’il se posait la question de savoir « sil avait envie qu’on se revoit » c’était sans doute que l’envie n’était pas si forte. Alors même qu’il n’avait rien exprimé de façon limpide.

Pervers que je suis, j’ai même poussé le vice jusqu’à dire que si LUI se décidait à me retéléphoner, il serait le bienvenu, rejetant fort habilement la responsabilité sur lui…..

Ce faisant, je me suis mis une fois de plus, dans une posture de victime, dans l’attente …

Sortirais je donc jamais de ce schéma ? Je suis épuisé de cela.

Au fond et si je réfléchissais trop ?

 

lundi, 15 septembre 2008

Le sens, le sens et rien d 'autre ...

J'adore les horoscopes comme celui là.
D'autant qu'assez immodestement je le trouve bien vu et assez juste :
Nous avons tous une façon propre d'approcher les choses qui nous environnent, La Fée Daubette, le monde qui nous entoure, et qui nous vient de l'enfance.
Votre manière à vous consiste à réfléchir sur le sens de ce que vous avez sous les yeux.
C'est spontané. Vous sortez de chez vous et presque immédiatement, vous vous mettez à penser.
Essayez de retrouver cet instinct pur.

samedi, 13 septembre 2008

Il y a des jours comme ça ...


podcast
Let thse sunshine -Milk & Sugar - Original Mix

En ce moment il y a des choses qui me stressent,

En ce moment il y a des choses qui me gonflent,

En ce moment il y a des choses qui m'attristent,

En ce moment il y a des choses qui m'agacent,

En ce moment il y a des choses qui me peinent,

EN ce moment il ya des choses qui me déçoivent,

En ce moment il ya des choses qui me font peur,

En ce moment ....

Tant d'un point de vue personnel, que professionnel, logistique et matériel, ou familial,

Mais en ce moment, j'ai décidé d'avoir une atitude positive et de laisser entrer le soleil ....

 

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