mercredi, 20 décembre 2006

Une théorie pâtissiére

Un commentaire récent de ma copine Mlle E mettant en avant mon goût prononcé et incompris de la plupart des gens pour les branleurs, si possible vulgaires et cons, m’a amené à réfléchir à cette question et à ce penchant pour le moins étonnant aux yeux du monde. A cet effet, je me suis amusé à remonter le temps, sur quelques années pour tenter d’évaluer quand m’avait saisi cette lubie et tenter de me l’expliquer à moi-même.

J'avais une amie qui autrefois (nous nous sommes un peu perdus de vue mais Séverine si tu nous lis encore merci d’avoir éclairé mon existence d’un jour si lumineux), lorsque nous étions vraiment de jeunes adolescents, avait une théorie pâtissière pour le moins édifiante sur les hommes et la façon de les catégoriser.

La théorie du Moka au café et de l'Eclair au chocolat.

Ainsi si le moka au café constituait selon elle un dessert fin, délicat, raffiné dont on ne se lassait jamais, l’éclair au chocolat exprimait quant à lui l’envie irrépressible, le plaisir gourmand, le désir violent, le plaisir intense et enfin l’écœurement absolu. Le lecteur perspicace qui est le mien, aura bien entendu anticipé et deviné l’analogie usitée par son théorème pour classifier les hommes et n’aura pas manqué d’esquisser un léger sourire, non sans adhérer à la dite analyse, j’en suis certain.

Assez simplement donc, selon elle, les hommes se classaient naturellement en deux catégories : les Hommes-Moka, candidats parfaits au rôle de mari et gendre idéal  d’une part et les Hommes-Eclairs merveilleusement castés pour les emplois de sexbombs, loverboys, et autres amants fougueux …

J’ai toujours adhéré à cette théorie, qui pour amusante qu’elle puisse paraître, n’en pose pas moins quelques soucis. Enfin qui me pose quelques soucis. Au 1er rang desquels ma nette et assumée préférence pour les éclairs au chocolat. Le Moka au café m’écœure et m’ennuie (si j’osais je dirais me gave) très vite ….

En effet, plus ils sont vulgaires, un peu frustes, plus je les trouve attrayants. La bêtise est un indéniable plus. En ce qui me concerne, la connerie chez un garçon devient un vrai atout de séduction. Un autre de mes amies, plus connu sous le nom De Cardi Universalis, m'expliquait que j'avais vraiment une sexualité et des phantasmes de bourgeoises lubriques rêvant de se faire culbuter par un métallo en bleu de chauffe taché de gras à qui l'on murmurait d'une voix suave "prends-moi comme une ouvrière" .....

C’est pas comme ça que je vais me trouver un mari moi.

Allo Docteur c’est la Noiraude pourriez vous m’aider ?