mardi, 02 janvier 2007

Petites pensées éparses

Résolutions
Pour la 1ere fois de ma vie, en ce début d’année, je ne rédigerais pas de listes de ce que je souhaite faire en 2007, je ne prendrais pas de bonnes résolutions. Parce que de toute façon, je ne crois pas que j’ai jamais tenu une seule des résolutions prises. Si je prenais la peine de faire le bilan, ne serait ce que des dernières, je suis certain qu’aucune n’a été tenue … Du reste, je ne préfère pas les relire ça me file le bourdon.

Mais si le cœur vous en dit c'est ICI …

Amour
Samedi soir, j’ai croisé par hasard Big-A aux Marronniers alors que j’y dînais avec Sylvain et Gaufrette. Sa vue, ma glacé instantanément dés qu’il est entré. Comme nous ne pouvions décemment faire comme si nous étions de parfaits étrangers, il s’est approché de notre table, a salué tout le monde et m’a glissé dans l’oreille : « Je ne t’appelle toujours pas c’est ça ? ». J’ai levé la tête, je l’ai regardé et pendant quelques secondes, je n’ai su que répondre … puis finalement j’ai dit « Oui c’est ça, tu ne m’appelles toujours pas ! ». Je n’ai pas vraiment hésité mais je ne sais pourquoi je n’ai pas répondu immédiatement … Anyway, tout ce que je sais, c’est que c’était assez moche et plein de gène ce moment là et que cela ne m’a pas laissé totalement indifférent. Le lecteur s’en sera douté.

Une fois Big-A parti, avec Stéphane et Gaufrette on s’est pris une cuite phénoménale, gratuite, inutile, un 30 décembre 2006 veille de réveillon. C’est bien les choses gratuites et inutiles.

Lundi soir tard, j’ai reçu un texto de Big-A m’adressant tous ses vœux pour 2007. Je n’ai pas répondu… mais ça m’a touché, beaucoup touché … C’est con, je me foutrais des baffes. Ce n’est pas gagné moi je vous le dis.

Ah oui, il y a aussi ce garçon rencontré, il ya plus d’un mois, avant que tout ceci n’arrive et qui semble si intensément convaincu que nous avons des trucs à vivre lui et moi, qu’il me fait un peu peur … et même ma peur à moi, ne lui fait pas peur à lui …

En plus c’est drôle, une fois de plus, ça me saute aux yeux ! Paris is such a village, car ce garçon est le meilleur ami de l’ancien chef de Sylvain...

Réveillon
Cette année, pour la 1ere fois depuis prés de 10 ans, pas de diner de Noël chez Sylvain, pas de sapin gigantesque richement décoré, pas de montagnes de cadeaux à 1 euros, pas d’assiettes de le mer, pas de purées froides, pas de chapon farci, pas de dizaines de serpentins de bolduc et de boules de papier cadeaux froissés trainant partout. Pas non plus de retour à la maison, au petit matin, encombré de dizaine de cadeaux nuls et inutiles. Les traditions se perdent, les temps changent, les vies évoluent. Il parait que c’est normal mais, ça me fait peur …

Alors en guise de rattrapage Sylvain a organisé une petite party de nouvel an chez lui. C’est bien ça arrangeait tous le monde et nous étions tous contents. Mais malheureusement le cru 2006/2007 n’a pas été le meilleur des crus connus. Une cuite la veille nous avait Sylvain, Gaufrette, Malcolm et moi, un peu mis sur le flanc, Sofia étant enceinte, et tout le monde fatigué, etc …

Une mention spéciale pour Sylvain et Gaufrette qui ont tout organisé et aussi pour Mona Robinson l’écolière anglaise perverse …

Et en plus j’ai été malade comme un chien à partir d’une heure du matin, sans avoir beaucoup bu. La fatigue accumulée de puis un mois et un foie largement surmené en 48h ont eu raison de mes dernières forces… par voie de conséquence, j’ai passé le 1er janvier au lit à attendre tranquillement que ces nausées incessantes disparaissent. Comme me le disait mon amie Véra, positive as usual, « De toute façon chéri, en 2007 ça ne pourra définitivement pas être pire qu’en 2006 ! Alors enjoy ! »

Lecture
Depuis un mois que ma vie a basculé dans le monde de la maladie et de l’hôpital, je n’arrive plus à lire. Je me suis pourtant acheté quelques livres, mais tout me tombe des mains. Mon attention ne se fixe pas. C’est casse pieds tout de même, parce que compte tenu du temps que je passe dans les transports en commun, entre l’hôpital, le boulot, la maison, chez maman et le reste, je pourrais le mettre à profit pour lire … mais non, je ne n’y arrive pas.

Alors, j’ai réserve pour des jours meilleurs, « Ni toi Ni moi » de Camille Laurens qui m’est littéralement tombé des mains et « La chambre d’Albert Camus » de Ron l’infirmier que je conserve pour plus tard, parce que je voudrais vraiment bien l’aimer ce livre, alors autant le lire à un moment plus propice. Je mens un peu, parce que j’ai quand même lu au hasard dans ce recueil, une chronique bouleversante « Lucie, partie avant l’heure ».

Larmes
Je suis plein d’un flot de larmes, mais il ne veut (ne peut ?) s’écouler ce flot là. Il arrive quelque fois que quelques larmichettes jaillissent de mes yeux c’est vrai, mais jamais ces bons vieux sanglots salvateurs et sains, dont on ressort vidé et épuisé. Dés que je les sens pointer le bout de leur nez, je les enfouis bien profondément, je les enferme dans un coffre dont j’enterre la clef, je les fais taire, c’est plus fort que moi, je ne sais pas faire autrement. J’aimerais tant pourtant que tout cela sorte de moi. Mais je ne sais pas.

Même chez mon psy, je ne sors pas grand-chose. Parler, ça oui je sais faire, me plaindre aussi beaucoup … mais ouvrir les vannes, non ! J’ai un côté « vaillant petit soldat » tellement développé, livré avec tous les accessoires : sens du devoir, culpabilité, présence, mauvaise conscience, endurance, etc …
Je me fatigue. Je fatigue. Je suis fatigué.